LES EAUX DE VALS
Source Précieuse
Sous ce titre, qui n’éveillera certainement pas chez nos lecteurs la sensation de curiosité que les nouveautés provoquent, nous espérons cependant les intéresser et leur être utile en venant rappeler brièvement les lettres de noblesse dont s’honorent les sources de cette pittoresque vallée de l’Ardèche, qu’arrose le torrent de la Volane, aquavallenses.
Dans cette exposition, au lieu de présenter à nos lecteurs les lignes lointaines d’un tableau d’ensemble, comprenant l’historique, la topographie, la formation, la minéralisation, l’utilisation thérapeutique des eaux de Vais en général, nous aimons mieux étudier chacune d’elles par l’analyse, sauf plus tard à établir par la synthèse les relations intimes qui existent entre les divers éléments de notre étude.
Le bourg de Vais, qui a donné son nom aux eaux minérales qui occupent une si large part dans la consommation journalière de Paris et de la province, est situé dans une vallée qu’entourent les volcans éteints du Vivarais.
Ces eaux sont riches en principes alcalins variant dans une gamme ascendante de 2 grammes 4 9 grammes de principes fixes par litre, de 1 gramme environ h 8 grammes de bicarbonate de soude.
Saint-Jean. . 1 g' 480 | 2.576
Magdeleine . 7 gr 280 1 9.248
La valeur des sources Saint-Jean et Dominique a été parfaitement établie par des travaux
récents de premier ordre. C’est sur les quatre autres sources, Précieuse, Désirée, Magdeleine, Rigoletle, qui méritent autant d’importance thérapeutique, que nous insisterons d’une manière plus spéciale.
Les sources Précieuse et Désirée, rangées par les docteurs Clermont et Chabannes dans le groupe des eaux bicarbonatées sodiques laxatives, répondent à des indications d’autant plus intéressantes que, malgré la richesse de la France en eaux chlorurées, sulfatées, sulfurées, arsenicales, ferrugineuses, les eaux purgatives ou laxatives proprement dites sont en forte minorité sur toute l’étendue du territoire.
La source Précieuse sourd à une température constante de 15°, et l’on ne vérifie jamais ici le fait énoncé par le professeur Filhol, de Toulouse, pour les eaux thermales des Pyrénées :
« La température des sources les mieux aménagées, les plus indépendantes des eaux d’infiltrations, n’est pas absolument invariable. »
Les eaux de la Précieuse sont claires, limpides, pétillantes, d’un goût agréable et un peu piquant, d’une saveur alcaline un peu salée.
Ses propriétés physiques et physiologiques sont parfaitement en rapport avec la minéralisation révélée par l’analyse chimique, à savoir :
1® Une quantité considérable d’acide carbonique libre, 2 gr. 218 pour un kilogramme de liquide (1) ;
2° Une proportion moyenne de bicarbonate de soude (6 gr. environ) ;
3° Plus de 1 gramme de sel ou chlorure de sodium ;
4° Près de 2 décigrammes de sulfate de soude.
Voici, du reste, les chiffres précis obtenus par MM. Ossian Henry et Dorvault :
Proportions établies sur 1 kilogramme de liquide.
Acide carbonique libre . 2 gr 218
Bicarbonate de chaux . 0 g' 630
— de magnésie . 0 g' 750
— de soude . . 5 gr 940
— de potasse . 0 gr 236
Chlorure de sodium . . 1 gr 080
Sulfate de soude et de chaux . 0 gr 185
Matière organique . peu.
8 gr 885
( A suivre dam un prochain numéro.) (1/ La source Saint-Jean en contient 0.425; la Magdeleine 2.050; la Rigolette 2.095.
BIBLIOTHÈQUE
LA THÉORIE ATOMIQUE, par M. Wurtz (1).
La théorie atomique n’est pas une nouveauté dans la science; elle a commencé à prendre naissance le jour où Dalton ressuscita l’hypothèse philosophique des atomes pour interpréter la loi des proportions définies. Etablie par Berzélius, elle n’arriva pas du premier coup à sa forme précise : elle eut sa période de doutes et d’obscurité.
