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LE GOUBS DE L'OUTAOUAIS

Devant Mattawa, la rivière Outaouais a une largeur de quinze cents pieds et une profendeur considérable.

Immédiatement au-dessous dé Tembôuchure de la . Mattawan, se trouve un rapide offrant une pente légère de cinq pieds, que Ton appelle le rapide de Mattawan, puis TOutaouais continue sa course, dans un lit profond^ que. bordent de chaque côté des falaises hardies, d'un aspect imposant.

Dix-neuf milles plus bas que le rapide de Mattawan, on arrive à la tête d'une série de trois grands rapides qui couvrent un espace de trois milles. Ce sonif les rapides de la Vallée, du Tfou et des Deux- Rivières, dont remsemble forme une pente de trentedeux pieds.

A partir du rapide des Deux-Eivières s^étend une autre nappe d'eau profonde, de dix milles de lon-

gueur; elle conduit au Eocher-Capitaine, le plus grandiose des rapides de TOutaouais, et dont la chute ne mesure pas moins de quarante-cinq pieds.

Une fois ce rapide franchi, on se trouve de nouveau sur le large sein de l'Outaouais libre, et l'on a devant soi seize milles d'une navigation continue, jusqu'aux rapides des Deux-Joachims qui ont, sur une étendue de deux milles à peine, une chute de vingt-huit pieds.

Dès que l'on a atteint le pied des Joàchins, on entre dans la rivière Creuse, nom donné à une portion de la rivière Outaouais, immobile en apparence, large et profonde, qui présente ua cours uniforme de vingt-huit milles.

L'aspect général du terrain, sur la rive sud de cette magnifique pièce d'eau, est celle d'un plateau élevé et comparativement horizontal. Le sol y est la plupart du temps sec et sablonneux, la forêt presque entièrement composée de pins rouges et de bouleaux. La rive nord est montagneuse. D'énormes tochers, de formation syénitique, dressent leurs niasses formidables perpendiculairement à l'eau profonde.

La rivière Creuse finit au fort William, poste de la Compagnie de la baie d'dudson, où un groupe d'îles semées dans la rivière la partage en un eeitain noïnbre de chenaux et rend la navigation assez âiffi-

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cilç, Noua entrons ici dans une partie de TOutaauaiç, entre le fort William et Portage-du-Fort, à l'entrée du lac des Chats, qui est, sur une longueur de soixante milles, la section de beaucoup la plus embarrassée et la plus obstruée de toute la rivière.

 partir de Mattawa, TOutaouais a descendu âe cet trente-quatre pieda par les rapides qui se suivent sur son cours ; en sorte que, parvenue au fort William, il n'est plus qu'à une hauteur de trois cent cinquante et un pieds au-dessus du niveau de la mer.

Six milles en avant du fprt William, l'île dea AUh-s Boettes, longue de six milles et large de quatre, semble partager TOutaouais en d^ux rivières distinctes, ou deux branches dont' la principale passe au sud, p^r le chenal de Pembroke et le lac des Allumettes, et n'est guère qu'un chapelet de rapides.

Le chenal du nord, beaucoup plus étroit que le premier, quoique ayant rarement moins d'un quart de mille de largeur, débute par deux cascades, dont la longueur est de deux milles et la dtjscente de dixhuit pieds ; ensuite il coule régulièrement, sans obstacles, jusqu'au bout inférieur de l'Ile.

Au pied de l'île des Allumettes, les deux bras de la rivière se rejoignent et forment le lac Oouloçige,

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sur lequel nous avons encore onze milles de navigation libre.

Le lac Coulonge finit à la tête de l'île du Calumet, où rOutaouais se divise encore une fois en deux, le chenal principal suivant la rive sud et passant à travers le long et redoutable rapide du Kocher-Fendu.

Depuis le lac Coulonge jusqu'en bas du Portagedu-Fort, distance de vingt-sept milles, la rivière a une descente de cent deux pieds.

Sur la rive nord de l'île du Calumetj depuis son extrémité supérieure jusqu'à la chute du Grand- Calumet, dix-sept milles plus bas, l'Outaouais ne descend que de quatre pieds. Cette partie de la rivière, connue sous le nom de chenal du Calumet, ressemble à un grand canal naturel large d'environ six cents pieds et n'ayant jamais moins de sept pieds de profondeur.

C'est entre la chute du Grand- Calumet et Portagedu-Fort, intervalle d'une dizaine de milles seule" ment, que se fait la descente la plus, considérable de toute la rivière Outaouais, puisq'elle atteint quatrevingt-dix-huit pieds, ce qui donne une chute totale" de cent- vingt-trois pieds, pendant cinquante-quatre milles, entre la tête de l'île des Allumettes et l'endroit où nous sommes parvenus en ce moment.

