‹ L'semne devant ses œuvresChapitre 17 sur 28 · s. Luc, XI · texte numérisé non relu

s. Luc, XI

2. Raison esl la seule Iraduelion admissible du mot Xo'fc;, que porle le texte primilif, grec, de TÉvangile. Pour le rendre, comme l'ont fait les interprètes, par Verbe, verbum, il faudrait altérer le texte, en substituant à Xo^oç, ratio, le mot XaÇiç, vox ou verbum. On ne s'explique pas une pareille altération.

PROGRÈS A PÉRIODES INDÉTERMINARLES. 225

hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. » Cet énoncé magistral, qui pose Dieu comme la Raison de toutes choseSy comme la Lumière du monde^ se trouve développé dans plusieurs passages du même évangile. Ainsi, à Toccasion de la femme adultère, que les scribes et les pharisiens avaient amenée à Jésus pour le tenter en lui demandant son avis sur la loi de Moïse, qui ordonnait de lapider la coupable, le Seigneur, après avoir fait fuir les hypocrites accusateurs par ces paroles aussi simples que belles : « Que celui qui d'entre vous est sans péché lui jette la première pierre, » ajoute : a Je suis la Lumière du monde ; celui qui me suivra ne marchera point dans les ténèbres ^ » Le même évangéliste revient souvent sur ces paroles du Christ : « Mon royaume n'est pas de ce monde^. » Le Christ indiquait son royaume comme un centre d'attraction : a Quand j'aurai, disait-il à ses disciples, été élevé de dessus la Terre, je vous attirerai tous à moi^. » C'est l'attraction universelle dans l'ordre moral.

Le disciple, auquel Jésus sur la croix recommandait

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