Repoussée en 1840 par la majorité des chimistes, elle renaissait bientôt et arrivait à sa forme actuelle, débarrassée des insuffisances de la, première heure par les efforts de Gerhardt, Williamson, Wurtz, Kekulé, Odling, Cannizzaro.
M. Wurtz, dans le livre qu’il vient de publier, fait connaître la théorie atomique depuis ses origines, et montre l’accord de ses conceptions avec les lois fondamentales de la chimie. Toutes, les objections qu’on a pu lui faire sont réfutées par l’exposé même de la théorie, où apparaissent la logique qui a présidé à son édification et les services qu’elle a rendus à la science.
Le livre de M. Wurtz n’est pas destiné seulement aux chimistes, il s’adresse à tout ce public intelligent que préoccupent les choses de l’esprit, et, grâce ü la clarté du style, à la rigueur du raisonnnement, il peut être compris de tous, sans qu’il soit besoin d’une connaissance spéciale de la chimie.
La théorie atomique de M. Wurtz est une œuvre qui marque une époque de la science, et GermerBa^Hiè^et0^0 de la Bibliothè(lue internationale scientifique. Paris, 1878, librairie
comme telle, sera toujours lue avec fruit, même quand la science aura progressé. Elle est digne du savant illustre dont s’honore la Faculté de médecine, du chimiste éminent qui depuis longtemps a introduit la notation nouvelle dans son enseignement, et qui est un des créateurs de la doctrine de l'atomicité, ou valence des atomes. D" L. G.
ACADEMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance du t7 février 1879. — Présidence de M. Daubrée.
M. de Lesseps a mis le feu aux poudres à l’Académie. Il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, de toucher à la question de certaines maladies épidémiques sans déterminer d’explosion. C’est, on le devine, à propos de la peste que l’événement s’est produit. M. de Lesseps a énuméré les mesures quarantenaires que vient de prendre la ville de Marseille en prévision de Pinvasion du fléau, et qui ont entraîné une dépense de deux millions de francs. lt, 000 lits ont été installés dans les lazarets, etc., etc. M. de Lesseps croit que ces mesures sont très-préjudiciables aux intérêts commerciaux et industriels du pays, et qu’elles vont directement au rebours du but qu’il s’agit d’atteindre. U faut rassurer les populations, au lieu de tes alarmer par ce déploiement de précautions qui, d’ailleurs, ne servent à rien. L’honorable académicien rappelle les travaux et les expériences qui ont mis hors de doute, selon lui, la non-contâgion de la peste : le docteur Clot-Bey, en 1834, a couché impunément avec un pestiféré; le docteur Rigaud a fait près de quatre-vingts autopsies très-longues et trèsminutieuses, car il pensait que la lésion anatomique de la maladie consistait en des granulations siégeant sur les rameaux du grand sympathique; il ne fut pas atteint. D’antres médecins se sont inoculés et ont échappé à la maladie. M.’dé Lesseps était, à cette époque, consul général de France en Égypte, et il a assisté aux ravages de l’épidémie qui, dans Alexandrie seulement, a fait périr 15,000 personnes, sur une population de 45,000 habitants. Le point où parut d’abord la maladie est un petit village, près d’Alexandrie, dans lequel s’étaiènt entassés de nombreux soldats épuisés par les dernières campagnes. Bien que M. de Lesseps eût reçu de Méhémet-Ali de pleins pouvoirs pour prendre telles mesures qu’il jugerait convenables, il se borna à enlever les vêtements sordides de cette population, à les faire remplacer par des vêtements propres, et à exiger que chaque habitant prît deux bains de mer par jour. Gela suffit pour qu’à partir de ce moment aucun cas nouveau ne se montrât dans cette colonie. — Il a vu, au contraire, dans sa propre chancellerie, des personnes qui s’entouraient des plus strictes précautions, être victimes du fléau. « En somme, dit M. de Lesseps, la peste n’est pas contagieuse directement; elle se transmet par l’air, et les mesures quarantenaires ne servent qu’à effrayer le public et à ruiner les entreprises qui reposent sur la liberté du transport soit des hommes, soit des marchandises. »
M. II. Bouley ne peut laisser passer sans réserves ce que vient de dire M. de Lesseps. S’il est un fait désormais bien acquis à la science, c’est que la peste a toujours été apportée par l’homme ou par des vêtements, et jamais par l’air seul. Sans doute, il convient de ne pas exagérer les précautions, mais il ne faut pas non plus se départir de toute prudence. Le gouvernement vient de décider qu’une quarantaine de dix jours serait imposée aux navires venant des pays infestés. M. Bouley estime que la mesure est bonne. Les expériences négatives dont a parlé M. de Lesseps ne prouvent rien. Du moins, elles ne prouvent que la hardiesse et le bonheur des médecins qui s’y sont livrés. Mais, en pareille matière, les seules expériences positives doivent être prises en considération, et, encore une fois, il est maintenant admis, par toutes les personnes compétentes, que la peste ne vient pas toute seule, sur l’aile des vents, dans les pays où elle sévit.
