SCÈNE IV
LES MÊMES, JACQUES, (il est entré silencieusement, lus deniers mots de Raoul, il jette entre Hélène et lui les épées qu'il tenait à la main.)
Ah!.
HÉLÈNE
Elle tombe évanouie sur le prie-Dieu.
RAOUL
Jacques !...
JACQUES
Évanouie !... (Très-calme.) Oui Jacques!... Jacques qui sait tout, tout jusqu’à ta dernière lâcheté!,.. La dernière, entends-tu?... car tu vas mourir...
1 II prend une épée et montre à Raoul celle qu’il a laissée à terre.
RAOUL
Vous savçz bien que je ne peux pas me battre avec vous.
JACQUES
Tu ne peux pas te battre avec moi! (u soumet* Raoul.)
RAOUL, prenant l’épée en rugissant.
Ah! (s’arrêtant. ) Mais avant... à mon tour de faire rougir ton visage. Jacques... cette femme évanouie... rien ne peut faire qu’elle m’oublie!... tu peux me tuer!... un jour peut-être elle me plaindra.
JACQUES, avec on cri terrible.
Ah! démon! qu’as-tu dit là?...
lis se mettent en garde. Les fers se croisent. Le combat commence.
RAIMOND, bu dehors.
Monsieur d'Albert?... êles-vous là?... faites ouvrir
DE DRIVES, de même.
Viens, Raimond. Par ici, suis moi.
RAIMOND, de même.
Me voici, mon père...
Le combat a c.outinué. Hélène, qui reprend peu à peu ses sens, regarde les combattants a«ec épouvante. I
JACQUES
Hélène! Comme elle nous regarde... pour qui tremble-t-elle? aurait-il dit vrai le démon?... (n est désarmé.)
RAOUL, bondissant.
Ah! je vais donc pouvoir choisir la place où je frapperai...
HÉLÈNE, ramassant lépée tombée.
Tiens! Jacques, tue-le...
JACQUES, avec joie.
elle m'aime!... (Le tuant.) Meurs donc... (Raoul va tomber coutre le lit. Jacques prenant les papiers cl allant les allumer au flambeau.) Raoul, je
voulais votre mort. Je ne veux pas le déshonneur de votre famille...
RAOUL, se soulevant.
Ces papiers?...
JACQUES
Ce sont les faux que vous avez signés. . .
Ah!
Il meurt. — On ébranle la porte. Jacques va ouvrir.