‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 97 sur 162 · ACTION DES MÉTAUX SUR LÀ LUMIÈRE. S · texte numérisé non relu

ACTION DES MÉTAUX SUR LÀ LUMIÈRE. S

lîques très-brillants, dissoutes dans l'eau, donnent un spectre ren* versé. Ces spectres ont été étudiés par Kuhn etGovi et prouvent la vérité des conclusions de Gauchy. Un prisme d'un angle convenable, renfermant ces solutions, donne le spectreavec le rayon rouge plus réfracté que le rayon violet, malgré Faction de l'eau qui tientla substance en dissolution et qui agit en sens contraire. Cette découverte très -intéressante prouve qu'on peut obtenir un rayon sans dispersion, en combinant convenablement des substances dissoutes dans l'eau. Si l'on réussissait à faire un prisme d'un métal fondu qui soit transparent, comme nous avons dit, on aurait un spectre complètement renversé, le violet étant du côlé le moins réfrangible.

Ces observations, très-importantes pour nous, établissent net- opposition tement la différence entre les milieux transparents et les métaux : ^^ ™t ""* les premiers arrêtent les ondes longitudinales, et les seconds les ira^Jî^^orenis ondes transversales; il devient donc utile de comparer entre elles les principales propriétés de ces substances pour arriver à comprendre comment les ondes transmises parles unes ne lesont pas parles autres.

Disons tout d'abord que la différence dont nous parlons ne dépend nullement de la nature chimique des corps, mais de la structure moléculaire ; en effet, le charbon, à l'état de graphite et à l'état amqrphe, agit de même que les métaux, tandis que, cristallisé, il se range à côté des corps transparents. Nous avons mentionné, il est vrai, que le diamant polarisait imparfaitement la lumière, mais cette particularité dépend de la très-grande intensité de son pouvoir réflecteur. Les mêmes résultats ont été obtenus avec le bore, qui, lui aussi, se présente sous deux formes: Tétât graphitoïde et Tétat adamantin.

Les expériences de Faraday nous mettent sur la voie de la vé- Transparence rite*. Chacun sait que Tor en feuilles très-minces, vu par transmission, présente une belle couleur verte ; l'or chimiquement pur offre la même couleur, mais tirant un peu plus vers le bleu. D'après le physicien anglais, les feuilles ordinaires ont une épaisseur égale au | ou au |- de la longueur d'onde des rayons jaunes. En faisant flotter une de ces feuilles sur une dissolution aqueuse de

* Faraday, mémoire cite.

de la pro>sion

sur

la couleur.

cyanure de potassium, on peut réduire son épaisseur à n'cire plus que de -^ de cette même longueur d^onde. Dans ces conditions, la couleur verte delà lumière transmise persiste à se manifester dans tous les{)oints où le microscope n'indique aucune solution de continuité; ainsi, cette coloration spéciale est due à une véritable ah- Effit sorption. On arrive à la même conclusion en remarquant que ces feuilles, plongées dans le sulfure de carbone pour annihiler Teffet du verre sur lequel elle doivent être appliquées, polarisent la lumière plus énergiquement qu'une lame de verre placée dans l'air. Suivant Faraday, la compression des molécules métalliques exerce une grande influence sur le pouvoir absorbant des métaux. En effet, si on chauffe avec précaution une feuille d'or adhérente à une lame de verre, elle devient transparente, mais la plus légère pression exercée sur sa surface, soit avec le brunissoir, soit même avec l'ongle, suffit pour faire réapparaître la teinte verle. Transparence Cette propriété n'appartient pas exclusivement à Tor ; on la rc-

lies niclaux» •»■• va.vi • *

trouve également dans 1 argent. Les feuilles minces de ce métal laissent passer une lumière violacée ou pourpre; si on en place un certain nombre dans un tube et si on les chauffe assez fortement, elles prennent une transparence que l'on n'aurait jamais crue appartenir à une substance métallique'. Comprimées de nouveau, les lames reprennent l'éclat métallique primitif et présentent une teinte pourpre lorsqu'on le regarde par transmission ;de plus, il est difficile de distinguer la flamme d'une bougie à travers une ou doux de ces feuilles, tandis que lorsqu'elles sont chaudes, quarante ne suffisent pas pour arrêter la lumière. Des phénomènes analogues ont été observés avec les autres métaux réduits en vapeur dans une atmosphère d'hydrogène à l'aide de décharges électriques et précipitées sur des lames de verre. Le platine et le palladium agissent exactement comme l'or; ils polarisent la lumière et font tourner le plan de polarisation dans le même sens ; de même pour l'étain, le plomb, Taluminium, l'argent, le rhodium, etc., les sulfures d'antimoine, de mercure, de cuivre, etc. On a aussi reconnu que ces couches ou voiles métalliques, pour être visibles, devaient présenter une certaine épaisseur.

' Nous avont dit plus haul que le fer chaufTu au rouge est translucide; noua-inâmes avons reconnu qu'un jet de cuivre en fusion est parfaitement transparant.

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