M. Bouillaud ne veut pas juger la question. Il demande à l’Académie la permission d’en parler comme historien : M. de Lesseps réveille une doctrine qui a eu pour défenseurs de véritables héros, tels, par exemple, que Ghervin. Cette doctrine était, il y a un demi-siècle, universellement adoptée. Lorsque le choléra fit, parmi nous, sa première apparition, en 1831, M. Bouillaud, déjà professeur de clinique, publia à ce sujet un livre auquel l’Académie accorda une mention. Il y exposait qu’il n’avait pu constater aucun fait prouvant la contagion du choléra par le contact. C’était alors l’opinion générale; mais les épidémies suivantes ont singulièrement modifié cette manière de voir, et l’on ne peut se dissimuler que la trèsgrande majorité des médecins est, actuellement, convaincue de la contagion du choléra. D’ailleurs, il s’est produit dans la science un fait considérable, à savoir, les expériences de M. Pasteur, qui ont éclairé d’un jour tout nouveau la question de la contagion.
M. Bouillaud rappelle, qu’à la fin du dernier siècle, la peste fit de cruels ravages dans
notre armée d’Egypte; que Desgenettes, médecin en chef, s’inocula, en présence de l’armée, et ne prit d’autre précaution que d’aller ensuite se baigner à la mer ; que le général en chef toucha les bubons des pestiférés et sortit indemne de cette épreuve ; que Desgenettes avait remarqué que la peste ne se développait que dans la basse Egypte, etc., etm
M. Bouillaud pense qu’on ne peut se former une conviction solide qu’à l’égard des choses qu’on a vues et expérimentées soi-même; il voudrait que l’on s’attachât à connaître deux choses : la cause de la maladie et son lieu d’origine. Ainsi, pour le choléra, nous savons qu’il vient de l’embouchure du Gange, mais nous ne savons pas ce qui l’y fait naître. En somme, il ne saurait désapprouver les mesures prises en face de la menace de l’épidémie actuelle, mais il voudrait qu’on n’exagérât rien. Quant au moyen qu’a fait adopter M. Bouley contre le typhus des animaux, il n’est pas applicable dans le cas actuel et c’est, même pour les bêtes, un moyen sommaire et terrible.
M. d’Abbadie, contrairement à l’assertion de M. Bouley, affirme qu’en Perse et en Ethiopie la peste apparaît d’emblée, sans qu’il soit possible d’invoquer autre chose que l’air comme moyen de propagation.
M. Bouley ne sait comment les choses se passent dans la Perse ni dans l’Ethiopie, mais il est certain qu’en Europe et dans tout le bassin de la Méditerranée où l’observation est facile, jamais le choléra, ni la peste, ni le typhus des animaux ne se sont développés spontanément et sans qu’on pût suivre leur filiation. Relativement au moyen sommaire d’arrêter l’invasion du typhus dont a parlé M. Bouillaud, et qui consiste dans l’abattage immédiat et en masse des animaux contaminés, M. Bouley n’a qu’un mot à dire. Tandis que la Hollande et l’Angleterre perdaient, du fait du typhus, 150 et 200 millions de francs, la France, grâce aux mesures énergiques prises sans hésitation, en était quitte pour 43 animaux abattus. Mais on ne peut, cela est vrai, procéder de cette façon quand il s’agit de l’homme !
