L. e. mé. = Lame externe du mésoderme
Tr. = Trophoderme.
L'œuf est représenté isolé
de ses décidues.
Amplification 5 diamètres
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développement du type extra-condensé (tachygénétique). Tout nous fait supposer, cependant, qu en vertu de cette évolution tachygénétique, Toeuf humain dès le début, doit prendre un aspect syncytial dans toutes ses parties : aussi bien dans les cellules de son feuillet ectodermien primordial (EpiMaste), que dans celles de ses deux autres feuillets primordiaux, entodermien (Entoblaste) et mésodermien (Mésoblaste). Un grand nombre d'observations, portant sur des œufs entypiques, corroborent tout à fait cette manière de voir : notamment celles de Duval, de Selenka, de van Beneden et de Cristiani, pour beaucoup de Rongeurs, tels que le Cobaye, le Mulot, le Rat albinos ; de Bonnet, pour le Chien ; de Hubrecht, pour le Tarsius, etc., etc. Il est facile de se convaincre, d'après les descriptions et les dessins que ces auteurs donnent des œufs de ces divers organismes, que leur aspect est plus ou moins syncytial. Il y a toutes chances, d'après ce que nous savons actuellement, pour que l'œuf humain soit aussi entypique, et qu'il présente une évolution très semblable à celle des organismes que nous venons de citer; mais assurément, encore plus condensée.
Ajoutons que, si les faits sont tels que nous le supposons, le volume et le nombre des parties engendrées ne peuvent être, en tous cas, que très petits.
Dans l'ovule de Bryce-Teacher, toute la carapace ectodermienne est épaisse, poreuse et syncytiale. Nous pensons que cette formation doit être assimilée : à ce que Duval a appelé VEctop lac enta, dans ses travaux sur le placenta des Rongeurs ; et à ce que Hubrecht nomme le Trophoblaste^ dans ses récentes publications. Ce dernier savant s'exprime, pour ce qui concerne les Marsupiaux et les Mammifères placentaires, de la façon suivante :
« The facts with which we have up to now become acquainted concerning the early development of didelphic and monodelphic mammals (the so-called marsupials and the placental mammaha) fully justify the conclusion that the embryo already in its very earliest ontogenetic phases is provided with a larval enveloppe, an « Embryonhûlle ». To this layer of cells we have given the name of trophoblast. Later on we shall see that this layer, though it is at the outest only one cell thick, can undergo the most varied proliférations in very divergent spots, and that such proliférations are at the basis of the whole phenomenon of placentation. » (p. i5 du mémoire de Hubrecht).
Tout le syncytium de Tœuf Bryce-Teacher a déjà une tendance légère à se stratifieren trois assises secondaires :
a) Une couche profonde, en contact immédiat avec le mésoderme ovulaire et constituant une rangée continue d'éléments cellulaires plus ou moins superposés ; à en juger, du moins, par la position que les dessins de ces auteurs assument à leurs noyaux.
b) Une couche moyenne, la plus épaisse et de beaucoup la plus importante des trois assises. Elle est formée par de nombreuses cellules, qui sont anastomosées en un vaste syncytium et qui ménagent entre elles des interstices nombreux et très étroits. Dans ceux-ci, se sont déjà glissés, partout, des globules rouges sans noyaux, qui proviennent de la mère. La plupart des mailles syncytiales ainsi produites sont, souvent, encore assez étroites, pour ne pouvoir contenir de front qu une ou deux rangées d'hématies. En étudiant attentivement les belles et nombreuses planches qui accompagnent le travail important de Bryce-Teacher, et en examinant plus particulière-
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ment les dessins faits à un fort grossissement, on a Timpression que le cours du sang maternel, dans la masse trophodermienne, n'est pas encore réglé définitivement et qu'il n'a pas encore une direction bien déterminée ; on est encore en présence, semble-t-il, d'une simple infiltration interstitielle. L'on reste en doute, même si cette infiltration est bien normale, et Ton se demande si elle n'est pas trop forte ?
c) Une couche superficielle d'éléments, à contours assez irréguliers et comme déchiquetés à la périphérie. On peut encore discuter sur la nature exacte de ces éléments ; nos deux anatomistes la donnent comme étant essentiellement constituée par une zone nécrotique de tissu utérin. Nous devons, cependant, nous demander : Cette façon de voir est-elle bien la bonne ? N'y aurait-il pas d'autres interprétations possibles, qui seraient meilleures ? Ne serait-ce pas plutôt, au contraire, déjà une première ébauche de la couche périphérique, que nous allons retrouver, plus loin, dans nos descriptions et que nous avons appelée la Theca trophodermae ? (Voyez p. 28) « That is the question ».
