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de suppléants des directeurs, ayant pour avantage de permettre à ceux-ci de visiter toutes les classes une fois au moins par semaine, sans nuire aux études de leurs propres élèves ; l’homogénéité complète de l’instruction établie dans toutes les écoles ; l’institution de conférences mensuelles ; l’introduction ou le maintien de la méthode de lecture par émission des sons ('); un meilleur choix d’ouvrages classiques; l’enseignement élémentaire du droit constitutionnel ; la création d’écoles de toute espèce dans chaque faubourg; une extension nouvelle de l'application de la méthode Frœbel aux écoles gardiennes (un essai heureux avait été tenté dès 18G1), etc. — M. Gillon a laissé les meilleurs souvenirs parmi les instituteurs ; lorsqu’il a renoncé à ses fonctions d’échevin, ils ont voulu lui laisser un gage de leur reconnaissance durable.
C'est un magnifique album, renfermant les portraits photographiés de tous scs administrés, et accompagné d’une dédicace des plus flatteuses (v. le Journal de Liège du 22 novembre 18G7).
»i«Mi*«-(IlKMU-Jos.),i)éà I.ouveigné le 13 juit. 1819, a fait ses études moyennes au Collège (aujourd'hui Athénée) de Liège. Sorti de rhétorique magna cum laude , il aborda en 1837 les études académiques dans la même ville, avec une vocation bien décidée pour la carrière médicale. Il subit tous ses examens devant l’ancien jury central, de la manière la plus brillante : les épreuves de la candidature en médecine avec grande distinction (25août 1842), celles dudoetoraten médecine (IG août 1845), du doctorat en chirurgie (8 mai 1846) et du doctorat en accouchements (19 mai 1 8 VG) avec la plus grande distinction. A peine candidat en sciences naturelles, il avait fourni à la Faculté de
( 1 ) Nous avons eu l’occasion d’apprécier par nous-mêmes l'excellence de celle méthode, à l’Institut tf-Jean et à l’Ecole du sud, lors do la visite que nous y avons faile en 1861 avec M. Gillon , dans le but d'inilier à noire organisation scolaire l’hon. M. P.-J.-O, Chauveau, surintendant-général de l'instruc-
médecine l'occasion de constater son aptitude spéciale : il avait pris part, en 1841-1842, au Concours institué entre les élèves de première année, et obtenu le prix, qui lui fut remis eu séance solennelle, le 15 novembre 1842. Voltem (v. ce nom) s'était dès lors aitaehé M. Heuse . comme aide-préparateur du cours d’anatomie descriptive. I)e 18 43 à 1845, il avait rempli les fonctions de chef de clinique médicale à l’hôpital de Bavière. Ses études achevées à Liège, il se rendit à Paris, où il passa l’année 1845-1840, fréquentant particulièrement les cliniques de Trousseau (maladies des enfants), de Gendrin, de Piorry, de Velpeau, de Malgaigne, de Blandin, etc-, et assistant aux cours d’anatomie pathologique, de pathologie interne, de pathologie générale, de thérapeutique et de médecine opératoire. Il lit ensuite un séjour de quatre mois à Bonn (1846-1847) et enfin un autre de deux mois à Heidelberg (mai et juin 1847), d’où il revint s’établir à Liège, pour se livrer à la pratique de la médecine. Cependant il avait été compléter ses études à l’étranger en vue de l'enseignement : nommé agrégé à l’Université de Liège le 30 octobre 1845, par M. Van de Weyer, il pouvait prévoir que le gouvernement se trouverait tôt ou tard en mesure d’utiliser ses services. Il entra effectivement en exercice le 12 janvier 1. 50 : un arrêté ministériel lui confia le cours d'anatomie pathologique. Un autre arrêté du 50 octobre 1854 ajouta à ces attributions le cours d’hygiène publique et privée, délaissé par Haikem (v. ce nom). Il en est resté titulaire jusqu’à ce jour ; en revanche,un arrêté royaldu2l décembrel8G7 l’a déchargé du cours d’anatomie pathologique^ l'a nommé, en remplacement de Boyer (décédé le 20 octobre), professeur de pathologie et de thérapeutique spéciale des maladies internes, y
lion publique dans le bus-Canada (aujourd'hui ministre de l'intérieur de la province de Québec . M. Chauveau s'est déclaré enchanté des résultats et nous a fait connaître son intention de tirer parti , pour son pays, des observations qu'il a recueillies dans les écoles de Liège.