M. Marey lit un mémoire sur des appareils enregistreurs de la décharge électrique du gymnote, de la torpille, de la raie, etc.
M. Châtin dépose sur le bureau un traité de l’art de formuler, par M. Yvon.
M. de Quatrefages, un travail de M. Gaudry sur des ossements fossiles de l’antilope saiga trouvés en France.
— L’Académie se forme en comité secret à quatre heures quarante minutes. — M. L.
BANQUET BALLAY v
Le Corps médical de Paris était réuni avant-hier dans un Danquet confraternel offert à l’un de ses membres, un jeune médecin de la marine, le docteur Balay, pour fêter le retour de cet intrépide voyageur qui vient d’entreprendre à travers mille dangers un voyage d’exploration scientifique en Afrique centrale. Parti comme second dans une expédition commandée par le lieutenant de vaisseau Savorgnan de Brazza, M. Balay et son chef se dirigèrent du Congo vers l’Est, en remontant'lé cours du fleuve Ogôové. Ils traversèrent d’immenses contrées peuplées de tribus anthropophages et désolées par l’esclavage. Ils découvrirent de nouveaux territoires, relevèrent le tracé de deux affluents de l’Ogôové, et firent une ample moisson de documents sur la topographie et l’histoire naturelle. Enfin, après une épopée de luttes et de misère qui dura trois années, ils purent regagner le littoral de notre colonie, où ils arrivèrent sans vêtements, sans armes, épuisés par la faim et la maladie.
La fête était présidée par le docteur Rochard, inspecteur général du service de santé de la marine, remplaçant M. de Lesseps, empêché. La plupart des médecins qui siègent au Parlement et quelques-uns de leurs collègues avaient tenu à honneur de venir féliciter le hardi voyageur : MM. Testelin, Cornil, Vernhes, Combescure, Labitte, Marmottan, Grosgurin, Chavanne, Naquet, Guiot, Georges Périn, etc. La Société de géographie était représentée par M. Maunoir, son savant secrétaire général, et le docteur Hamy; la Société d’anthropologie, par les membres de son bureau : les docteurs Daily, de Ranse, Magitot, Collineau ; la Faculté de médecine et l’Académie avaient, pour délégués, MM. Béclard, Bail, Dechambre, Le Roy de Méricourt, Cadiat, Pozzi, A. Gautier, Blachez, etc. Enfin, la Presse médicale, qui avait organisé la réunion, était au complet : les docteurs Richelot, Bourneville, Dujardin-Beaumetz, Lereboullet, Bottentuit, Galippe, Revillout, Hénoque, etc.
L’assemblée, qui comptait une centaine de personnes, ne put écouter sans émotion le récit simple et modeste du jeune voyageur. Des toasts chaleureux ont été portés par MM. Rochard, Dechambre, Maunoir et Georges Périn, député. Ce dernier, dans une brillante improvisation, rappela les devoirs qui incombent au gouvernement et au Parlement, de protéger et d’encourager les courageux missionnaires scientifiques qui portent dans des régions encore inconnues le nom et le drapeau de la France. Puis la réunion se sépara, après avoir acclamé les
deux noms de Brazza et de Balay, prodiguant ses encouragements et ses vœux aux deux voyageurs, qui vont repartir sous peu pour continuer, dans les mêmes régions, leurs explorations et leurs découvertes.
FORMULAIRE
Des injections hypodermiques de chloroforme contre la névralgie;
Ernest Besnier.
