DISPOSITIF DE L'ULTRA-MICROSCOPE
lampe, d'iuw intensité de vingt-cinq ijougles, absorbe 0,3 ampères et consomme deux Wats par bougie et par heure. Elle est formée d'un lîl composé d'oxyde de zirconiuni et de thorium.
Ce fil est chaude au préalable par un dispositif spécial, c'est-à-dire par un fil de platine quientour(! le fil précédent. Il faut que le fil de platine soit porté au rouge sombre pour que le fil d'oxyde composé devienne incandescent et donne unç lumière blanche très intense et fixe.
Pour éclairer normalement, surtout au début, une lampe Nernst demande quelquefois trois à quatre minutes d'attente.
3° Une lentille condensatrice.
Cette lentille, qui condense les rayons de la lampe sur le miroir, n'est pas nécessaire pour tous les appareils, certains constructeurs la remplacent par une boule en verre remplie d'eau qui concenti e les rayons lumineux et empêche l'action des rayons calorifiques.
i° L'appareil à fond noir qui comprend soit seulement le condensateur, soit avec celui-ci un corps d'objectif muni d'un diaphragme intérieur.
— A ces quatre parties essentielles il faut ajouter les accessoires suivants dont l'importance est considérable.
.5" Des lames et lamelles : autant que possible
(iASTor. — L'Ultra-Microscopo. 2
de constitution chimique et d'épaisseur tou jours les mômes. (En pratique pour certains appareils à fond noir cette condition n'est heureusement pas absolument indispensable.)
Ces lames et lamelles doivent être exemptes de défaut et d'une propreté absolue (lavages préalables dans des liquides acides, conservation dans l'alcool).
6" De l'huile à immersion très fluide, pour les appareils à fond noir qui utilisent l'immersion.
L'importance des lames, des lamelles et de l'huile est considérable. Il faut en effet, pour que la réfraction se fasse dans de bonnes conditions, qu'il y ait continuité dans le miheu que doit traverser la lumière. Dans ce but les milieux doivent avoir à peu près la même densité.
En pratique cette condition est rarement réalisée. Les rayons lumineux traversent en effet trois milieux différents : i° le condensateur, 2" le milieu formé par la lame, la lamelle, l'objet à examiner, et l'huile à immersion, 3° la partie optique de l'objectif.
Pour éviter la dispersion des rayons, on a coutume de mettre de l'huile à immersion au-dessus de la lamelle et sous la lame. L'ensemble : lame, lamelle, huile à immersion, ne forme plus qu'un seul milieu. De cette façon les rayons sortent de
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ce milieu complexe à peu près parallèlement à leur incidence d'enlrée.
J'ai parlé de la nécessité de lames et lamelles spéciales, j'insiste sur la qualité de l'huile à immersion et les conditions qu'elle doit remplir.
Il faut une huile très fluide, mais il est surtout indispensable d'avoir une huile très homogène et surtout ne contenant aucune bulle d'air. 11 arrive souvent qu'un examen à l'ultra ne donne rien de net, que le fond s'éclaire mal parce que la quantité d'huile est insuffisante, qu'elle est trop visqueuse ou remplie de bulles d'air.
1° Un banc optique.
Les constructeurs devraient tous prévoir un banc optique, car l'installation du statif, de la lenfille et de la source éclairante doit être stable, installée et repérée une fois pour toutes afin d'éviter les tâtonnements et les pertes de temps.