‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 46 sur 162 · DU PASSAGE DE L'ÉTAT SOUDE A L'ÉTAT LIQUIDE · texte numérisé non relu

DU PASSAGE DE L'ÉTAT SOUDE A L'ÉTAT LIQUIDE

plir cette opération variable selon la quantité des corps et en rapport avec la cohésion des corps.

En eftet, en considérant un changement dans Tétat d'agrégation d*un corps comme résultat d'un travail, la quantité de force vive absorbée doit être proportionnelle au travail produit ; or, la grandeur de ce dernier variant avec les différents corps suivant leur disposition moléculaire et leur cohésion spéciale, de même les quantités de chaleur nécessaires à la fusion ou à Tévaporation dos diverses substances ne doivent pas être égales entre elles. Ainsi la cohésion de la glace étant notablement moindre que celle du fer, la chaleur absorbée doit être moindre pendant la fusion de la première substance que pendant celle de la seconde. De plus, tout corps solide, avant d'entrer en fusion, exige une certaine élévation de température, lequel degré thermométrique dépend évidemment des obstacles plus ou moin.^ grands opposés à l'action de la force qui sépare les molécules.

Or, si on détermine les quantités dont nous avons parlé par rapport à des masses constantes, et en parlant du zéro ordinaire correspondant à la glace fondante, on trouve qu'elles ne sont point en rapport avec les propriétés procédant des attractions moléculaires ; de sorte que Ton pourrait tirer de là une sérieuse objection contre la théorie exposée précédemment. Mais en examinant les choses de près, on voit facilement qu'il ne faut pas s'étoimer si la relation indiquée par la nouvelle théorie ne se vérifie pas; car le défaut de concordance provient des principes qui ont présidé à la détermination des termes du rapport. En effet, nous Tavons dit très- souvent déjà : 1° il n'existe aucun rapport entre le zéro conventionnel de notre thermomètre et les quantités absolues de chaleur contenues dans un corps; au contraire, tout indique que si l'on voulait obtenir des résultats comparables, il faudrait prendre comme point de départ ce zéro absolu fixé par nous à — 275°. 2"* Lorsqu'on étudie les phénomènes régis par Tamplilude des oscillations moléculaires, par exemple, la variation de volume d'un corps sous l'influence de la température, il est fort peu rationnel de rapporter les valeurs aux poids et non aux volumes. En effet, dans la théorie mécanique, toutes les questions se réduisent à des calculs de volumes. Par suite, une loi peut ne pas se maniies-

A la

lemperaiure

absolue.

Et sous

les mêmes

Tolumes.

ter si l'on adopte le zéro ordinaire, et la considération des poids, au contraire, devenir évidente si Ton prend comme bases le zéro absolu et Tobscrvation des volumes. Semblable chose se présente lorsqu*on cherche à établir les lois de la dilatation, on doit déterminer la variation des volumes bien plutôt que celle des poids. Du reste, dans ce cas, Texpéricnce elle-même a conduit les physiciens à opérer ainsi.

Calories de Suivous doucccs préccptcs (o) pour calculcr les calories de fusibiUtéy c'est-à-dire les quantités de chaleur nécessaires pour porter de — 273° à la température de la fusion un volume égal de toutes les substances. Nous voyons alors les corps les plus tenaces et les plus résistants être précisément ceux qui absorbent le plus de chaleur (b), La conclusion est la même si, opérant non pas sur des poids égaux de substances, mais sur des volumes égaux, nous

et de fusion, cherchons les calories de fusion, c'est-à dire les quantités de chaleur qui, suivant l'ancienne expression, deviennent latentes pendant la fusion (c). Et enfin, la même proportion s'observe relativement à la dilatabilité des corps.

M. Cantoni', dans le travail déjà cité, ayant fait ces calculs et ces comparaisons, a dressé la table suivante pour les caloriques de fusibilité.

Galoripfi de fusibilité à vol. égaux.

Calorîps de

fusibilité -11.

à vol. égnui.

Fer

Mercure'

Sodium

Cobalt

Platine

Potassium

Or

MKTAi loIdes.

Cuivre

Argent

Aluminium. . .

Sélénium

Soufre.

Zinc

Cadmium. . . .

. . . 2iO

Phosphore

Iode 1 • •

loi

Antimoine. . . .

Brome

Plomb

Ètain

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