‹ L'universChapitre 54 sur 212 · Charançon du pin, grossi · texte numérisé non relu

Charançon du pin, grossi

léoptères qui , à peine dans nos doigts, feignent, par leur immobilité , d'être tout à fait morts , et qui , aussitôt abandonnés, déroidissent peu à peu leurs membres et bientôt fuient à toutes jambes. Quelques-uns restent si obstinément immobiles quand on les tourmente , que rien ne peut les tirer de leur feinte obstinée. La Vrillette entêtée, si véridiquement nommée, se laisse plutôt flamber ou noyer que de fuir, quand une fois la frayeur l'a contractée. L'expérience a prouvé ce que nous avançons. De Geer et Duméril affirment qu'ayant vivement effrayé plusieurs coléoptères de cette espèce, ils se laissèrent brûler sans essayer de s'échapper.

D'autres, pour se soustraire à leurs ennemis, poussent encore la ruse plus loin. Jeunes et faibles, ils se couvrent d'uu

masque insidieux , d'une guenille repoussante ou d'une enveloppe infecte, de toiles d'araignée ou d'excréments; ces mêmes insectes meurent revêtus d'un manteau de pourpre et d'or. Tel se voit le Griocère du Lis. Son ignoble larve , molle et

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