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chargé de ses cours de langues orientales et de grammaire générale, a repris

En vertu d’un arrêté royal du 28 octobre 1851, M. l'abbé Chèvremonl (f 1858), désigné par le chef du diocèse de Liège, avait été admis b donner l'enseignement religieux aux élèves réunis des trois années. Il a été successivement remplacé par MM. les abbés flouflhrl 1862) et Linden (nommé le 22 aotH 1862).

Pendant l’année scolaire 1855-1856, les cours d'anthropologie cl de morale ont été supprimés au profit de l'élude du latin et de la littérature ; le directeur de 1’F.cole normale a été chargé de donner des conférences sur les langues anciennes ; le programme s'est enrichi d'un cours de langue et littérature anglaises, confié à M. Liebrechl.

L'année suivante, sur la proposition du Conseil de perfectionnement de I enseignement moyen, le nombre des années d’études a été porté à quatre. L'arrêté organique du 1er. sept. 1852a été remplacé par celui du 26 juillet 1856. line nouvelle i. partition des cours a eu lieu a partir de 1856-185", mais sans effet rétroactif, pour les élèves entrés h l’Ecole sous le régime des trois années. Voici le programme tel qu'il a été rédigé alors :

Première année. Pieligion (cours commun à tous les élèves de l'Ecole) ; langue et littérature latines; langue et lill. grecques; logique; exposé des principes théoriques de la littérature, par l’étude des grands écri vaius grecs, latins et français; dissertations et compositions françaises {Les deux derniers cours et celui de religion se donnent à l'Ecole; les autres à l'Université).

Deuxième année. Latin ; grec ; histoire des littératures anciennes (cours de l’Université) ; histoire de la littérature française, (id.J; continuation de l’exposé théorique des principes de la littérature, etc.; dissertations et compositions françaises.

Troisième année. Latin; grec; grammaire générale et théorie des trois syntaxes; hist. des lill. anciennes (cours de l'Université) ; antiquités romaines jid.'; exposé des principes théoriques, etc.; dissertations et compositions françaises.

Quatrième année. Latin; grec; hist. du moyen -fige (cours de l'Université); hist. île Belgique fid.); géographie ancienne et géographie moderne; dissertations et compositions françaises ; pédagogie et méthodologie.

Outre ces cours, il est fait, dans chacune

(•) M. Loumnnj en «voit été iu-qiio U titulaire; M. St-hwarlt u'o jamais cn.iAignC la ludique qii'4 titre

en 18G5 le cours d' Exercices philologiques sur lu litugue grecque, laissé varies quatre années d'études, des conférences sur le latin et sur le grec. — Les cours de de flamand, d'allemand et d'anglais sont facultatifs.

Les élèves entrés à l’Ecole sous l'ancien régime n’ont quitté l’établissement qu'en 1858; ce n'est donc qu'à partir de 1858- 1859 que te programme rédigé sur la base de quatre années d'études a pu être mis complètement en vigueur.

Depuis lors, il n’y a été apporté que deux changements : 1° Un arrêté ministériel du 16 juillet 1859 a remplacé le cours de logique que les élèves suivaient à l'Université (’ ) par un cours spécial de psychologie fait h l’établissement même. Ce cours, « comprenant les questions les plus importantes de la science et devant être terminé par l'exposé des principes généraux de la logique,» a été confié h M. Alph. Le Koy; 2° Un arrêté min. du 80 janvier 1861 a institué à l'Ecole normale un cours de « lecture et débit oratoire. » l.e titulaire est M. Auguste Le Bas, professeur au Conservatoire royal de musique de Liège.

Quant au personnel enseignant, nous avons à noter les modifications suivantes. Les cours du professeur Baron (exposé théorique, etc.; diss. françaises) ont passé en 1856 a L. de Closset (v. ce nom), et en 1863 à M. Stecher, qui d'autre part, devant suppléer Baron à l’Université on 1860-186 1 .avait été, sur sa demande, déchargé du cours de grec. C.c dernier cours devint le lot de M. Delbœuf, plus tard (23 mars 1863) nommé maître de conférences. Le 3 décembre 1863, M. Dclbieuf ayant reçu le titre de professeur extraordinaire à l’Université de Gaud, pour occuper la chaire de philosophie délaissée par Callicr,un nouveau remaniement est rendu nécessaire. L. de Closset reprend le grec en échange du français, qui échoit à M. Stecher; on marche ainsi jusqu’au mois de septembre 1865, date de la retraite de M. Bormuns. A l'Université, L. de Closset succède au vénérable émérite pour le latin, M. Burggrulf pour le grec. De Closset ayant été victime du choléra le 31 août 1866, M. Delbœuf est rappelé a Liège pour le remplacer tout à la fois à l'Université et à l’Ecole normale. Dès l'année précédente, il avait été indispensable d'attacher a ce dernier établissement un nouveau maître de conférences. C’est en cette qualité que M. Louis-Chrétien Roersch (né k Maastricht), docteur eu philosophie et lettres,

<te «nppléaot (V. l’art. A. l.e Rot).

