TRAVAUX LITTÉRAIRES DE KIIANG-III
Les lettres fleurirent sous le règne de Khang-hi ; lui-même les cultivait avec succès. Outre différents morceaux de poésie et de littérature qui sont tombés de son pinceau , qu’on a recueillis avec soin , et qui forment une collection de plus de cent volumes (*), on a de lui des maximes pour le gouvernement des États ; elles ont' été commentées par son fils Young-
(*1 On les possède à la Bihliothèciuc roy. 4e Paris.
tciitng(*). Les Mémoires concernant les Chinois renferment plusieurs traductions d’écrits de cet empereur (**).
Il serait trop long de donner ici la liste des ouvrages que cet empereur fit composer par les lettrés de sa cour, ouvrages auxquels, suivant l’usage, on a mis son nom ; il suffira de citer, comme des entreprises qui ont honoré son règne , la rédaction d’un Dictionnaire chinois -mantchou, par ordre de matières ; la traduction en langue tartarc des King, et de quelques autres ouvrages moraux ou historiques, et du Thoung-kian-kang mou , en particulier ; la composition des Jikiang, ou Lectures journalières, vaste commentaire sur les King et les S section, ou Quatre livres ctasssiques , en style vulgaire ; une édition plus ample et plus magnifique du beau recueil de pièces d’éloquence et de littérature, intitulé Kou-wen > ouan-kiàn, du nom de la belle bibliothèque que Khang-hi avait rassemblée dans son palais, et qu’il avait nommée ïouankian, Miroir des sources, dont il a été souvent question dans cet ouvrage, et enfin un Tseu-tian, ou Dictionnaire chinois, rédigé sous sa direction par trente lettrés du premier ordre, et contenant environ quarante mille caractères, dont huit mille ne sont que des variantes ou des formes hors d’usage.