CONVERSION DE LA CHALEUR EN BIOUVEMEKT
La conversion du mouvement en chaleur ou, pour parler d'une manière plus générale, la produclion de la chaleur par le mouvement lorsque ce dernier cesse de se manifester sous sa forme ordinaire, est une notion avec laquelle notre esprit se familiarise sans difficultés, mais
' Voyez dans Hirn, ouvrage cité, une longue liste des nombres obtenus. Les expériences faites sur l'eau soumise à de fortes pressions ont donné 433 kilogrammétres ; lo choc des corps, 425. L'cipansion des gaz a fourni pour limite inférieure 423 et pour limite supérieure 441,6. I.a vitesse du son permet aussi de calculer l'équivalent dynamique de la chaleur.
n i)u gàlorioue.
nous ne concevons pas aussi facilement la réciproque, c*est-à-dire une absorption de chaleur corrélative de toute production de mouvement. D*après Tancicnne théorie, la chaleur étant une substance, elle ne peut disparaître; il est donc très-important d'établir la réalité du fait par des expériences précises, et la solution de ce problème présente des difficultés de plus d'un genre.
Supposons une machine à vapeur arrivée à un régime uniforme, dans laquelle, par des moyens appropriés on puisse déterminer la température de la vapeur à son entrée dans le cylindre et à sa sortie dudit cylindre; la connaissance de cette température suffira pour évaluer la quantité de chaleur contenue dans le gaz, et par suite les pertes qu'il a éprouvées en traversant la machine, sans (|u'il soit nécessaire de savoir ni sa pression ni son volume. Si le calorique reste en quantité constante, et 8*11 n'y a aucune absorption de chaleur pendant la production du travail, la vapeur, après avoir servi à mouvoir le piston, pourra en se rendant dans des tubes et des récipients convenablement disposés être employée à échauffer d'autres corps, de môme que 1 aurait fait la vapeur arrivant directement de la chaudière. En d'autres termes, on retirerait de la vapeur d'abord tout son effet utile comme agent thermique, et de plus le travail mécanique qui serait par suite obtenu sans dépense de combustible. Ainsi ou aurait le travail gratis.
Or, rien n'empêcherait que cette vapeur chaude, après avoir traversé un premier cyhndre, s'introduisit dans celui d'un second moteur, de sorte que l'on obtiendrait du mouvement indéfiniment; en outre, supposant évitées ks pertes dues au rayonnement, le mouvement perpétuel deviendrait réalisable ; car le second moteur pourrait produire par le frottement la quantité de chaleur perdue par rayonnement dans les deux appareils, compenser ainsi les pertes accidentelles, et de plus, restituer autant