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SIG

de joie pour toute la Chine ; tous ceux qui étaient restés attachés à la dynastie des Thang accoururent se ranger sous les étendards du nouvel empereur, nommé Sou-tsoung (756); le roideKhotan, un des princes feudataires et alliés de l'empire, vint à son secours; tous les États de la petite Boukharie , le Kakhan des Oïgours , le roi de Farghana , et les Arabes , envoyèrent des troupes auxiliaires contre le rebelle.

Le nouvel empereur (756-761!) se laissa bientôt, comme son père, gouverner par les femmes et les eunuques.

De nouvelles révolutions éclatèrent, et les troubles ne cessèrent pas pendant les six années de son règne. Les Arabes et les Persans faisaient , dit-on , à cette époque, un commerce considérable à Canton. En 758, profitant des troubles qui déchiraient la Chine, ils excitèrent une émeute dans cette ville, à la faveur de laquelle ils pillèrent les magasins , brûlèrent les maisons des marchands, puis se retirèrent par mer. Le gouverneur de la ville se sauva en sautant par-dessus les murailles.

Le puissant rebelle Ngan-lou-chan continuait à occuper une partie de la Chine; après avoir pris Tchang-ngan (Si-ngan-fou) , il s’empara des trésors impériaux qu’il fit transporter à l’autre capitale, nommée Lo-yang; il v fit transporter aussi une centaine d’éléphants et de chevaux du palais, qui étaient dressés à danser en mesure au son des instrumertts de musique, et à présenter une coupe à l’empereur, leur maître , pendant ses repas. Ces animaux furent amenés devant Nganlou-chan, et la vue de leurs exercices ayant ému de compassion beaucoup de Chinois, auxquels ils rappelaient la fuite et les malheurs de leur ancien maître, Ngan-lou-chan ordonna de les faire tous mourir; et il n’épargna ni femmes, ni filles , ni enfants , ni vieillards des familles qui lui parurent suspectes.

Ce Tartare , qui était parvenu à un si haut degré de puissance que la dynastie des Thang faillit perdre l’empire , fut assassiné dans son lit par un

de ses eunuques, sur les instigations de son fils aîné , qui le fut bientôt à son tour par un général de l’armée de son père , lequel général fut également tué par son (ils aîné, qu’il avait voulu priver du trône, au bénéfice du plus jeune de ses enfants.

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