‹ L'Ulcère Traumatique de l'EstomacChapitre 6 sur 37 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Nous avons réuni 73 observations ayant trait à Pulcère de l’estomac consécutif à une violence extérieure ; nous ne nous dissimulons pas qu’elles ont une importance variable. Quelques-unes sont incomplètes ; d’autres, anciennes déjà, mais possédant une réelle valeur clinique, n'apportent pas la confirmation objective que l’on est en droit d'attendre, au moins en l’état actuel de la science : le chimisme gastrique. Nous avons pensé tout d’abord nous en tenir aux seuls cas récents, bien et complètement observés, qui sont d’aëleurs en nombre suffisant pour servir de base à l’étude de la lésion. Or, les adversaires de la théorie iraumatique se retranchent derrière l’ulcère latent dont la fréquence est relativement grande ; pour eux, le processus ulcéreux était antérieur à l’accident qui n’a joué qu'un rôle secondaire de réveil ou d’aggravation. Aussi avons-nous cru devoir opposer à cet argument une quantité imposante d'observations, persuadé que le nombre entraînerait la conviction.

Nous avons adopté, dans ses grandes lignes, la elas-

sification de Richardière d’après l’évolution. Nous étu-

ls

dierons d’abord : I° les cas qui ont eu une évolution rapide, terminés 1 par la guérison, où 2 par la mort. Il Parmi les cas qui ont évolué lentement, nous avons distingué plusieurs catégories, suivant qu'il y à eu : 1° guérison, 2 mort, > amélioration, 4° état stationnaire avec issue incertaine ou enfin, 5° complications : sténose du pylore, abcès et fistule. En dernier lieu, I nous avons mis à part les cas dont l’évolution est inconnue soit que: lils aient été observés pendant un temps irop court pour qu’on ait pu se prononcer d’une façon définitive sur leur terminaison ou que 2 les observations ne mentionnent pas la durée de leur évolution.

Dans chaque catégorie, nous avons suivi l’ordre chronologique de publication.

Nous avons considéré comme ayant évolué rapidement les cas terminés en l’espace de six mois environ : celte limite arbitraire correspond assez exactement à la réalité des faits et permel une description facile. D'autre part, la majorité des malades qui ont présenté, dans ce délai, les apparences de la guérison complète n’ont pas été revus. La guérison a-t-elle été définitive ? On peut le croire, mais rien ne le prouve.

Enfin, nous avons volontairement omis de citer quel. ques cas allemands âus à Witineben, Leube, Ritter, Ebstein, Reizenstein, Gross, Lehmann et Menne, rapportés par Thiem, dans son ouvrage : {landbuch der Un f'allerkrankun gen (1909) : ces observations, dontnous ne discutons pas la valeur, sont résumées à un tel point

qu'il nous à semblé impossible d’en tirer des conclu-

sions utiles.

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