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cant par M. Bormans. U est professeur ordinaire depuis 1855. Les services qu’il a rendus à renseignement et le succès bien mérité obtenu par l’ouvrage dont nous allons dire un mol lui ont valu, en t8ü5, la Croix de chevalier de l’Ordre de Léopold. — Il a publié :

Principes de grammaire générale, ou exposition raisonnée des élémenls du langage. Liège, Dessain, 1805, un vol.

in-8° de 001 pages (avec une pi. représentant P appareil vocal de l'homme).

Ouvrage doublement important, et parce qu'il est plus complet que la plupart des traitas du même genre non exclusivement destinés aux hommes spéciaux, et parce que, servant de base à l'enseignement de M. BurggralT il l'Ecole normale, il exerce naturellement une grande influence sur les cours de langues professées dans les Athénées belges. Il se divise en trois parties, respectivement consacrées à l’ élément matériel du mot, à la forme logique iln langage et à la syntaxe (théorie de la construction Dans la première partie sont étudiées tour à tour les lettres, voyelles et consonnes, ainsi que les lois de leurs permutations, si importantes

professeur à l'Athénée royal de Bruges, l'un des directeurs et des collaborateurs les plus assidus de la Revue de C instruction publique en Belgique, et depuis auteur de commentaires estimés, à l'usage îles classes d'humanités (César, Cornélius Sepos, etc.), a été attaché à l'Ecole par arrêté royal du 12 octobre 1865. Les leçons de M. Bocrsch sont au nombre de 12 par semaine : 5 h. de latin, 6 de grec, I de littérature flamande. Outre le cours de M. Bormans, il donne les conférences sur la langue grecque qui faisaient précédemment partie des attributions de M. Prinz. Entln, M. Licbrecht ayant été admis, vers la lin de l'année scolaire 1866-1867, à faire valoir ses droits k la pension, M. Troisfontaines (v. ce nom) lui a succédé pour la littérature allemande. Le cours d'anglais, également délaissé par M. Liebrecht, est encore vacant au moment où nous écrivons (mars 1869).

L'n Secrétaire-surveillant est attaché h l’Ecole. Cet emploi a été successivement confié à MM. Gillet, ancien élève de l’établissement, professeur agrégé de l'enseignement moyen du degré supérieur (1854- 1858), F. Rasqnin < id. , id ), aujourd’hui prof, à l'Athénée royal de Mons (1858-1861) et Charles Caprasse, docteur en philosophie et lellres (depuis 1864, à titre provisoire; définitivement nommé le 30 octobre 1865).

au point de vue de l'étymologie et de l'orthographe. L'auteur aborde, en passant, la question de l'origine du langage et la résout à peu près dans le sens de P. Kerslen (v. l'art. Kinkeh, col. 367, et l'art. Taxdel, col. 585 et 586). La seconde partie, beaucoup plus détaillée, nous fait passer du mot a l’idée : des lemmes empruntés à la psychologie et à la logique servent de point de départ a la classification des parties du discours, à la théorie des flexions et en général dos changements que subissent les formes primitives, en raison des rapports qu'il s'agit d'exprimer entre les idées (cas, temps, modes, etc.) L'étude synthétique de ces rapports eux-mèmes vient en dernier lieu : M. BurggrafT distingue quatre espèces de constructions : de sentiment, refléchie, artificielle et usuelle. — Le volume se termine par un aperçu de l'histoire de la grammaire, suivi d'indications biographiques. (Y. la Revue trimestrielle de Bruxelles, t. XLI , 1861, p. 251 et suiv.'.

cntntan (Eugène), né à Bruges le 50 mai 18U, fut élevé à F‘aris, où son père était venu s’établir comme architecte.

Envoyé dès 1826 à l’Ecole gratuite de

Dans le système en vigueur, outre l’examen d'admission à l'Ecole, les élèves subissent, devant leurs professeurs, présidés par l'inspecteur -général de l'enseignement moyen (actuellement M Blondel, ancien préfet des études de l'Athénée royal de Bruges., des examens de passage de la tre à la 2P, et de la 2* à la 3» année d'études. Pour être admis aux cours de la l« année, il faut avoir obtenu, d'un jury spécial siégeant a Liège, cl où l'enseignement libre est représenté, le litre d’aspirantprofesseur agrégé ; le même jury conféré, aux élèves qui ont subi l'examen de sortie, le diplôme de professeur-agrégé de l'enseignement moyen du degré supérieur pour les humanités (Cf. l’art. 10 de la loi du l»r juin 1850 sur l'ens. moyen). — Les professeurs agrégés qui ont fait leurs éludes k l'Ecole normale sont tenus de rester pendant deux ans à la disposition du Gouvernement, sous peine d’avoir à restituer le montant de leur bourse d'études. Il sort en moyenne de l’Ecole 3 ou 4 élèves par an : ce n'est pas toujours assez pour combler les vides ; mais les Universités fournissent, de leur côté, un contingent de docteurs en philosophie et lettres, qui trouvent nssez ordinairement k se placer dans les Collèges communaux et même quelquefois dans les Athénées, bien que la préférence soit assurée aux professeurs-agrégés.

