II. RÉGION CENTRALE. Nordenfieldi, ou au nord des montagnes
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Ht. RÉGION SEPTENTRIONALE. Nordi.awdibs, ou pays du nord, (t CordUnd 338.00 20,30 318.30 37,700 ) n^A.U""U'!'
d’ Alstenoe}.
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Hundholm.. . . Tromsoe ( ilc «le Tromsoc).
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Totaux 2048,02 130.77 2770,30 i 1,050,000
( i) Le* évêchés sont marqués do signe
(a) Ce bailliage se compose du comté de Laurwig et da celui de larlsberg.
iirsTït uctiow publique. près , y possède les notions les plus
* indispensables, et c’est à peine si sur
L’état de l'instruction primaire n’est mille paysans on en rencontre un seul pas moins satisfaisant en Norwége qui ne sache ni lire ni écrire, qu'en Suède. Tout le monde, à peu Ce qui a puissamment contribué à
répandre l’instruction primaire en Norvège, c’est que là comme en Suède on n’accorde la confirmation qu’a ceux ui savent lire et écrire. Cette conition est également exigée pour l’exercice des droits politiques.
«La difficulté, dit M. Ampère que nous nous plaisons à citer, la difficulté est d’aller à l’école dans un pays où les habitations sont isolées et "séparées quelquefois par une distance de sept à huit lieues. Comment faire? On obvie à cet inconvénient par des maîtres d'école ambulants. L’un d’eux s'établit sur un point pour un temps, durant lequel il instruit tous les enfants des habitations qui ne sont pas trop éloignées. Cela lait, il lève sa tente et va porter ailleurs son enseignement nomade. Malgré cette facilité, les écoliers doivent avoir encore de terribles courses à faire pour en profiter, et avec une tète norvégienne qui n'apprend pas vite, un petit paysan doit taire en allées et venues l’équivalent d’un voyage avant de savoir lire.
« Tout paysan a sa Bible qu’il lit le dimanche, et souvent d’autres livres encore. Au rapport des libraires de Copenhague, il se vend, proportion gardée, beaucoup plus de livres en Norvège qu’en Danemark, et cela non-seulement dans les villes, qui, d’ailleurs, ne sont pas nombreuses, mais encore dans l’intérieur du pays. M. P.
E. Muller (*), à qui j’emprunte ce détail, dit avoir connu des voyageurs ui avaient trouvé chez un paysan, ans les montagnes, un Euclide que le ère de famille avait étudié d’un bout l’autre; chez un second, il trouva quelques écrits de Kant; chez un troisième, un volume de Rousseau (**). »
Comme en Suède, c'est dans des gymnases que l'on reçoit l’enseignement secondaire.
Christiania, Drontheim, Bergen, Ghristiansand , Kongsberg, Laurwie, Frédérikshall , Osterrisœr, Frédérik-
(') Urbrr (Un llrsprung u nd Vcrfall Jer /sltendischeu historiographie, p. «53.
(**) Ampère , Esquisnex du Nord, p. 106.
stad et Drammen , ont des établissements d’enseignement mutuel, et on compte dans tout le royaume cent soixante-cinq mille écoliers. Dix élèves de l’ordre des paysans sont élevés, aux frais de l’F.tat, dans l’école royale d’agriculture.
Quant à l’enseignement supérieur, l’université de Christiania s’efforce de rivaliser avec celles d’Upsal et de Lund, et cette louable émulation ne peut que contribuer aux progrès des hautes études. Dix-sept professeurs, parmi lesquels on distingue MM. Keyser et Esmark , y donnent des leçons à six ou sept cents jeunes gens. Christiania
Possède aussi une école militaire pour artillerie et 1e génie; Drontheitn a une institution des sourds et muets.
Les établissements scientifiques que l’on trouve dans les trois capitales de la Norvège aident encore au développement littéraire de la nation. L’université de Christiania renferme cent trente nulle volumes ; elle a en outre un beau cabinet de physique, un observatoire, un jardin botanique et une collection d’histoire naturelle.
Cette même ville possède encore un collège ayant deux bibliothèques, et dont le réfectoire sert de lieu de séance au storthing; une école bourgeoise, une des dimanches pour les ouvriers, une de dessin et d’architecture, une de commerce et de navigation; des sociétés de la science militaire, de la géologie, du bien public, de l’encouragement de l’industrie; enfin plusieurs établissements de bienfaisance pour secourir les orphelins, les pauvres honteux, et faire instruire les enfants des indigents; en outre, il s’y publie onze journaux politiques et sept journaux scientifiques.
Bergen, cité toute commerçante, a fait moins pour les lettres ; elle a cependant une société royale de musique, une rcole royale et une école de navigation.
Drontheim possède une académie royalcdes sciences, uncabinet d’histoire naturelle, une bibliothèque assez riche, mais fort mai rangée, il y a quelques années , et dont le bibliothécaire, or-
NORWÉGE
ganiste de la cathédrale, soutenait à tout venant que l’alcoran est un ouvrage chinois; enfin <m séminaire pour l’instruction des Lapons , et quelques autres établissements littéraires. C’est peu pour une ancienne capitale de royaume, mais c’est beaucoup pour une population de douze mille âmes.