TRANSFORMATION DU MOUVEMENT EN CHALEUR
tement réel, qui constitue la température du corps Ce mouvement consiste en oscillations moléculaires très-petites qui constituent le calorique et déterminent en nous la sensation du chaud. Aucun corps n'est exempt de calorique, donc aucun n'est exempt de ces vibrations. Or une somme de ces vibrations constitue une véritable puissance mécanique, et celle-ci de même qu'elle peut être engendrée par un mouvement sensible, de même elle peut produire ce mouvement à la faveur d'une transformation convenable, ainsi que nous l'avons déjà vu. Avant tout il est bon de dire quelques mots relatifs à la température absolue.
Nos thermomètres sont gradués d'après des températures con- lerapératun* ventionnelles. Le zéro centigrade correspond au phénomène phy- " ^ "'^ sique de la fusion de la glace, et le centième degré à l'ébulition de l'eau sous une pression de 760 millimètres. Mais à ce zéro les corps ne sont pas dépourvus de chaleur, puisqu'ils peuvent être refroidis davantage. Toutefois on peut évidemment arriver à un point tel que les molécules ayant une force vive de plus en plus petite, celle-ci devienne nulle, alors on aura le zéro absolu. A quel degré correspond ce zéro ?
Le procédé le plus rationnel pour le fixer, consiste à se baser sur Texpansion des gaz qui sont les corps les plus normaux et dans lesquels il ne paraît pas y avoir de résistances internes. Les gaz se dilatent de -^ de leur volume environ pour chaque degré centigrade, en conséquence à 275^ au-dessous du zéro thermométrique, leur volume n'existera plus ou tout au moins sera rendu insensible pour ce qui regarde la portion d'espace nécessaire à l'oscillation moléculaire qui serait partout éteinte. Ce point est le zéro absolu théorique. Je dis théorique, car il est probable qu avant d'arriver à cette limite, la loi de la dilatation change, et dès lors à ce degré les espaces destinés aux oscillations moléculaires ne seront pas nulles. Néanmoins les physiciens admettent la valeur — 273® comme zéro absolu, et elle est acceptable dans les calculs de toutes les expériences dans lesquelles les gaz se trouvent dans les limites de leur dilatation normale. Nous verrons en effet que toute la thermodynamique se fonde sur ces dilatations supposées normales, et en dehors de^uelles les formules calculées cessent d'être applicables
2t DU CAIORIQUE.