DE BRIVES, RAOUL, RAIMOND
Pendant ce qui a précédé, Itaoul a laissé voir une certaine agitation, regardant ii plusieurs reprises par la fenêtre du salon; Raymond, au contraire, a paru plongé dans une profonde rêverie, de laquelle il ne sort qu'à la voix de monsieur de Brives.
DE BRIVES, avre une sorte de gaieté.
Voyons? messieurs mes fils, tandis que nous sommes un instant seuls, me direz-vous à quelle cause surnaturelle se rattachait votre refus de m’accompagner dans celte maison? me d rez-vous aussi pourquoi, depuis que nous en avons franchi le seuil, vous êtes,yous, Raoul, aussi agité, et vous, Raimond, aussi rêveur?
RAIMOND
Mon père, chacun de nous est ici, je crois, ce qu’il est un peu partout.
DE BRIVES, d’un ton paternel.
Non, non, oh! l’on ne trompe pas un juge d’instruction, voyons? auriez-vous quelque raison d’en vouloir à monsieur Latrade ?
RAIMOND
Oh! nullement, mon père!
Et toi, Raoul ?
BAOUL.
Oh ! par exemple!
Eh bien, alors, d’où venait donc, je le répète, votre répugnance à m’acompagner jusqu’ici ?
RAIMOND, souriant.
Mon Dieu! mon père, c’est que Raoul et moi nous avions prévu qu’une fois ici, il nous faudrait, sans doute, nous confesser d’une faute...
DE B RIVES , sévèrement.
D’une faute?