‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 161 sur 351 · CHA · texte numérisé non relu

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Lettre à M. Laugier, rie l' Académie ries sciences de Paris, au sujet d’un concours, ouvert en 186! par celte compagnie, sur la question suivante : Perfectionner , eu quelque point important , la théorie géométrique des polyèdres. M. Catalan avait envoyé à l'Académie un mémoire qui, plus tard, grâce à l'intervention bienveillante rie MM. Morin , Elie de Reaumont ei RifTault , parut dans le Journal de l'Kcole polytechnique (v. ci-dessus, n° 39). Ce travail fut reconnu le meilleur; cependant la Commission conclut, à C unanimité, qu'il y avait lieu de retirer la question, bien que son rapporteur, M. Serret, eut formellement demandé b l'auteur, quelques jours auparavant, si celui-ci se contenterait de la moitié du prix, au cas oü l'on déciderait de ne pas le décerner intégralement. De là un étonnement bien naturel.

j • Enfin, M. Catalan a publié, dans l’At’énir (1855), une vive critique de l’ouvrage de M. l’abbé Gratry, intitulé:

Logique. Dans cet ouvrage, M. Gratry avait essayé d’appliquer le calcul diférenliel à la métaphysique.

Gbundelon ( JOSEPH - THÉODORE -

Pierre), O. î&, né à Liège le 29 mars 1814, a fait ses éludes au Collège et à l’Université de cette ville.— Il avait déjà pris ses grades en pharmacie lorsque, la chimie ayant toutes scs prédilections, il accepta avec empressement, le I8janvier 1856, le titre de préparateur du cours de Üelvaux de Fenffe ^v. ce nom), qui avait remarqué son aptitude spéciale et tenait à n’admettre comme collaborateur qu’un jeune homme dont la vocation ne fût pas douteuse ( 1 ). Les attributions de M. Ghandelon prirent graduellement de l'importance; le 21 janvier 1857, il fut nommé, sur le désir qui en avait été exprime par André Dumont, conservateur et préparateur pour la minéralogie, la géologie et la chimie; le 5 octobre 1858, répétiteur de chimie appliquée, chargé des leçons de manipulations chimiques et métallurgiques; le la juillet 1842, agrégé à

( * ) Le diplôme de pharmacien obtenu par M. Chandelon est daté du 31 avril t835. Il y est déclaré que le récipiendaire a donné des preuves très-distinguées de savoir et d'aptitude : à cette époque, une telle mention équivalait au grade le plus élevé. Le professeur Deivaux ne manqua pas l'occasion

la Faculté des sciences , titulaire des mêmes cours. Le 19 décembre suivant, l’enseignement de la docimasie lui fut confié ; enfin il obtint , le 22 juillet 1814, le titre de professeur extraordinaire. Les cours de chimie générale organiqueet de chimie industrielle inorganique, dont il est encore actuellement chargé, figurent au programme sous son nom depuis 1847-48, année où il remplit en même temps les fonctions de secrétaire académique. Sa promotion à l'ordinariat date du 4 octobre 1850.

Le 8 août précédent, il avait été nommé membre du Conseil de perfectionnement des Ecoles spéciales des arts, des manufactures et des mines ; depuis le 1" octobre 1858, il est en outre l’un des trois inspecteurs des études près des mêmes Ecoles. Il a siégé au Conseil de perfectionnement de l’enseignement supérieur de 1857 à 1860. Indépendamment de ses fonctions universitaires, il est investi de divers mandats ; c’est ainsi qu'il fait partie de la Commission médicale provinciale (29 avril 1850) (*) ; de la Commission directrice des Annales des travans puù/ics (22 août 1862) ; de la Commission administrative des Hospices civils de Liège (3 juillet 1865) et de la Commission administrative de l’Ecole industrielle de la même ville (11 janvier 1867). Il est chargé, depuis le 31 mars 1865, de la haute surveillance active et permanente des fabriques de produits chimiques de tout le royaume. De 1848 (10 décembre) à 1856, il a fait partie du Conseil communal de Liège ; la multiplicité de ses occupations a fini par ne plus lui permettre de siéger à ITIôtel-de-Ville. — On jugera par l’énumération suivante de l’influence que M. Chandelon a eu l’occasion d’acquérir, tant sur l’industrie nationale que sur le progrès des sciences qu’il cultive et sur la direction imprimée à différentes branches de l’administration. Le 21 juin 1811, il fut aide s’attacher un de ses disciples les plus zélés, lorsque le docteur Simon, qui avait été jusque-là préparateur du cours do chimie, eut été nommé agrégé à la Faculté de médecine.

(*) Il a présidé ce corps pendant la période triennale de 1860 à 1862.

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