‹ L'ultra-microscope dans le diagnostic clinique et les recherches de laboratoire [electronic resource]Chapitre 26 sur 27 · L'ULTRA-MICROSCOPE AU LABORATOIRE · texte numérisé non relu

L'ULTRA-MICROSCOPE AU LABORATOIRE

toxines ot le rôle des anLiloxincs par rinterinccliaire de complexus colloïdaux démon Irés par l'action des courants électriques étudiée sous l'ultra-microscope.

Actions électriques décrites par Cotton etMou-

Fig. 2-i. — Aspect du mercure colloïdal. La teinte nonreiirésentée ici était légèrement bleutée.

ton, dans leur livre sur les ullra-inicroscopes, actions en rapport avec la constitution et le rôle biologique de ces colloïdes.

A l'étude des colloïdes naturels l'ultra-microscope permet d'ajouter celle des colloïdes artificiels, qui jouent sous le nom de métaux colloïdaux (col-

LES colloïdes ET L'ULTRA-MICROSCOPE. 59

largol, protargol) un si grand rôle en thérapeutique.

2° Étude de ragglutinatioii. — J'ai mentionné l'étude par l'ultra-mici-oscope des phénomènes d'agghitination des spirochnîtes. Peut-être

Fig. 2è). — Aspect de l'agglutination du Spirochœto vue à l'ultra-mlcroscope.

y a-t-il là le point de départ pour l'avenir de faits intéressants pour la séro-agg-lutination et le diagnostic delà syphilis.

L'agglutination à l'ultra-microscope peut servir dans le diagnostic de la fièvre typhoïde et d'autres infections, il donne de hons résultats.

bO L'ULTRA-MICROSCOPR AU LABOIUTOIRE.

:i°IiilUience (lescoiiraiils électriques sur les tissus et les microbes. — J'ai déjà nicn- Lioniië l'action électrique sur les colloïdes. Gommandon (1) a étudié cette iidluence sur Jcs iriicrobes.

4° Etude (les colorants. — Plusicui s auteurs ont signalé depuis longtemps que la plupart des colorants étaient des colloïdes et agissaient comme tels. Cette étude a pu se faire grâce à l'ultra-microscopc.

0° Étude des albumines. — Cotton et Mouton signalent également les recherches faites à ce sujet et montrent le parti qu'on peut tirer de l'uUramicroscope pour l'étude des albuminuries.

G° Mécanisme des réactions chimiques.

— Sous l'ultra-microscopc, à laide de dispositifs faciles à réaliser, certaines réactions cliniques se produisent et modifient le milieu primitif.

7° L'étude des éléments des tissus est facilitée parl'ultra-microscope en ce sens qu'aucun élément étranger n'intervient pour modifier le tissu ou la cellule. 11 suffit de prélever des fragments de ces tissus, de les dissocier, de les mettre dans du sérum artificiel ou un liquide transparent qui n'agisse pas sur leur vitalité pour les voir à l'état naturel.

(1) CoMMANDON, De l'usage en clinique de l'iillra-niicroscope, en pai'ticulier pour la recherche et l'élude des spirochiclcs, Paris, 1909.

LES COLLOÏDES ET L'ULTRA-MlCROSCOPE. Gl

8^ Le mécanisnie de la phagocytose et (les actions opsonisaiites, c'csL-ii-dire la rcicuUédedesLrucliondes parasites par les cellules, est pris sur le vif dans l'ultra-microscope.

En étudiant les mélanges opsonisants, on voit cette phagocyiose que Ion peut produire également directement en mettant en contact des leucocytes et des microbes.

De môme on peut étudier les phénomènes de chimiotaxie et d'anaphylaxie.

9° Pour Fétude des cultures, il suflit de prélever directement les parasites dans leur milieu, de les mettre sous l'ultra. On voit ainsi leurs mouvements, leurs cils vibratiles, souvent leur reproduction et leur évolution.

10° Le mécanisme du séro-diaj*nostic et de la séro-réaction. — Comme je l'ai dit plus haut à l'étude des colloïdes, ce mécanisme pourra être étudié grâce à l'ultra-microscope par la constatai ion des changements produits dans les dilîérents éléments colloïdaux. De même l'étude des sérums hémolytiques peut être faite à l'ultramicroscope et aider à l'étude des séro-réactions dans les infections.

Comme le lecteur peut le voir par cet exposé rapide, le champ d'application de l'ultra-microscope est vaste et je ne pourrai mieux faire pour terminer

Page 1