‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuples (volume 2)Chapitre 39 sur 66 · PALAIS DB LÀ RÉGENTE ET HABITATIOH DES MISSIOMM AIRES · texte numérisé non relu

PALAIS DB LÀ RÉGENTE ET HABITATIOH DES MISSIOMM AIRES

La demeure de la régente est située plus loin sur la plage de PapaMti. C'est une maison grande et jolie , entourée de (leurs et de beaux arbres fruitiers. A deux cents pas plus loin, on voit l'habitation et la chapelle de la Mission.

M. Crook , un des plus anciens missionnaires envoyés aujourd'hui par la société de Londres à Taïarabou , y a demeuré longtemps.

BSLVéOÈRB DE POMARB II.

Près de là on aperçoit le très -petit tlot de Motou-Ta , oasis placée au sein des récifs qui s'élèvent au milieu des solitudes delà mer. Cet Ilot charmant était le belvédère du roi Pomare II.

C'est là qu'il employa une partie de son temps à traduire la Bible en taîtien.

FOROM REUGIEUX ET LÉGISLATIF.

A peu de distance de la résidence royale, l'attention de l'étranger est frappée à la vue d'une sorte de hangar immense, long de 600 pieds et large de 70. Toute la population de

nie, se montant à âept mille hàbmrifir, s'est quelquefois réunie dans cette enceinte, soit pour écouter la prédication de la loi chrétienne et les exhortations de ses ministres, soit pour discuter la constitution et les lois da pays^ Les réunions des assemblées religieuses et des conseils législatif sont plus rares depuis quelques années , et cette espèce de forum est mai eatretenu.

ne DE MOWA.

Après avoir gravi le morne Taha- ' Raï , et mardié pendant quelques heures dans un chemin roide et difficile , on est bientôt obligé d'avoir recours aux buissons, aux bruyères épineuses et à des fougères gigantesques, pour gravir un roc uérissé d'aspérités angulaires, avant d'arriver au fameux pic de Mowa. Parvenu au dernier plateau servant de base au piton, et situe à 7300 pieds de hauteur, on est contrain t de s'arrêter; du moins aucun voyageur ni indigène n'a poussé l'intrépidito jusqu'au point de déchirer son corps d'épines, pour arriver au sommet au pic, qui paraît avoir quinze cents pieds de hauteur. Le plateau dont nous venons de parler renferme des arbres des hautes zones, et des cyathées arborescentes , déployant leurs touffes gracieuses que rasent de nombreux phaëtons. De ce lieu on domine le nord de l'Ile de Taîti , les pitons d'Eîméd et de Tabou-ÉmanoUf et les plaines de Tétoua-Roa éloignées do plus do douze lieues.

AlWBS DU MORAI Dl PAPiftA.

Dans le district de Papara, près do Tébou-Toa-Téa , se trouve le fiimeux moraî de Papara , édifice remarquable, consacré par le grand-pere de Taati au dieu. Oro , son protecteur dans ses guerres contre Pomare; il n'en reste plus que des vestiges depuis l'introduction du christianisme dans i'arcbipel (voy- pi. 161).

LAC WAm-UA.

Dans l'intérieur de Ille de Taîti

OCÉANIE

existé bà lié iioihfiîéWatjillîà, réser- Toir mjstérieùx dont les eaux , si Ton en croit les naturels, n*ont point de fond, et dont les bords, suivant les tuperstitions que nourrissait ce peuple , pendant qu*fi était encore soumis au paçanîsme, étaient continuellement peuples de mauvais génies.

âMOmiLBa MONSraDEDSBS.

Pans les ririèTts de la grande presqu*tJe de talti on trouve d'excellentes A^rettcM et de poissons fort bons I oianger. Un lac situé à une grande hauteur, et avant 66 pieds de profondeur sur ses oords et MO pieds vers le inUieu, renferme des anguilles monstrueuses, semblables à celles qu'on rencontre quelquefois dans les bassins élevés de nie de France.

SUCAiniB.

Sur la pointe Ta-One, M. Bîcknell, Anglais, a établi une riche sucrerie au milieu de magnifiques champs de cannes dont Quelques - unes s'élèvent de 20 à 25 pieds de hauteur, et atteignent unegrosseurproportionnelle. La canne à sucre de Taïti est la meilleure qui soit connue dans le monde entier (voy.

pi. 160). Près de cet établissement est une vaste et belle propriété bien cultî vée, appartenant à un mdigène nommé Taati.

IXBVX mKMAVQUABLRS PS VOM Vniio OU

MocRiA. arris, lac bt havaji o'opon-

XOIIOU.

I.*tled*E!méo, queles Indigènes nomment plutôt Mourea, offre les sites Jes plus variés et les plu» pittoresques. Nul pajs ne surpasse la fécondité de son soL Des torrents fougueux y bruissent au milieu des ravins. Un beau lac sitnë entre la mer et les montagnes foisonne en canards et en pois&ons.

Éîméo ou Mourea possède un mouillage aussi sûr que commode, souvent TÎsîté par Cook; c'est le havre delalou ou Opou-Nobou.

ÉGUSB DB PAPÉTOAI.

Le yillage de Papétoaî, composé de

petites ca^es bâties â Veutopé^tihè ; est situé à l'ouest d'Opou-Nônou. pé vlllace possède la plus belle église de Tarcnipel. CVst un grand bfltimeril octogone de 60 pieds sur chaque fafee.

construit en blocs de coraih, d'un poli si parfait qu'on les prendrait pour de la pierre de taille. On y voit des bancs et une tribune comme dans les temples protestants. La tribune est en bois d'artocarpui,

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