Du côté de son mésoderme, l'ovule de Bryce-Teacher nous fait voir une masse assez compacte, bien évidente (surtout dans la photographie, Planche II, de leur mémoire), et présentant deux zones : l'une, périphérique, épaisse, dense, continue, et parsemée de nombreux noyaux cellulaires ; Tautre, centrale, plutôt petite, d'aspect gélatineux, à cellules plus rares, sillonnée de quelques travées, et qui semble déjà être la première ébauche de la cavité, dans laquelle, dans une période ultérieure du développement, apparaîtra le magma réticulé de Giaccomini. Dans cette sorte d'excavation, nos auteurs ont retrouvé les restes, malheureusement mutilés, du Lécitho-
phore (Sac ombilical futur), de rAmnios et du Champ embryonnaire proprement dit ; ce dernier, devait être à letat d'une simple Ligne primitive. On ne saisit nulle part, de tendance à la formation d elevures villeuses ; c'est donc bien encore un chorion avilleux.
Nous avons déjà dit que cet ovule était encapsulé dans une enveloppe caduque (decidiia capsularis, nidinn ovuli, Einest ; decidiia reflexa, des anciens auteurs). Le derme utérin qui la constitue fait, pour ainsi dire, complètement le tour de l'œuf ; sauf en un tout petit point, qui est d'aspect cratériforme et qui marque encore le lieu par où Tovule est entré dans la muqueuse utérine. L'ensemble de cette formation dessine une élevure qui devait être légèrement en saillie, lorsque le tout était dans la cavité utérine. Sur tout le pourtour de l'ovule, le derme utérin a subi une réaction formative intense ; le tissu proliféré est sillonné d'un grand nombre de vaisseaux sanguins très dilatés et qui possèdent un endothélium de revêtement bien évident. Les glandes utérines sont également hypertrophiées ; on voit bien leurs épithèles.
Bryce et Teacher comparent, avec une grande justesse, la façon dont se comporte le syncytium vis-à-vis du tissu maternel, à celle qu'affectent les masses épithéliales d'un épithéliome chorial vis-à-vis des tissus connectifs ambiants, qu'elles envahissent. Ils disent :
« Whe may here digress for a moment to point out a very suggestive analogy v^ith the normal ovum in respect of its influence on adjacent maternai tissues, presented by an embolus of chorion-epithelioma in its development into a secondary tumor » (p. 42 du mém. orig.).
Quant à l'épithélium de la muqueuse utérine, il recouvre complètement la décidue capsulaire, sauf au point
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de fermeture de la muqueuse utérine par dessus lovule. Disons en passant que ce revêtement épithélial est, ici, beaucoup plus étendu, plus complet que ce n est le cas dans lovule de Peters, quoique ce dernier soit beaucoup plus avancé en âge.
deuxième phase Trophoderme avilleux fruste.
L'œuf de Peters (N° 2 de notre Tabelle; Figure N° i3, dans notre texte; Figure N° 2 de notre Planche et de
notre Tableau synthétiques; Planche lithogr. i , fig. 6), — et, jusqu'à un certain point, Tœuf de Leopold, qui d'ailleurs ne paraît pas tout à fait normal et qui ne figure pas dans notre tabelle, vu sa grande ressemblance avec celui de Peters, — sont de bons types de cette deuxième phase.
L'ovule a notablement grandi dans tous les sens ; mais il garde, néanmoins, sa forme générale ovale-lenticulaire et aplatie.
Le mésoderme chorial, sur tout son pourtour, forme une couche bien distincte ; il a commencé à. envoyer des expansions villeuses, très courtes, non ramifiées ou à peine divisées.
L'espace exo-cœlomien s'est affirmé et est déjà considérablement développé. Le magma réticulé de Giaccomini
Figure i3.
Œuf de Peters.
No 2 de la Planche et du Tableau synthétiques.