XIII' DYNASTIE LES THANG
DI 618 a 909 BE SOT A B à*8 289 ASS, 20 Eli-
ritim.
Les deux derniers empereurs de la dynastiedes Souï résidèrent à Lo-yang, rlàns le Ilo-nan , pendant que Liyoüan régnait à Si-ngan-foa , dans le Chen-si (que son fils avait pris), sous le titre de prince de Thang. Les mécontentements du peuple et le mépris dans lequel les derniers empereurs des Souï étaient tombés , facilitèrent beaucoup l’avénemerit d’un nouveau pouvoir. Le gouvernement, abandonné aux mains indignes de quelques eunuques et de mandarins sans probité, qui maltraitaient impunément les populations, 11’avait plus de force que pour le mal. Des troupes de voleurs désolaient les provinces ; plusieurs chefs de ces dernières avaient pris les armes pour se rendre iudépendants. Enfin
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l'empire était arrivé à cet état de dissolution matérielle et morale qui est un des symptômes les plus certains d’une révolution prochaine.
C’est dans ces circonstances que le fils de Li-ymian, jeune homme habile et plein de talents, proposa à son père de prendre les armes et de s’emparer de l’autorité souveraine. Ce dernier se fit d’abord nommer prince de Thang et lieutenant général de l’empire; mais Koung-ti , le dernier empereur des «Sou?, qui régnait encore nominalement, abdiqua bientôt en sa faveur, et le lit reconnaître empereur avec toutes les cérémonies usitées en pareille occasion.
Il reçut ainsi , avec l’autorité souveraine qu’il possédait déjà , le titre d’empereur légitime qu’il lui fallait pour sanctionner sa puissance.
Le nouvel empereur fut sensible à cet acte d’abnégation , et il conserva des sentiments d’humanité pour la famille déchue. « Dans le renouvellement de l’empire, dit-il, lorsqu’une famille en a remplacé une autre pour le gouverner, il est rare qu’on n’ait pas exterminé tous ceux qui , en vertu de leur naissance, pouvaient se flatter d’avoir quelque droit au rang suprême.
Une barbare politique, que la crainte faisait envisager comme nécessaire, inspira cette cruauté aux fondateurs de dynasties, et en particulier de celles qui sont le moins éloignées du temps où nous vivons. Pour moi, loin de me conformer à un usage qui paraît consacré aux yeux des hommes sanguinaires, je ne veux fonder mon empire que sur la justice et l’humanité (*). «
Ce n’est pas que le prince de Thang fût le seul aspirant à l’autorité impériale; tous ceux qui étaient ou se disaient princes du sang de la famille déchue, tous ceux qui commandaient des corps d’armées ou des provinces,' aspirèrent aussi à recueillir la succession lâchement abandonnée de la dynastie des Soui. La rapidité des révolutions dynastiques, la facilité que plusieurs chefs militaires avaient eue
. (*) Mcm. sur les Cliin. , t. Y , p. 88,
de s’emparer de l’autorité souveraine, avaient excité les ambitions les plus vulgaires : c’était comme dans le Bas- Empire, où le dernier soldat pouvait légitimement aspirer à devenir empereur.
ÉTAT DE L'ASIE A CETTE ÉPOQUE. îp]
A l’époque de l’avénement de la grande dynastie des Thang (618 de notre ère”), l’Asie était le théâtre de grands événements. La puissance religieuse du prophète Mohammed (Mahomet) agitait les populations arabes, et l’empire des Sassanides était menacé par ces mêmes barbares de l’Asie centrale que la Chine avait plusieurs fois repoussés de ses frontières, et qui devaient propager l’islamisme par le fer et la flamme dans une grande partie du monde.