ÉTAT GAZEUX
particules matérielles n'est pliSs nécessaire, mais elle est possible. Ces considérations sur la neutralisation des mouvements moléculaires jettent un jour tout nouvt*au sur le difficile problème de la constitution intime des corps. Un exemple éclaircira notre pensée.
Supposons un cas extrême, c'est-à-dire le choc de doux atomes doués seulement de translation, ou bien encore, se heurtant de telle façon qu'ils ne peuvent rebondir. Évidemment ces deux atomes resteront unis ensemble de même que ceux des corps nommés durs par les mécaniciens, et ils formeront un système animé du mouvement de translation^^ résultant des deux autres. Ce système pourra agir comme un corpuscule unique d'une masse double ou triple, en général multiple de celle d'un atome simple, suivant que deux, ou un plus grand nombre d'atome0> se seront réunis de cette manière. Nous avons là un exemple manifeste d'un agrégat d'atomes liés les uns aux autres, non par l'influence d'une attraction quelconque, mais par la simple inertie, et ce groupe présentera une certaine cohésion; car, pour le détruire, il faudra une force étrangère capable de surmonter l'inertie des atomes formant la molécule aiiisi composée.
Nous ne prétendons pas rendre compte de la cohésion par les seules considérations qui précèdent, mais ces remarques font entrevoir un moyen très-simple d'expliquer certaines circonstances de l'adhérence des molécules matérielles. Avant d'aller plus loin, il est utile de distinguer
vrait avoir un axe de rotation permanent ; mais, à cause (hc l'action perturbatrice exercée par le soleil et la lune sur la protubérance équatoriale, son axe n'est pas rigoureusemeni permanent, et on trouve que le pôle vrai décrit chaque jour un cercle excessivement petit de 0", 14 de rayon autour du pôle moyen. Ce déplacement n'étant nnllement appréciable à nos procédés de mesure, car il n'atteint pas un centième de seconde, les astronomes n'en tiennent pas compte, et dans les déterminations des latitudes on considère ces quantités comme constantes; autrement dit, l'axe est supposé permanent.
les uns des autres les divers assemblages d'atomes. On doit admettre : ,
i° Les atomes isolés et primitifs, qu'il serait bon d*ap. peler exclusivement les atomes ;
2° Les groupes multiples d*atomes. Ils peuvent être de forme plus ou moins compliquée. On pourrait les nommer molécules élémentaires, peut-être par leur mode différent de groupement donnent-ils naissance aux diflS^ rentes espèces de substances, chimiquement indécomposabjes jusqu'à présent, et appelées corps simples;
S° La réunion de ces molécules élémentaires forme les molécules des composés chimiques qui, pour la rigueur du langage, -doivent êlre désignées sous un nom spécial : on peut les appeler molécules chimiques, ou, si l'on veut, hétérogènes; il faut donc comprendre que rhétérogénéité résulte plutôt de la diversité de l'arrangement des atomes que d'une véritable diversité de nature, et cela pour des raisons que nous exposerons plus loin ;
4° Finalement l'assemblage des molécules homogènes ou hétérogènes produit les parcelles des corps qui, réunies suivant certaines lois que nous citerons, peuvent donner naissance aux molécules intégrantes des cristallographes.
Sans nous astreindre à employer toujours les expressions précédentes avec la signification précise que nous venons de leur donner, nous nous conformerons à ces distinctions autant que faire se pourra, et surtout chaque fois que la clarté du discours l'exigera.
En résumé, dans les corps gazeux, il n'est pas nécessaire d'admettre d'autres forces répulsives que celles résultant du mouvement moléculaire, car elles permettent d'expliquer les phénomènes d'élasticité.
Par suite, on peut se dispenser de supposer dans la matière des forces répulsives ; ancienne hypothèse dont la moindre difficulté était d'assigner à quelles lirtiites ces