‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 91 sur 145 · Délib. du 13 mai 1750. A. V. D 34, f · texte numérisé non relu

Délib. du 13 mai 1750. A. V. D 34, f

2. Délib. du 14 mai 1750, prise à la majorité de 18 voix contre 12. A. V. D 34, f* 120. — Délib. des 30 juin et 30 oct. 1753. On décide de faire {rrisailler le plancher et les bancs, ce qui n'avait pas encore été fait, parce que le bois n'était pas assez sec; puis de faire une petite porte à la salle de l'Université par laquelle entreront les domestiques qui portent les robes des docteurs, pour qu'ils ne traversent pas la salle pendant les actes. A. V. D 34, f^" 198 et 199.

micier expose que « les classes des lois et de médecine n*ont aucune marque, ni vestige pour pouvoir être différenciées du prêche des Huguenots, dans lequel il y a une chaire et des hancs comme dans lesdites études, n*étant pas séant que dans ime ville aussi catholique qu'Avignon, il y ait un lieu qui ait quelque chose d'approchant au trône du Démon. » Pour remédier k ce scandale, il propose de faire poser un tableau de piété dans chacune desdites classes, « à bon marché et sans grande dépense. » Approuvé unanimement K En 1686, il faut faire face à des nécessités d*un ordre moins élevé. Les toits des auditoires sont rompus; il y pleut; il y a nombre de vitres cassées. Commission est donnée au primicier d'y pourvoir 2. En 1710, on s'avise que les classes des lois sont inabordables « pour leur entrée être plus basse que celle de la rue, qui n'est pas pavée; et quand il a plu, il y a un demi pied d'eau. » Délibéré de faire paver « le long de ces classes » et plus tard toute la cour ". On pourrait multiplier ces exemples, qui se répètent pendant tout le cours du xvui* siècle. Ceux qui précèdent montrent assez, qu'en dépit des libéralités du Collège, l'Université n'eut jamais qu'une installation assez médiocre. Néanmoins, au cours du xviii* siècle, on avait réalisé quelques progrès; le Collège des docteurs avait enfin sa salle des Actes; la théologie et les arts étaient logés confortablement ; enfin la Faculté de médecine avait obtenu quelques annexes indispensables. Pour faire mieux, il eût fallu des res-

3. A. V. D 32, ^ 280. A. V. D 33, ^ 22 (28 juin 1719). — 1^ place des Études, qui était comme le centre de l'Université, était trop souvent envahie et devenait même un réceptacle d'immondices. Nous voyons le vice-légat Frédéric Sforza, par ordonnance du 13 juin 1611, interdire d'y faire ou déposer des ordures et d'y jouer aux boules aux heures des cours, sons peine d'un écu d'amende. A. V. D 15.

sources qui manquaient; car TUniversité, en vue d'acquitter les dépenses engagées, avait dû plus d*iuie fois emprunter et rogner même les appointements de ses professeurs *.

On ne comprendrait guère aujourd'hui une Université sans bibliothèque. L'Université d'Avignon eut, en effet, dans les premiers siècles de son existence une ou même plusieurs « librairies ». Ce fut d'abord, en 1388, la bibliothèque des Bénédictins, installée dans leur collège de Saint-Martial, puis en 1427 2, la bibliothèque universitaire proprement dite, due aux libéralités du cardinal de Saluées ^et qui fut placée, à son tour, dans une chapelle du même monastère. Elle s'accrut au xv" siècle, de plusieurs dons importants. Sous la haute surveillance des primiciers, la garde en était confiée aux moines bénédictins. Ceux-ci semblent s'être bien mal acquittés de leur office, — peut-être parce qu'ils n'étaient pas régulièrement rétribués de leurs peines, — car, dès 1512, le primicier, dans une inspection, constate que le bâtiment menace ruine et que les volumes sont dispersés. Puis, ce fut l'Université elle-même qui, pressée de difficultés financières, consacra elle-même la disparition de sa librairie en vendant les livres qui lui restaient (1578). Seuls un Corpus juris civi/w et un exemplaire du Décret de Gratien furent conservés : en 1746, le Collège des docteurs en fît hommage au Souverain Pontife, Benoît XIV *. Plus sages ou plus heureux, les Bénédictins gardèrent les livres qui leur appartenaient en propre et même en accrurent

1. Délib. des !•' avril et 19 déc. 1718, 23 mai 1719, 12 janv. et 30 juin .1750, etc. A. V. D. 32, f 384 ; D 33, ^• 9 et 16 ; D 34, ^• 92 et 136.

2. Accord entre l'Universilé et l'abbë de Cluny pour rinstallation de la bibliollièque de T Université dans la chapelle du collège Saint-Martial, qui dépend de l'abbé de Cluny, 7 sept. 1127. Foumier, 1303.

3. Testament du cardinal Amédée de Saluées, du 21 juin 1419, par lequel il donne une partie de ses livres à l'Univeraité d'Avignon « ppo una Hbraria ibidem incipienda. » A. V. D 15. Cf. Foumier, 1291.

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