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Portage-du-Fort s'élève au fond d'une" baie, à l'entrée du lac des Chats. Ce lac, qui offre dix-huit milles de navigation libre, se termine brusquement au rapide des Chats, le long duquel a été construit un canal de trois milles pour éviter le rapide, qui n'a pas moins de cinquante pieds de chute. A cet endroit la rivière Outaouais n'est plus qu'à cent soixanteseize pieds au-dessus du niveau de la mer. (1)

Le canal des Chats conduit au lac des Chênes, large et profonde nappe d'eau, longue de vingt-sept milles, aboutissant à la tête du rapide des Chaudières. Ce dernier rapide, sur les flancs duquel on a

(1) Jadis, sous le régime français, on donnait un «©in tout spécial aux explorations et à Texploitation miuéralogiques. Entre autres découvertes, on en avait fait une d'une mine de plomb au lac des Chats, d'après ce qu'en témoignent les documents de l'époque. L'intendant Hocquart avait chargé d'y aller faire des recherches l'arpenteur Boisclerc, lequel a donné son nom, comme on l'a vu précédemment, à un canton qui a été récemment délimité, sur la rive orientale dç l'Outaouais, en face de Mattawa.

Nous croyons intéressant pour le lecteur de reproduire ici le mémoire adressé à Boisclerc par l'intendant Hocquart, parce que c'est une pièce furieuse et qui était menacée de l'oubli, si on ne l'avait inopinément exhumée, il y a quelques mois à peine.

Mémoire pour M, de Boisclerc dans le voyuge qu'il doit faire jiisqv£8 au portage des Chats pour y faire la découverte d'une mine de plomb qui s'y trouve.

Il partira le 12 ou 15 du mois prochain avec un canot d'écorce . et le nombre d'hommes nécessaire pour le conduire jusqu'au lieu

byGoogté

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creusé un canal de quatre milles de longueur, précigite les eaux de rOutaouais, par une chute de soixantesept pieds, dans Tadmirable bassin où se mirent les édifices publics, le palais législatif, les parcs et les jardins de la capitale des provinces confédérées de l'Amérique britannique.

Depuis l'embouchure de la Mattawan jusqu'à lacapitale fédérale, le voyageur a parcouru une distance de cent quatre-vingt-quinze milles, marquée par de nombreux et pittoresques rapides, qui ont fait descendre l'Outaouais de quatre cent huit pieds et l'ont amené graduellement à une altitude de soixantedix-sept pieds à peine au-dessus du niveau de la mer.

de la mine. £t lorsqu'il sera rendu, il examinera le cours de la veine qui a esté déjà découverte et que l'on prétend estre sous l'eau» et à l'embouchure d'une petite rivière qui se décharge dans la grande rivière des OutaouSais.

Il est à présumer que cette veino n^est pas seule et qu'il s'en trouvera d'autres aux environs ; c'est ce qu'il convient de chercher et faire chercher avec soin, car l'on ne peut tirer aucun avantage d'une mine qui est dans l'eau. Pour faii-e cette recherche avec succès, M. de Boisclerc emportera avec liiy 4 barres à mine, quelques pioches et langues-de-bœuf ■ t antres outils nécessaires, cent livres de poudre pour faire jouer des mines, s'il est besoin, et emmènera avec luy deux bons canoyeurs, qu'il emploiera et qui feront partie de l'équipage de son cauot.

Le Sr GuiUet a quelques connaissances de la situation du lieu où est la mine ; il est à propos que le Sr Boisclerc s'entende avec luy, et ce tant pour le voyage qu'ils feront ensemble, que pour les autres mesures à prendre pour réussir dans la découverte en ques»

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Il ne nous reste maintenant qu'à examiner la partie de TOutaouais qui s'étend sur une longueur de cent milles entre Ottawa et Montréal, et qui n'est interrompue que par trois rapides, à Carillon, à Sainte- Anne et à Lachine.

Le rapide Carillon, qui commence à cinquante-six milles d'Ottawa, opère une descente de quarante-huit pieds en dix milles. Vingt milles* plus bas, on atteint le rapide de Sainte- Anne, lequel, sur un demi-mille de longueur, fait une chute de trois pieds ; et enfin, après une navigation de quinze milles sur le lac Saint

tion. Le Sr Gnillet doit partir ponr Témîscamingue dans le temps cyf devant marqué ; la mine se trouve sur la route.

