NOUVELLE DIVISION DES PAYSOCCIDENTAUX DR L'ASIE
L’année 661 de notre ère, le gouvernement chinois divisa de nouveau les pays occidentaux de l’Asie en huit départements (.fou), et en soixanteseize arrondissements ( tchéou ). Ces pays étaient situés entre Kaschgar et la mer Caspienne et d'autres pays voisins. La Perse y était comprise, parce que les rois de Perse avaient souvent réclamé les secours des armées chinoises, et qu’ils étaient considérés comme feudataires de l’empire chinois. A l’époque dont nous parlons, le fils de Isdegerde, roi de Perse, fut nomme roi de Perse par l’empereur Kao-tsoung. Après la mort funeste de son père, ce prince,
« Je remarque que, selon le Tsi-fouyouan-kouéî, la troisième lune de la troisième des années tlûan-cliéou ( 69a), le roi du royaume de ITndc orientale, nommé ilo-lo-pa ma; le roi du royaume de l’Inde occidentale, nommé Clù-lo-yi-lo ; le roi du royaume de l'Inde méridionale, nommé Tchi-lou-klti-pa lo ; le roi du royaume de l’Inde septentrionale, nommé A ’a-tia; le roi de l'Inde centrale, nommé Ti-mosi-na, envoyèrent tous à la cour offrir des présents »
que les Chinois nomment Pi-loü-sse, se retira dans leThokharestan; il pria l’enippreur chinois de le secourir.
Ce dernier répondit qu’il était trop loin de la Perse pour y envoyer ifne armée. Il fit parler au roi des* Mahoniétans, dit Gaubil, en faveur de Pilou -.mc. Mais les Mahométans refusèrent de le secourir. L’année 663 de notre ère, l’historien chinois Sse-makouang indique d’une manière générale que les troupes du Khalife défirent les Persans et les Grecs, et qu’elles tirent des incursions dans les Indes.
Le même historien avait déjà indiqué une guerre du Khalife, ou chef des Mahométans, dans la Transoxane, pendant.les premières années du règne de Tao-tsoung (de 650 à 655). Dans la même période de temps , le mente Khalife envoya un ambassadeur à l’empereur chinois.
L’apparition d’une comète (18 mai 668) causa une grande frayeur à l'empereur Kao-tsoung. Comme dans toutes les circonstances semblables d’un phénomène extraordinaire , le chef de la nation se crut coupable de grandes fautes , et il s’imposa des pénitences et des privations.