‹ L'outrage drame en cinq actesChapitre 21 sur 96 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Latrade, mon mari, je vous avoue que je n'aurais jamais pu me décider, même pour le mariage de ma fille, à...

ARMÀNDE.

Le sentiment qui nous prive d’un plaisir est trop respectable pour que la plus mondaine d'entre nous puisse vous en vouloir.

MADAME DE L1VRÏ, venant au milita.

C'est vrai cela. Mais cependant, ma chère madame Latrade, tous les deuils ont un terme.

MADAME LATRADE.

Cela dépend des êtres que l’on a perdus... demandez plutôt à ma pauvre petite Hélène, dont le cœur bat pourtant de joie en ce moment sous sa robe de mariée, demandez-lui si elle n’a pas pleuré en quittant sa robe noire. Je vous jure que bien longtemps encore il y aura des larmes dans son sourire.

ARMAKDE, qai h’ot levée.

Messieurs de Brives n’ont donc pas pu assister au mariage de votre chère enfant ?

Hélas ! non. La femme de monsieur Raoul, la sœur de monsieur d’Albert, est devenue mère depuis peu de temps, et n’est pas encore assez remise pour pouvoir voyager...

Le docteur Lemarchand parait au fond.

LE DOCTEUR

Bonsoir, ma chère madame Latrade. 9

■» MADAME LATRADE.

Bonsoir, docteur.

, LE DOCTEUR

Eh bien ! a-t-on des nouvelles de monsieur de Brives, le père ?...

U prend un eiége et s'assied près de madame La' rade.

MA DAME LATRADE.

Il a été souffrant, il va mieux, mais sa famille n’a pas voulule quitter... Vous avez vu ma fille, cher docteur?...

LE DOCTEUR

Certainement, je l’ai vue; je viens de lui serrer la main, elle va bien, très-bien... et cependant, vous le dirai-je, ma chère

L’OUTRAGE

tnadame Latrade? sa mélancolie m’inquiète encore, je voudrais que l'on lâchât de dissiper les derniers nuages qui obscurcissent encore ce beau front.

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