TENTATIVE DE DIVISION DD PEUPLE EN QUATRE CASTES, COMME DANS L'INDE
«Il voulait, par exemple, introduire en Chine la division du peuple en quatre castes: elles paraissent avoir été calquées sur le modèle de celles de l’Inde ; car il statua que le fils d’un marchand ferait le négoce, que celui d’un artisan apprendrait un métier, et que celui d’un officier militaire ou civil suivrait l’une ou l’autre de ces carrières. Il paraît que ces distinctions n’ont jamais été suivies bien rigoureusement, et qu’on est bientôt revenu aux anciennes formes, qui laissaient à chacun la liberté dese choisir un état. Wenti, surpris du grand nombre decolléges entretenus aux dépens de l’État, et de la
(*) On trouve dans le magnifique Recueil impérial contenant lis étlits, déclarations, ordonnances, etc., déjà cilé, l’ordre suivant, par lequel Wes-ti , après avoir soumis un petit royaume qui s'était révolté, refuse d’en rendre des aelions de grâces à V Être suprême (Chang-ti , empereur suprême) sur une montagne qui serait choisie pour cette cérémonie.
« J'ai envoyé un de mes généraux pour mettre à la raison un petit royaume rebelle. L'expédition a réussi. Qu’esl-ee que cela? Cependant chacun me flatte et m’applaudit. Ou me presse même, tout peu vertueux que je suis, de faire la cérémonie fung tchen sur quelque montagne fameuse.
- Pour moi, je n’ai jamais entendu dire que Yempereur suprême ( Chang ri) pui se être tout hé par des discours vains et frivoles. Je défends absolument que désormais on m'en parle. » (Du Halde , t. Il , p. 578.)
prodigieuse quantité de lettrés subalternes dont l’empire fourmillait, ne conserva que le collège de la capitale. Il destina les bâtiments de ceux qu’il avait supprimés dans les autres villes à servir de greniers publics, et ordonna que leurs revenus seraient employés à acheter des grains pour être distribués au peuple dans les temps de disette. Malgré la sévérité qu’il déploya dans cette circonstance, il ne fut nullement ennemi des lettres; il voulait seulement supprimer la foule des demi-savants, qui se croyaient en droit de prétendre aux plus hautes places dans le gouvernement.