‹ L'outrage drame en cinq actesChapitre 9 sur 96 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LATRADE, MADAME LATRADE.

MAO AME LATRADE.

Eh bien, Pierre?

LATRADE, lui montrant le papier qu il tient à la main.

Tout est fini.

Mon ami !

LATRADE, laissant tomber sa tète sur l’épaulc de sa femme.

Je ne m’en relèverai jamais!

MADAME LATRADE.

Qui sait? l’avenir est grand! nous travaillerons ensemble... Espérons encore.

LATRADE, se dégageant.

Espérer... quoi? (il est à la table, en regardant le papier qu’il tient à la main.) Tiens! Brave Joseph! il pleurait en me remettant cela!... Nous n’étions donc pas encore assez éprouvés?(se levant.) C’estquelque chose d’inouï que l’acharnement du malheur à frapper une famille dans laquellè il est une fois entré ! C’est fini ! c’est bien fini!... Et l’habitude, qui survit à tout, vous fait dire encore : Espérons!... Quoi, maintenant?... Allons! (n prend une plume, et •’ariète.) Mais je ne pourrai jamais signer cela, moi! (n jette «a

plume.)

MADAME LATRADE. .

Tu n’as donc plus de courage, pauvre ami? Ah! je voudrais pouvoir signer à ta place, moi! (Elle tombe & genoux.)

LATRADE, l’embrassant et reprenant la plume.

Tiens! c’est fait! (Avec d« larme».) Ah, mon Dieu!... Non, nous pleurerons plus tard, (il prend une enveloppe, j place le papier qu’il vient de ligner, et cacbèle. Il sonne; Joseph parait.) Joseph , VOUS allez

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