Bulle pontificale tic
4. DiUîb. du Cnlld^c Jes docteurs, du 27 mai 1649. A. V. D 30, f- 8. Cf. A. V. D 32, r*" J90, 202, 2^3, 2S8.
&. iJtHib. (lu 7juiïL lt)i5. A. V. D 29, f« 236. En retour, les coll^^içials pouvaient iHudJer le*^ letLi es humaines et la philosophie, préparation nécessaire aux lUude^i LhMlo^Mi|UC\s.
fl. A. V. D 33, f" te. Uélib. du Collège des docteurs du 14 mai 1725.
pour les raisons qu'on a déjà vues, le nombre des étudiants s'accroît à Avignon dans des proportions inattendues. Les registres d'inscriptions n'existent que depuis 1718. Mais les archives nous donnent pour la période antérieure des chiffres intéressants. Ils nous apprennent, par exemple, qu'en 16S7 les professeurs de droit comptaient cinquante-trois élèves, le régent de médecine treize, celui de théologie trente-deux*. Et jusque vers la fin du siècle, la moyenne des présences annuelles oscille autour de trente pour le droit, de quarante pour la théologie, de quatorze ou quinze pour la médecine. Quant au cours de philosophie créé en 1666, il eut d'abord un grand succès et reçut jusqu'à cent vingt-deux étudiants qui, d'ailleurs, ne lui furent pas longtemps fidèles 2.
Au xvui® siècle, la Faculté de droit voit le chiffre de ses élèves — celui des inscrits tout au moins, car seul ce chiffrelà nous est connu, — s'élever d'invraisemblable façon. Il n'est d'abord que de cinquante ou soixante; mais après une crise causée par la peste de 1720, il monte jusqu'à cent, cent cinquante, deux cents même vers 1740, puis à travers d'inexplicables fluctuations, atteint son maximum vers 1780, pour tomber rapidement à cinquante vers 1789 ^.
La Faculté de médecine ne connut jamais pareille prospérité. Jusqu'au milieu du xviii® siècle, elle compta dix à douze étudiants ; à partir de cette époque le chiffre décroît peu à peu ; il est de six à sept en moyenne de 1750 à 1780, et cet effectif, pourtant modeste, la Faculté ne le conserve pas jusqu'au
2. A. V. D 136, f*- 88, 98, 112, 163 et 168; D 137, f- 108, 115, 177, etc.
3. A. V. D 43 à 60. —De 1698 à 1720 la moyenne annuelle est de 53 étudiants; elle tombe à 35 de 1721 à 1735. Mais le nombre des inscriptions s'accrott très rapidement dans les années suivantes : 151 en 1737, 205 en 1745, et retombe & 152 en 1749 et à 109 en 1750; il se relève à 166 en 1769, à 254 en 1771 à 291 même en 1780. En 1783, il n'est plus que de 97 et en 1790, de 51.
bout ; à la veille de sa chute, elle était presque complètement désertée ^
Quant aux théologiens et aux philosophes, la création, longtemps retardée d'ailleurs à Avignon, de séminaires destinés au recrutement du clergé, devait les éloigner peu à peu des chaires universitaires. Pendant quelque temps, les séminaristes de Saint-Charles et de Sainte-Garde purent, par tolérance, fréquenter les cours des Dominicains; ordre leur fut ensuite donné de se rendre chez les Jésuites ; enfin des professeurs spéciaux leur furent donnés, quand Tintemat devint leur règle. Ce fut un coup sensible pour l'Université. Celle-ci compte encore, en 1735, soixante-seize écoliers en théologie et cinquante- trois en philosophie; dix ans après, ce nombre a diminué de moitié ; il est de dix et de vingt à peine dans Tim ou l'autre cours, vers 1789. En 1782, il est vrai, l'Université qui vient de s'agréger les classes supérieures des séminaires, voit ses registres se couvrir d'un nombre inespéré d'inscriptions, mais ce succès apparent ne fait qu'accuser sa décadence. Les séminaires comptent, en 1783, cent dix philosophes ou théologiens, et en 1789, quatre-vingt-deux théologiens et quarante-deux philosophes; aux mêmes années, l'Université ne voit dans ses propres cours de philosophie ou de théologie que quinze ou vingt-cinq écoliers ; encore le chiffre des philosophes est-il parfois descendu à quatre ou cinq -.
Ces étudiants, d'où venaient-ils et quelle était, en réalité, la sphère d^action de l'Université avignonaise? les documents permettent de le dire avec une suilisante précision. La Faculté
1. Mêmes rcfçistres. Cf. Laval, Hist. de la Fac. de médecine, p. 233 et 3!7. De 1717 à 1750, 1389 inscriptions trimestrielles soit 42 par an (par conséquent 10 à 11 étudiants). De 1750 à 1790, 1067 inscriptions trimestrielles, soit 26 A 21 par an, ce qui donne un peu moins de 7 étudiants.