Le St^Boisclerc dressera un procès verbal exact de tout ce qu'il fera sur les lie^ et de toutes les circonstances de ses découvertes» s'il en fait quelques-unes ; la situation de la mine, la longueur et la largeur de ses veines, la facilité ou la difficulté de l'extraction de la dite mine, son éloignement de la rivière, la qualité du terrain, s'il s'en trouve de propre pour la culture des terres» si on peut faire des chemins pratiquables, s'il se trouve des bois pour cliarpénte, ou propres à faire du charbon, s'il se trouve des prairies, en un mot, tout ce qui peut tendre à faire conuoistre l'avantage ou le désavantage pour l'exploitation.

Il 8'infbrmera aussy et marquera dans son procès verbal la

Louis, on entre dans le canal Lachine, long de huit milles et demi, qui aboutit au pied même de la grande métropole commeiciale du Canada, après avoir effectué une descente de quarante-cinq pieds.

Il faut se rappeler qu*à quelques milles au-dessous de Sainte-Anne, dans le lac Saint-Louis, les eau^c de FOutaouais rencontrent celles du Saint-Laureïit, sans toutefois se mêler avec elles. C'est au point que, par un beau jour d'été, lorsque la surface du lac est parfaitement calme, on peut voir nettement établie la ligne de démarcation entre les eaux sombres dé TOutaouais et celles relativement pâles que les vastes lacs de l'Ouest versent dans le sein du grand fleuve.

Au-dessus du rapide de Sainte- Anne, l'Outaouais s'est divisé ; un de ses bras longe le côté sud de l'île de Montréal jusqu'à sa rencontre avec le Saint-Lau-

longueur des portages et leur nombre et leurs difficultés, depuis le lieu de la mine jusques à Moati-éal.

Il demandera à M. Michel les vivres et usteusUes.et équipages nécessaires pour ce voyage ; le Sr Foublanche peutluy estre aussy. utile ; il a connoissance de cette mine, et d'une autre dans le' même voisinage, qui peut estre du cuivre. Il emmènera ce p«rticulier avecluy.

Il tâchera de faire des épreuves sur le lieu de la mine de plomb et en fera fondre, examinera les déchets, à TefiFet de quoy il se pouriEoira d'une balance et de poids suffisants.

Il nous apportera aussy 40 ou 50 liv. de mine au moins, et même si

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rent, et Tautre a formé, du côté nord, la rivière des Prairies, qui passe au Sault-au-Eécollet et vient se perdre enfin dans le Saint-Laurent, à l'extrémité inférieure de l'île.

Le lecteur a dû être frappé, en suivant le cours de l'Outaouais, d'un trait caractéristique, particulier à cette rivière et à son aflluent la Mattawan ; c'est la concentration, en quelque sorte, de sa descente dans des rapides courts et abruptes ou des chutes presque perpendiculaires, qui interviennent à des intervalles de quinze à cinquante mille, et forment chaque fois des pouvoirs hydrauliques d'une capacité presque illimitée, dont Tindustie pourrait tirer avantage le plus aisément du monde. Pour ne citer que la chute des

eîje estoit abondante, il peut en apporter une bien plus grande quantité, qu'il remettra aux ordres de M* Michel pour me renvoyer à Québec.

Ce sont deux sauvages nepissingnes qui ont donné les premières connaissances de cette découverte ; il seroit bon^que M. de Boiscléro les eust avec luy pour travailler plus seurement.

L'importance de cette découverte se foit assez sentir, et bous sommes persuadez que le Sr Boisclerc ne négligera rien pour l'exécution de la présente instruction ; nous le luy recommandons. Fait à Montréal le vingt-deux juillet 17S4.

HOCQUAKT

Chaudières, à Ottawa, le pouvoir hydraulique utilisable y dépasse tous les calculs possibles. Le volume tout entier de rénorme rivière s'y précipite du haut d'un barrage naturel de quarante pieds, en même temps que le bassin qui s'épanche au bas de la cataracte reçoit les eaux de deux grands affluents: au sud la rivière Eideau, qui tombe d'une hauteur de cinquante-quatre pieds, et, au nord, la Gatineau qui, dès son embouchure, n'est que rapides et que cascades.

Faisons remarquer, en passant, que si l'Outaouais et la rivière des Français, tributaire du lac Huron, étaient rendues navigables sur tout leur parcours, la capitale de l'Amérique britannique se trouverait à cent milles plus près de Chicago que ne l'est la ville américaine de jBuffalo elle-même, située sur le lac Erié.

Quelque éloignée et inaccessible qu'ait pu paraître avant la construction du Pacifique canadien, la région de la Mattawan, du lac Nipissingue et de la rivière des Français, elle est en réalité bien plus accessible aujourd'hui que ne l'était la région sauvage s'étendant entre Ottawa et Kingston, quand, il y a soixante ans, le colonel By entreprit de l'ouvrir de part en part au moyen du canal Eideau ; et, toute proportion gardée, la canalisation de l'Outaouais et de la rivière des Français est peu de chose aujourd'hui, en regard

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de la grandeur de l'entreprise conçue et si vaillamment exécutée par cet hdmme remarquable.

