COXGERNANT LA. SECONDE ÉDITION DE L'OUVRAGE
DE M. H. DE May.
M. Ch. Byse rappelle dans son « Introduction » que des changements plus essentiels que ceux apportés au titre du livre de M. de May semblaient réclamés et lui ont été proposés.
Voici quelques explications à ce sujet;
Disons d'abord que « VEcono^nie matérielle » a reçu l'approbation unanime de plusieurs hommjes compétents. L'un d'eux, possesseur d'un exemplaire de la précédente édition, nous a dit en propres termes ceci : « Vous n'avez rien à changer à la « première partie, car tous les travaux scientifiques accomplis « durant ces douze dernières années sont venus confirmer le« « idées de M. de May. »
Les modifications désirées concerneraient, en effet, seulement la seconde partie ou « C Economie spintuelle, » Elles portent sur deux points, l'un consistant à éclaircir et grouper ce qui se rapporte au « Monde divin >, l'autre portant sur une meilleure coordination des chapitres ou une classification différente des matières.
Les observations relatives au < Monde divin » nous paraissent justes et de nature à faciliter l'étude de cette portion, la plus difficile à -saisir, du travail de M. de May. Nous allons chercher à les relever, en déclarant d'ailleurs, une fois pour toutes, que, soit les auteurs de ces observations, soit nous-môme, n'en apprécions pas moins hautement, comme il le mérite , l'ouvrage primitif, que nous rééditons tel qu'il a paru déjà, sauf les corrections de style et le changement du titre dont M. Byse s'est occupé.
La première remarque concerne l'idée avancée par M. de May (ch. VIII, § 1, page 327> à propos de la molécule (l'individualité spirituelle) qui, d'après lui, serait indivisible pour Dieu, comme la molécule matérielle des règnes inorganiques le serait pour l'homme. Cette idée, adoptée entre autres par Leibnitz, ne paraît pas s'harmoniser avec l'enseignement donné par M. de May
à propos des forces ou des vies les plus inférieures du Monde matériel qu'il déclare avec raison être périssables, tout aussi bien (quoique moins fragilement) que les vies plus supérieures. Quant au pouvoir de l'homme à l'égard de la molécule ou de la cellule , pour tout ce qui rentre dans le domaine du monde matériel, nous estimons que les progrès qui restent à accomplir par la physique et la chimie, — cette dernière branche de la science est encore à son état d'enfance — , permettent tout au moins de supposer que l'humanité pourra un jour arriver à diviser, analyser et détruire la molécule douée de force ou de vie. M. de May a sans doute voulu parler de V atome privé de tout principe vital , c'est-à-dire de la particule de substance dans son état le plus primitif, vain, insignifiant, inerte ou inanimé. Or là où l'archée (le principe) de la vie manque, c'est le non être, le néant et on ne peut détruire ou diviser ce qui n'existe pas. En parlant du non être, du néant, nous n'entendons pas donner l'idée du « vide », car, pour nous, le vide n'existe nulle part. L'Univers est rempli par trois substances: la matière ou le corps, l'âme ou l'esprit et la vie divine ou le Saint-Esprit. Ces trois substances se trouvent dans l'Univers, les unes sans force, ni vie : c'est le néant , le non être , la mort. Les autres sont douées de forces' et de vies matérielles, spirituelles et divines; ces substances animées constituent seules une manière d'être, un état effectif ou « l'être » proprement dit. Or c Vêtre », ce qui ectiste (toute substance douée de force ou de vie), est divisible et destructible, soumis, universellement à l'action de Dieu, et à celle de l'homme quant aux choses qui rentrent dans le domaine de celui-ci. Il résulterait de cette remarque ceci :
\^ L'individualité (molécule) spirituelle est destructible aussi bien que l'individualité (molécule ou cellule) du monde matériel, mais les atomes (sans aucune vie) de la substance spirituelle sont indestructibles pour Dieu, comme les atomes ("sans aucune force ou vie) de la matière le sont pour l'homme.
3* Les âmes inorganiques ou les esprits les moins doués du monde spirituel sont destructibles et périssables, au même titre que les forces où les vies du monde matériel (voir page 332, dernier alinéa).
On aurait voulu modifier le chapitre IX ainsi qu'il suit: CHAPITRE IX.