ondes
mecs par lui raies^ prouvent que la variation de la longueur des lumioeuses. ondes parvenant du soleil jusqu'à nous ne suit pas une loi de continuité. Or, avec les puissants spectomètres modernes, on est parvenu à observer uue infinité de raies; donc d'une longueur d'onde à une autre il existe un intervalle mesurable, quoique très-petit. Ces lacunes ne sont pas véritablement causées par un défaut de continuité dons les ondes qui peuvent prendre naissance dans l'éther, mais elles tiennent à d'autres circonstances dont l'étude sera faite plus tard. En effet, elles disparaissent dans le cas des solides simplement incandescents : alors on obtient des spectres tout à fait continus. A ce sujet, on nous permettra une remarque. Quelques auteurs ont voulu trouver les lois des harmonies des couleurs en les déduisant des rapports trouvés entre la longueur des ondes correspondant à ces raies obscures ; mais ces conclusions ne reposent pas sur des faits parfaitement établis, et, au lieu de se baser sur ces raies pour établir les combinaisons de couleurs agréables ou désagréables à l'œil, il serait préférable de se fonder sur les longueurs d'ondes propres aux teintes dont l'harmonie est reconnue dans les arts.
Si maintenant nous cherchons les limites extrêmes des radiations Ondes limiies calorifiques et chimiques, nous les trouvons de beaucoup plus et^wm?que'».
« Mosfolii, des Propiiélés des spectres de Fraùnhofer, Pise, 1845, p. 23.
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éloignées. Selon Mùller, la plus longue des vibrations calorifiques obscures mesurées jusqu'à ces derniers temps est de 0™™,00183» elle est donc triple de celle de la raieD,dontla valeur =0"*'",0006, et sextuple de Tonde extrême fluorescente, c'est-à-dire de Tullraviolet fixée à 0'^,0003 par Esselbach. Ainsi les ondes calorifiques sont environ six fois plus longues que les vibrations extrêmes chimiques nommées ondes fluorescentes. Du reste, l'étendue totale du spectre complet n'est pas toujours la même : Stokes, par des méthodes fort délicates, a obtenu à Taidc de la lumière électrique, un spectre chimique dans lequel la partie fluorescente était 6 fois plus longue que la région lumineuse ^
uM
jV
Fig. 10.
La figure 16 montre la loi d'accroissement de la longueur des ondes en allant du violet au dernier rayon calorifique obscur. La courbe FKO par ses ordonnées donne les longueurs approchées relatives aux diverses parties du spectre marquées par les mêmes lettres dans la figure 12. On voit par là la condensation des rayons au côté rouge et la dilatation du violet.
11 convient ici d'établir un parallèle entre l'échelle spectrale et
< MOller, B. U< Arch, se, physiques, 1850, vol. IV, p. 364, et SiUiman Journal, 1863, p. 108.