La contrée qui borde la Mattawan, le lac Nipissingue et la rivière des Français présente à peu près uniformément le même caractère que le pays riverain de rOutaouais supérieur. Les bords, aussi loin que le regard peut atteindre, semblent stériles et impropres à toute culture ; mais, dans l'intérieur, il y a de vastes espaces de terre arable. Tout le pays est admirablement arrosé et d'une rare salubrité. Les fièvres intermittentes, cette plaie des établissements nouveaux dans la fertile région alluviale qui descend vers les grands lacs, y sont entièrement inconnues. Le climat n'y est pas sensiblement différent de celui de la vallée du Saint-Laurent, et l'on y a vu la saison de navigation durer sept mois entiers, comme en 1848, année où la navigation sur l'Outaouais s'ouvrit le 18 avril, et en 1854, année où les bateaux à vapeur ne cessèrent leurs voyages que le 1er décembre.

En termes généraux, on peut dire que la navigation sur l'Outaouais dure depuis le 27 avril jusqu'au 27 novembre.

La glace, sur la rivière des Français, n'est jamais bien forte. Cette rivière est ordinairement libre avant le 1er mai, et prend rarement avant le 10 ou le 15 décembre. Le lac Nipissingue est toujours libre

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durant le mois de novembre, et la glace n'y est assez forte pour porter des voitures ou des fardeaux qme vers la fin de décembre ; mais ensuite elle se maintient ferme jusqu'au commencement de mai. Cette dernière date est celle qui correspond à l'ouverture de la navigation dans la rivière Mattawan.

Sans doute la vallée de l'Outaouais n'est pas l'égale, en valeur et en importance, de celle du Saint» Laurent, avec son fertile sol d'alluvion et ses vastes étendues propres à la culture de toutes les céréales ; mais celui qui a foi dans l'avenir de son pays ne peut manquer d'y découvrir les splendides destinées qui attendent la vallée arrosée par la bellt^ rivière du Nord. Cette vallée, en effet, par sa position géographique, sa forme et son étendue, donne à la province de Québec l'équilibre qui lui faisait défaut. Sans le nord en effet, et surtout sans la V^alléB de l'Outaouais qui complète sa charpente, qui est une partie essentielle de sa membrure, la province né serait qu'une longue lisière étroite, que ne protège aucune barrière naturelle, sur les bords du Saint- Laurent. Mais, grâce au nord illimité, sur lequel nous nous appuyons jusqu'aux confins de la terre habitable, nous pouvons dire que nous sommes les véritables ** hommes du Nord " de l'Amérique, les " Northmen," ou comme on disait au moyen âge, les " northmans," pour désigner cette race hardie et aveur

tureuse de Scandinaves, dont les^bârques se promenaient victorieuses sur presque toutes les mers de l'Europe.

Tout homme qui étudie les lois qui gouvernent le mouvement des populations ,et du commerce de rOuest-Amérique, ne tarde pas à voir grandir et ae développer sans cesse devant lui un admirable spectacle, celui que devra offrir, dans un avenir prochain, la route fluviale pénétrant au cœur même du Dominion; et faite pour raccourcir de plusieurs centaines de milles la distance entre l'Atlantique et le vaste Nord-Ouest.

Avec le commerce de tout un continent débordant par le cours de nos deux grandes rivières, qui peut douter un instant que les villes de Montréal et de Québec ne deviennent bientôt deux des plus grands entrepôts des produits de ces Etats géants, et de ces provinces du Nord-Ouest qui débutent à peine dans la carrière et que Ton compte déjà parmi les greniers du monde ?

CflAPITKE IX

l LES PHOSPHATES DE LOÏÏTAOVAIS

Les rivières Gatineau et da Lièvre traversent un pays où abondent les minéraux, tels que le phosphate, le fer, la plombagine, le mica, voir même l'or et l'argent. Le fer est de qualité supérieure, et vaut à peu près celui de Suède; quant au phosphaté, 11 offre à l'agriculture une ressource incomparable.

La colonisation, qui semblait devoir être Tine ôôiivife lente, et l'industrie, encore bornée à la sphèfè dès petites entreprises locales, ont reçu une impulsion inattendue de l'exploitation des gisements de ce dernier minéral, dont on connaissait à peine l'existence il y a une quinzaine d'années. Il ne faut pas, en effet, remonter plus haut que 1873 pour assister aux premiers mouvements de la spéculation, sur les mines de phosphate. La présence de cette substance dans la vallée de l'Outaouais avait .cependant été signalée

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