Pour éviter les inconvénients du morphinisme aigu ou chronique, qu’on observe assez souvent à la suite d’injections hypodermiques répétées de morphine, l’auteur s’appuyant sur le rapport des médecins de City hospital , de Boston, conseille de substituer le chloroforme à la morphine, toutes les fois qu’il existe une douleur locale, sans même qu’elle soit de nature névralgique. — On introduit la canule sous la peau, on visse la seringue, et on pousse immédiatement le chloroforme dans le tissu cellulaire. S’il s’échappe une goutte de sang, à la suite de la piqûre de l’aiguille, c’est qu’on a pénétré dans un vaisseau ou au-dessous du tissu cellulaire ; on la retire et on l’introduit à côté. — Ce n’est que dans le cas où le chloroforme est impur, et que sa réaction est acide, qu’il provoque de la douleur, dans le point où il est injecté. Aussi doit-on l’essayer avec le papier de tournesol, avant de l’employer. Il faut avoir soin en outre de ne point faire pénétrer l’aiguille au-dessous du tissu cellulaire souscutané. — Un gramme de chloroforme introduit sous la peau détermine une anesthésie locale, qui peut graduellement s’étendre à une courte distance du point où l’injection a été pratiquée. Ce qui prouve avec quelle rapidité il s’absorbe, c’est que, sur les animaux, dix minutes après l’injection on retrouve du chloroforme dans les gaz expirés. — N. G.
Éphémérides médicales. — 22 Février 17Ù2.
Jeseph Dombey naît à Mâcon, des œuvres d’un confiseur. Reçu docteur à Montpellier (1768), il se livra complètement à l’étude de l’histoire naturelle, non pas dans son cabinet , mais â l’aide de grands voyages. Il parcourut ainsi la Suisse, la Savoie, les Pyrénées, le littoral méditerranéen, les Vosges, les Ardennes, la Forêt-Noire, les Cordillères, le Pérou, Lima. De ces dernières contrées il revint emportant avec lui 72 caisses environ, dont l’emballage seul coûta 18,000 francs. C’est à Dombey que l’on doit la découverte du nitrate de soude ou salpêtre natif du Pérou, ainsi que la curieuse phosphorescence de la mer. Ses manuscrits font aujourd’hui partie des collections du Muséum d’histoire naturelle. — A. Ch.
COURRIER
Faculté de médecine de Paris. — - Par arrêtés du ministre de l’instructfon publique et des beaux-arts, en date du 19 février 1879, ont été déclarées vacantes :
La chaire d’histoire de la médecine et de la chirurgie de la Faculté de médecine de Paris ;
Et la chaire de pathologie et thérapeutique générales de la Faculté de médecine de Paris.
Un délai de vingt jours est accordé, à partir de la publication de ces arrêtés, aux candidats pour produire leurs titres.
Faculté de médecine de Montpellier. — M. de Girard, agrégé près la Faculté de médecine de Montpellier, est nommé maître des conférences de chimie et de physique à ladite Faculté, pour l’année scolaire 1878-79.
École de pharmacie de Paris. — M. Gérard, licencié ès sciences, préparateur des travaux pratiques de botanique à l’École supérieure de pharmacie de Paris, est, en outre, nommé préparateur du cours d’histoire naturelle à ladite École, en remplacement de M. Feca.
École de médecine de Rennes. — Un concours pour un emploi de suppléant des chaires d’anatomie et de physiologie s’ouvrira, le 1er mai 1879, à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Rennes.
École de médecine de Clermont. — M. Huguet, suppléant à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Clermont, est nommé professeur de chimie à ladite École, en remplacement de M. Bertrand, admis à la retraite.
— Par un arrêté en date du 15 février 1879, une session extraordinaire de baccauréatla s’ouvrira, le lundi 2A mars 1879, dans les Facultés des sciences.
Seront admis à s’inscrire pour cette session :
Les officiers de santé et les étudiants en médecine régulièrement inscrits à une Faculté, à une École de plein exercice ou à une École préparatoire ;
Les pharmaciens de 2e classe et les étudiants en pharmacie inscrits à une Ecole supérieure, à une École de plein exercice ou à une École préparatoire ;
Les jeunes gens qui ont atteint leur dix-neuvième année avant le 1er mars 1879 ou qui ont été ajournés deux fois et en justifient;
Les bacheliers ès lettres.
Les aspirants au baccalauréat ès sciences complet ou restreint devront produire le relevé de leurs inscriptions près d’une Faculté de médecine ou près d’une École de médecine et de pharmacie. Les officiers de santé et les pharmaciens de 2e classe produiront leur diplôme.
