‹ L'uniformité des livres [microforme]Chapitre 3 sur 6 · DISCOURS DE M. GODFROY LANGLOIS · texte numérisé non relu

DISCOURS DE M. GODFROY LANGLOIS

Sur l'uniformité des livres

L'uniformité « livres est une me sure sentiellement libérale, puisqu'elle à fait partie de notre programme depuis de longues années et particulièrement du programme de 1897, qui fut ratifié par le Verdict populaire

Cette question de luniformité des livres 1 dans l'espèce, qu'un carac tère administratif el matériel, puisqu'elle porte non pas sur li matière même à être enseignée, mais sur la multiplicité des livres que l'on met entre les mains des enfants et conumg conséquence, sur la dépense inutile que l’on impose aux parents.

La résolution comporte que le choix d'une série de livres uniformes devra être fait par le Conseil de l'instruction Publique, 11 y à là toute la 4e rautie voulue pour l'élément religieux aussi bien que pour l'élément laïque.

De 1892 à 1897, alors que le parti conservateur était au pouvoir, cette question fut agitée et débattue au Parlement de Québec. L'hen. M. Marchand, répondant un jour ‘1 lhon, M.

Flynn, faisait la déclaration suivarte:

“Pour ce dernier objet, 1 parait wi- “gent que sous la direction du Con “seil de l'instruction Publique, une ‘série uniforme autant que possible ‘‘des livres de cl soit adoptée ‘et “fournie aux élèves dans toutes les ‘municipalités scolaires, afin qu'en “passant d’une école à une autre, ils “ne subissent, par leur déplacement “fréquent. surtout dans le s ‘centres industriels, la néce ‘‘pendieuse de pourvoir

“Cette simple réforme est di ‘non seulement au point de vue de “l'économie dans l'enseignement de ‘‘la jeunesse appartenant aux classes ‘ouvrières, mais aussi comme moyen “d'obtenir l'uniformité des matières ‘‘enseignées dans toutes les écoles de “la province’?

L'on se rappelle sans doute que dans la campagne électorale de 1897, deux questions furent surtout discutées à la ‘tribune populaire, savoir: La

neuf.

" “chef de l'opposition ne

question de 14 création d'un mit.

re de l'instruction publique et Ja ques tion de l'uniformité des livrer.

Quand il arriva au pouvoir, L'hou M, Marchand s'efforça de donuer eitet à l'engagement qu'il avait pris et ül présenta sa fameuse mesure de Lin truction publique qui échou, au Con seil Législatit,

On peut extraire du grand discours qu'il prononÇa à la Chambre des députés le 28 décembre 1897, les paragraphes suivants

“Le peuple veut la réforme seolai ‘tre, , C’est indéniable. Son : pira- “tion st légitime. Le der de “cette Chambre est de guider dans la “Hopure voie d'un progrès désiragle ce “mouvement - de l'opinion et non de “rentraver. H faut savoir travail

avec efficacité à l'apaisement de

its en donnant satisfaction aux “revendications formelles et justes de “a volonté nationale . &

‘Je trouve étrange que l'honorable

se rappelle “qu'une des promesses électorales que “j'ai faites au sujet de l'éducation, et ‘‘encore ne la cite-t-il point avec ex- ‘‘actitude ‘Ces promesses, je les résume, en “répétant ce que bien des fois jai “dit à mes électeurs, Jai déclaré ibliquement, et en imaints endroits, que ie m'efforcerais de pour- " efficacement au relèvement de ignement primaire, par l'amé- “loration de la méthode d’enseigne- “ment, de diminuer la dépense que ‘l'instruction des enfants impose aux “familles, par L'UNIFORMITE DES “LIVRES"", de donner l'instruction ituite aux cl S ouvrières par écoles du soir, 5,7...

“D'un autre côté, ‘“mellenwnt que ma politique, au pou- ‘voir, comme dans l'opposition, se- “rait de venir au secours des famil- ‘les en réduisant, par l’uniformité “des livres, les sacrifices qu’elles

aS que l'hon.

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les hommes éputation .

ime Publique,

. de °ucherville, S ‘tion Publique ait de son côté:

Sur ]

€ les ermettrait d e es à OUr voir.» et, Surintendans de ue, Tabport 1846)

oMmes

ilalion

Taj » Mi-

Pro- A Vreg

pal de l'Ecole Normale, à l'Hon M.

