RAPPORT SUR I ES MALADIES RÉGNANTES
Fait à ia Société médicale des hôpitaux , dans la séance du vendredi 25 avril 1879,
Par M. Ernest Besnier.
Messieurs,
La deuxième partie de l’hiver 1878-1879 a été, comme la première, froide et humide, et interrompant la série des saisons bénignes constatées depuis un grand nombre d’années; la température moyenne du trimestre n’atteint que -f- 3», 9 centigrades, le chiffre moyen de la période correspondante, calculée de 1806 à 1870, étant de 4“ 4°, 4.
L 'humidité atmosphérique a été élevée, et la hauteur de pluie tombée, considé-
Tableau indiquant les principaux caractères de Y état atmosphérique à Paris pendant le premier trimestre de 1879 (1).
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(1) Ce tableau synoptique est dressé d’après les travaux de l’observatoire météorologique de Montsouris, dont les résultats sont publiés chaque mois, dans les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, par les soins de l’éminent directeur de cet observatoire, M. Marié-Davy.
(2) L’électricité atmosphérique étant maintenant régulièrement enregistrée, nous ajoutons celle colonne nouvelle à nos tableaux météorologiques.
FEUILLETON
DE L’INTELLIGENCE (j)
Il existe peu d’ouvrages de Philosophie, même parmi les plus célébrés, dont on soit tenté de conseiller la lecture à des médecins, c’est-à-dire à des hommes dont tous les instants sont employés à des actes utiles; à des hommes qui ont consacré leur vie à l’observation et à l’étude pratique de l’être humain sain et malade, au point de vue de l’anatomie, de la physiologie, du moral, de l’intelligence, etc.; et qui se sont fait nécessairement, sans avoir eu le loisir ou le courage — j’allais dire, la témérité — de la condenser en une formule dogmatique, une opinion plus ou moins complète, mais au moins fondée sur l’observation, de la nature humaine.
L’ouvrage de M. Taine, De l’Intelligence, est du petit nombre de ceux que nous ne renions pas. En le lisant, nous nous sentons sur notre terrain. Nous constatons, avec un sentiment d’estime, le soin qu’a pris son auteur de se renseigner aux sciences médicales. Aussi, lui donnons-nous une place élevée auprès de nous. Car s’il est une étude qui intéresse les médecins, qui soit de leur compétence, qui ne puisse se passer de leurs observations et de leurs travaux, c’est, à coup sûr, celle qui a pour objet l’intelligence humaine.
M. Taine réunit des qualités nombreuses et distinguées. Littérateur, artiste, historien, érudit, philosophe, il s’est fait connaître par des écrits qui ont été favorablement accueillis dans le
(1) De l'intelligence, par H. Taine, dé l'Académie française. — Troisième édition. 2 volumes irt-!8. Paris, Hachette et C'.