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dessin , il y fit des progrès si rapides, surtout en mathématiques , qu'au bout de trois années d’études, âgé seulement de 15 ans, il put obtenir, au concours, une place de répétiteur de géométrie dans cet établissement. Il débuta aussitôt dans la carrière, sans négliger d’ailleurs aucune occasion d’étendre ses connaissances. Apprenant et enseignant tout à la fois, il reçut à l’Ecole de dessin les excellentes leçons de Lavit et de Douliot ; à l’Ecole des beaux-arts, il suivit le cours de construction de jay, et le cours de perspective du regrettable Girard ;dans la maison paternelle, enfin, il s'initia à la théorie et à la pratique de l'architecture. Son aptitude pour les sciences exactes fut remarquée par Lefébure de Fourcy, qui le prit bientôt en affection et lui donna le conseil de se préparer à l'Ecole polytechnique. Le jeune répétiteur se laissa aisément persuader, se lit pendant six mois l’élève de M. Delisle, au Lycée S'-Louis , remporta au concours général le premier prix de mathématiques spéciales, et fut reçu â l’Ecole polytechnique (1855). Deux ans après, il sortit seizième de l’Ecole, dans le service des ponts et chaussées ; mais, se sentant une vocation décidée pour renseignement, il donna sa démission et fut envoyé, en qualité de professeur de mathématiques, au Collège de Châlons-sur- Marne. En 1858, nommé répétiteur-adjoint de géométrie descriptive à l’Ecole polytechnique, il résolut de prendre ses grades : dès I8tl.il était docteur èssciences mathématiques. En 1810, il se présenta pour la première fois au concours d’agrégation (') et fut admis le premier. Il pouvait s'attendre à devenir professeur ou examinateur â l’Ecole polytechnique : dès 1844, le Conseil de perfectionnement, à l’unanimité, l’avait proposé comme répétiteur ; d’ailleurs il remplissait depuis 1859, dans le jury d’admission, les fonctions d’examinaleur-suppléant. Il avait encore rendu des

( • , Les épreuves portaient alors sur les parties élevées de l'analyse et de la mécanique.

(*) Le Grand Dictionnaire universel de P. Larousse nous apprend que M. Catalan avait pris part ù la révolution de juillet et aux roa-

services au même établissement en fondant, vers 1858, avec quelques professeurs éminents , l 'Ecole préparatoire de SP-Barbc, dont on connaît les succès rapides; mais ses opinions politiques nuisirent ù son avancement. En 1840, M- Catalan fut nommé agrégé-divisionnaire de mathématiques supérieures au Collège Charlemagne. Le proviseur «le cet établissement le somma en même temps, sur l'ordre du ministre, de quitter S'-Barbe, où il ne comptait pas moins de 97 élèves dans sa classe.

En 1849, MM Vincent et Delisle, professeurs de mathématiques supérieures au Lycée SM.ouis, ayant élé mis à la retraite, leurs chaires furent réunies en une seule , qu'il occupa jusqu’en 1852 (*). A partir de cette époque, il fut chargé, en tout ou en partie, de l’enseignement préparatoire à l’Ecole polytechnique , dans les institutions Jautfret, Barbet, Lesage, etc. Sa nomination à l'Université de Liège, comme professeur ordinaire d’analyse, date du 1er mars 1805. Il est actuellement titulaire des cours suivants: ilautealgèbrc.

— Analyse supérieure, calcul intégral, calcul aux différences, calcul des variations, fonctions elliptiques. — Probabilités.— L'Académie royale de Belgique, qui dès I840avait couronné un Mémoire de M. Catalan, lui a conféré, le 15 décembre 1805, ietilred’associé.En 1800, son nom a été porté, par la section de géométrie de l’Académie des sciences (Institut de France) sur la liste des candidats â la place devenue vacante par suite du décès de Poinsot. — M. Catalan a publié, non-seulement toute une série d’ouvrages classiques, mais encore un grand nombre de travaux scientifiques, dans les Mémoires de diverses Sociétés savantes, en France, en Belgique et dans d’autres pays. Nous en reproduisons (en la complétant) la liste détaillée, d’après la brochure intitulée : Notice sur les travaux d'Eugène Catalan, professeur

nifcstalions contre Louis Philippe. En 1818, il fut le premier à réclamer un gouvernement provisoire. Son refus de serment, apres le 2 décembre , eut pour conséquence naturelle une iestitution.

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à l'Université de Liège (Rome, imprimerie des sciences mathématiques et physiques, 18(57, in-i°):

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