CÉRÉMONIE EN L’HONNEUR DE KHOÜNG
tseo. établissement de nouveaux, collèges et ü’écoles publiques.
Pendant que son fils triomphait ainsi successivement de tous ses ennemis, l'empereur K ao-tsou portait son attention sur l’administration intérieure de l’État; il se rendit au collège impérial , y fit la cérémonie chinoise à la mémoi re d u grand phi losophe K houngiseu, comme ancien sage ou ancien docteur ou maître. Il ordonna aux princes et aux grands d’enVoyer leurs enfants à ce collège pour y être instruits. Peu de temps auparavant, le même empereur avait ordonné que dans toutes les villes, bourgs et villages il y eût des collèges et des écoles
publiques (*). Cependant, quoiqu’il eût honoré publiquement la mémoire de l’ancien sage, les historiens rapportent qu’il était partisan de la doctrine de Lao-tseu (vov. page 110). Un jour on lui dit qu'un homme avait vu sur la montagne ïang-kio ( aux cornes de bélier ou aux éclairs ), le vieil ancêtre, habillé en blanc. Ce vieil ancêtre lui avait dit : « Pars pour la cour de C empereur Thang; dis-lui de ma part que je suis Lao-kiun , un de ses ancêtres. Sur le rapport de cet homme, l’empereur fit bâtir sur la montagne aux cornes de bélier un temple magnifique en l’honneur de Lao-kiun ou Lao-tseu, dont les traces subsistent encore.
On rapporte aussi que, sur l’avis de son premier ministre, il obligea cent mille bonzes ou moines bouddhujues et Tao-sse d’abandonner la viecénobitique et de se marier, afin d’avoir par la suite des enfants pour augmenter et entretenir les armées chinoises.