SCÈNE XV
Le» Précêdens; Un CAPORAL, suivi de plusieurs Soldats.
le chef de la PATROUILLE, frappant à la porte,
Holà !.. ouvrez!
AUGUSTE, bas à Pequllla.
N’ouvrez pas... la retraite est battue, je serais compromis...
PEQUILLA.
Je suis seule ici , mon père n’y est pas; je ne puis ouvrir...
LF. CHEF DE LA PATROUILLE
Ouvrez, nous devons visiter tous les cabarets pour savoir s’il n’y reste pas quelques soldats... I c’est Tordre du Maréchal...
PEQUILLA, à mi-voix, à Auguste.
Il faut ouvrir. . . mon Dieu ! mon Dieu ! où vous cacher?..
AUGUSTE
Impossible ici ; n’avez-vous pas une chambre, : là-haut...
Si, la mienne, mais je n’oserais... ma chambre, ce serait mal...
LE CHEF DE LA PATROUILLE
Ouvrez, ou j’enfonce la porte.
AUGUSTE
Ouvrez... je vais à eux.
PEQUILLA.
Non , montez.
auguste, lui baisant la main.
Je vous adore!..
PEQUILLA , ouvrant.
Entrez, messieurs, puisque vous le voulez...
vous verrez que je suis seule...
LE CHEF DE LA PATROUILLE, aux soldats.
Entrez, vous autres et visitez toute la boutique; c’est que, voyez-vous, ma petite Andalouse, nous avons des ordres sévères...
(Les soldats entrent dans l’auberge.)