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compris les maladies des femmes et des entants, celles de la peau et les maladies syphilitiques (cours de deux ans). M.
lieuse a été nommé professeur extraordinaire le 25 mars 1861 ; il est professeur ordinaire depuis le 12 octobre 1805. Directeur du Cabinet d’anatomie pathologique depuis plusieurs années , il a concouru à l’accroissement de cette collection. Il est membre correspondant de la Société des sciences médicales de Lisbonne depuis le 1" mars 1849 ; de l’Académie de médecine de Belgique depuis le 51 décembre 1853, et membre titulaire de la Société de médecine de Liège. Un arrêté royal du 12 janvier 1864 l’a nommé membre de la Commission médicale de la province de Liège ; il a été chargé, dans le sein de cette Commission, de plusieurs Happorlssur l’hygiène. — Il a publié :
1° Une notice sur la maladie du docteur Lombard (v. ce nom). Bruxelles, 1845, in-8°.
Celle notice, rédigée sur la demande de l'Académie royale de Médecine de llelyique, a élé lue en présence de ce corps savant, le 24 février 1855, el insérée d'abord dans son Bulletin, t. XIV, n° 5. — M. Heusc avait été l'élève do Lombard et était devenu son ami.
2° Des kystes apoplectiques développés dans les parois du cœur et des anévrismes des artères coronaires cardiaques, notes et réflexions communiquées à l’Académie royale de médecine de Belgique. Bruxelles, 185(i, in-8°, avec 4 pl. coloriées.
Rxtr. du Bulletin de l'Académie, t. XV, n° 8.
(Isidore), frère de François (v. ci-dessus), né û Liège le 9 janvier 1819, fréquenta successivement le Collège communal et l’Université de cette ville, et fut attaché à ce dernier établissement, avant même d’avoir achevé ses études (31 octobre 1840), en qualité de préparateur de chimie générale et industrielle (').
(') En fait, il a été préparateur de chimie et de pharmacie, el spécialement préposé aux manipulations chimiques.
(*) Et dispensé, à cette occasion, de l'exa-
Nommé répétiteur de chimie et de minéralogie à l’Ecole spéciale des mines, le 27 novembre 1844, il s’acquitta de son mandai de telle manière, que l’année suivante, eu égard aux rapports favorables des autorités compétentes, son nom fut porté sur la liste des agrégés de la Faculté des sciences. Les manipulations chimiques sont restées sous sa direction depuis lors jusqu’au 30 octobre 1867, date de l’arrêté qui confie ce cours à M. Camille Renard.
En 1853-1854, il a élé chargé d’achever le cours de minéralogie d’André Dumont, qui voyageait à cette époque en Italie. La même année, il a suppléé M. Chandelon pour le cours de doeimasie; il est resté seul chargé de cet enseignement à partir de 1854-1855.
11 a été promu à l’extraordinariat le 24 septembre 1857 (’); à l’ordinariat, le
12 octobre 1865. Il a été investi, pour l’année 1867-1808, des fonctions de secrétaire académique. — En dehors de l’Université, M. Kupfferschlaeger est membre du Conseil de salubrité publique de la province de Liège (depuis 1846) el du Comité d’inspection des établissements d’aliénés (depuis 1858). En 1847, il a été nommé membre secrétaire et rapporteur de la Commission instituée pour la recherche des eaux alimentaires de la ville de Liège : son travail a paru en 1851 . Enfin, il fait partie de la Société royale des sciences (’). — Il a publié :
A. Dans les Mémoires de cette compagnie :
1° Observations sur le procédé de M. Frémy pour séparer la potasse de la soude (t. II, 1844).
M. Kupfferschlaeger démontre que l'antimoniale bi- potassique ne permet de distinguer la potasse de la soude que dans le cas où ces deux oxydes se trouvent seuls dans une dissolution.
2° Procédé pour essayer les minerais de zinc par la voie sèche (l. X, 1854).
men de docteur en sciences.
(*) Depuis 1868, il fait des conférences sur la chimie à Y Institut supérieur de demoiselles, place St-Paul (v. l'urt Stecher;.
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3° Notice sur faction du fer cl du zinc, dans les dissolutions des métaux dont les oxydes sont solubles dans l’ammoniaque (l. XVI, 1800).
B. Dans le Journal de pharmacie d’Anvers :
4° Berna rques sur la purification de l’acide sulfurique arsénifère (t. I, 1845).
L’auteur établit qu'ou peut, par le sullido hydrique, précipiter complètement jee qui était contesté, l'arsenic existant dans l’acide sulfurique à l'étal d'acide arsénique. Mais, pour cela, il faut transformer au préalable ce dernier, par un courant de gaz sulfureux, en acide arsénieux, puis y dégager du sulfide hydrique.
5° Sur l’existence de l’acide valérianique à l'état de valérianate organique dans la racine de valériane (lb.).
0d De l’incompatibilité des substances employées en médecine et notamment de i'iodure potassique dans la pommade mercurielle (ll>., t. Il, 1840).
7° Quelques mots sur la fabrication de l’acide valérianique (7/0.
8“ Observations sur la teinture d’iode (lb.).
!)■* Sur la purification et la conservation de l'azotate argenlique (lb., t. III, 1847).