Chauveau, ministre de l'instruction publique, en 1870-71, ce qui suit:

Page 4 rapport de l'instruction publique 1870-74.

“La multiplicité des livres finit par “être dispendieus t plutôt un “obstacle qu'un Les car- “tes murales, pour l'enseignement de “ja lecture et de l’arithmétique, se- “raient certainement aussi util “qu'un livre et beaucoup moins À, Ps

“jasmi les instituteurs, il n'y a “qu'une voix pour affirmer que les ttdépenses occasionnées par “des livres, du papier, ete., consti- “tuent un véritaole obstacie à l’en- “‘seienement. >

“p y a des endroits où des ven “deurs peu SCFUpU.enx exigent le tri- “ple de la valeur de ces objets. Les “parents riches hésitent quelauefois à “faire ces dépenses: les pauvres, à “plus forte raison, eux qui ont enco- “re à se priver du travail de lerr en- “fant, et à Vhabiller d'une manière “convenable. pour l'envoyer à l'éco- “Je.”

Vinet-cinq années plus tard. l'abbé Verreau écrivait ce qui suit | Pare 115 — Rannort, 1893-1 ;

“Plus que jamais, “dans le co

ÿ eu occasion s de cette année d’enten< “dre les parents se plaindre dns dé-

souvent considérables, occa- “gjonnées par la variété et par la “multiplicité des livres d'école. Tv “a jh un inconvénient facile à consta- “ter. quand un élève nous apporte en “double et même en triple, des gram- “maires, des rgéographies, des his “aires saintes ct autres. Ainsi, Upantomne dernier. un enfant aui fré- “amentait une école municipale lefatte “avait acheté les livres adoptés dans Ueette institution. An commentr- “ment de Phiver. il nassa à une éroüle dirirée par des religieux, il dut “acheter d'autres livres. Au mnis de “mat Ja famille avant chanr de “tanartier. il fallut encore se procurer “des nouveaux livres."

“Cest nonr les villes que cet intoonvénient se présente curtont, Quel “en pout être ie remède? Je is

‘penses

“qu'il v a là une question très gra- ‘ve, qui ne saurait être traitée à la “égère et qui doit être résolue d'u- ‘’ne manière équitable pour tous

‘““Permettez-moi, Monsieur le Surin- ‘tendant, de vous rappeler que, pour ‘+e qui nous concerne, nous avons ‘puis longtemps évité la difficulté “ins une grande mesure, A l'école inexe nous enseignons oralement la “grammaire l'arithmétique, la géo- “wraphie, l'histoire Sainte et celle du UCanada; l'élève peut s'aider du trai- “té qu'il possède déjà; mais il n'y a “de texte obligatoire aue pour le li- “vre de lecture. Au point de vue pé- “dagocique, ie trouve que l'élève ap- “prend mieux, au point de vue pécu- “hniaire, il y a certainement économie.”

Post bien vous démontrer nue cette question de J'uniformité des livres est bien sncienn- dit M. Langlois, ie vous inviterais À vous reparter avec moi, en 1853, c'est-à-dire, 55 années en arrièreau-delà d'un demi-siècle :

et ie vous susgéretais de prendre connaissance. d témoiguares de WMV.

J.J. Crémazie, J. M. Meilleur et M.

Chauveau.

Ranport 1853 — Mémoire de J J.

Crémazie de Qnébec, au comité charwé de s'enauérir de l'état de L'instruction publique et an fonctionnement de Ja loi des érales :

UTa diversité des livres dans rs roles est nn autre sujet de reproche grave et général."

JM. Meilleur. — “1 est notoirn “ane le chanrement de livres fréquent ttans les écoles, occasionne aux en- “fants une perte de temps, un retar- “tement, vf aux parents une dénensa “eonsidérable au’il est extrémement Ufacile d'éviter. Il v à plus, çe r”- “tordement chez les enfants et cette ‘tgévense, “hez les parents pour euh- “venir an vesnin toujours renouvelé “des différer :: livres dans les écoles.

‘feet souvent cause, pour les nre- “miers. d'un surerott de travail et “de part et d'autre d'un décourage- “ment insurmontable.”

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