Concours. — Un concours s’ouvrira, le 6 octobre 1879, à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie d’Amiens, pour Un emploi de suppléant des chaires d’anatomie et de physiologie. Le registre des inscriptions sera clos un mois avant l’ouverture dudit concours.
— M. Sébastien Grillot, notaire honoraire, décédé à Plombières-les-Bains, à l’âge de 86 ans, a légué 100,000 fr. à l’hôpital de celte ville, 50,000 fr. au bureau de bienfaisance et 25,000 fr. à répartir entre l’hospice et le bureau de bienfaisance du Yal-d’Ajol.
Le centenaire de Davy. ■— Le centenaire de la naissance de sir Humphry Davy a été célébré jeudi à Penzance, sa ville natale, dans le comté de Cornouailles. A midi, le maire de Penzance a inauguré une grande exposition scientifique à Saint-John’s Hall, où l’on remarquait entre autres objets intéressants vingt-neuf lampes fabriquées par Davy lui-même au cours des expériences qui l’ont conduit à l’invention de sa lampe de sûreté, et une des deux mille batteries qui lui ont servi à dissoudre les alcalis et à découvrir le potassium et le sodium. Sir John Saint-Aubyn, membre du Parlement, a prononcé un discours dans lequel il a rendu un éloquent hommage à la mémoire de sir Humphry Davy.
— Les importations de bétail vivant des États-Unis en Angleterre, qui avaient pris dans ces derniers temps une si grande extension, vont être suspendues jusqu’à nouvel ordre,
Un décret que publie la Gazette de Londres vient en effet de décider qu’à partir du 8 mars aucun bétail vivant venant des États-Unis ne pourra être débarqué dans un port du Royaume- Uni. Cette interdiction est motivée par la constatation de cas de pleuro-pneumonie chez les animaux de l’espèce bovine de provenance américaine.
Prix. — L’Académie royale de médecine de Madrid avait mis au concours une question pleine d’actualité :
« Mesures que devraient adopter les gouvernements pour l’étqde des épidémies varioliques u et leur prophylaxie. Organisation qui doit être donnée au service de la vaccination et de « la revaccination. »
Nous apprenons avec plaisir que, dans sa dernière séance solennelle, l’Académie de médecine de Madrid a couronné un mémoire présenté à ce concours par M. E. Oibert, de Marseille, médecin de la 'Compagnie du chemin de fer, et qu’elle lui a accordé une médaille d’argent. L’Académie de médecine de Madrid a en même temps envoyé à M. Gibert un diplôme spécial l’instituant membre associé et correspondant. Les nombreux amis de M. Gibert applaudiront à cette distinction, juste récompense de ses travaux sur la variole, si appréciés dans le monde savant de tous les pays.
Concours public. — Prix d'anatomie (le prix est d’une valeur de 500 fr.). — Le concours pour le Prix de l’Enseignement libre aura lieu le jeudi 6 mars 1879, à 1 heure, 2, rue Antoine-Dubois, dans l’amphithéâtre de M. Fort, professeur libre d’anatomie. On s’inscrit à cette adresse à partir du 25 février.
Pour les conditions du concours, consulter le Guide de l'Étudiant.
Cours et exercices pratiques de médecine opératoire. — M. Fort commencera une série de leçons et les exercices pratiques de médecine opératoire, le lundi 21 avril 1879, à 1 heure, et les continuera tous les jours à la même heure. Le cours durera un mois.
On S’inscrira, pour ce cours, chez M. Fort, 21, rue Jacob.
— M. E. Chambard, interne des hôpitaux, répétiteur au laboratoire d’histologie du Collège de France, ouvrira son cours d’histologie normale et pathologique le 1" mars prochain. Ce cours sera complet en 60 leçons. Pour les renseignements, s’adresser au Collège de France, à M. Chambard, les lundis, mercredis et samedis, de 2 heures à k heures.
Le gérant, RiCHELOT.
Paris. — Tyoographte Félix Mmtestb et Cfi, rue des Deux-Partes-Salnt-Sauvenr, 22 7"
No 25
L’UNION MÉDICALE Mardi 25 Février 1879
ÉPIDÉMIOLOGIE