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ÉCOLE SPÉCIALE DES MINES

■Snaelgnenient |>ré|>m*utoli*o.

Programme des connaissances exigées jmur l'obtention du titre d'aspirant élève-ingénieur des mines.

Points.

1° L’algèbre supérieure, comprenant la méthode des

coëllicients indéterminés, la théorie générale et la résolution numérique des

équations 10

2° Lagéométrieanalyliquedes trois dimensions ... 10 5" La géométrie descriptive . 12

4° Le calcul différentiel et le calcul intégral complet. 24 5° La physique élémentaire . 21 ti° Style et rédaction en français (littérature) ... 12 7 8 Dessins et épures de géométrie descriptive . . 8

Total. . . 100

Le médium des points est exigé sur les n°» 1 et 2 réunis, sur les n»* 3 et 7 réunis, sur chacun des n°* 4 et 5, et sur l’ensemble des matières.

Pour être admis à passer l’examen d’aspirant élève-ingénieur, il faut avoir subi au préalable celui qui est exigé pour l’admission à l’Ecole préparatoire.

Programme des connaissantes exigées ]>vur l'admission en qualité d'élèveingénieur des mines.

Points.

1° Application de la géométrie descriptive à la coupe des pierres, à la charpente, à la perspective et aux ombres .... 10 2° La mécanique analytique

complète 50

3° Notions élémentaires d’astronomie et de géodésie. 8 4° La chimie générale et les manipulations . . . .28

5° Epures de géométrie descriptive appliquée . . 10

0° Langue anglaise ou allemande 8

Total. . . 100

Pour être admis comme élève-ingénieur des mines, il faut avoir dix-huit ans accomplis, avoir été reconnu au préalable admissible au titre d’aspirant élève-ingénieur des mines, et avoir obtenu, au moins, le médium des points sur les ii°» 1 et 5 réunis, sur chacun

ÉCOLES SPECIALES

des n°‘ 2 et 4, et sur l’ensemble des matières.

KnsclKiicinciit *|»ôclal.

Examen de passage de. la première à lu deuxième année d'études.

Points.

1° Mécanique appliquée . . r>0 2° Physique industrielle . . 12

3° Minéralogie 15

•1° Analyse des substances minérales (docimasie) . . 25 5° Essais docimasliques . . 5

0“ Travaux graphiques relatifs aux matières nol! 1 et 2 10

Total. . . 100

Le médium est exigé sur les numéros 1 et 2 réunis, sur les numéros 3 et 4 réunis, et sur l'ensemble des matières. Ex amens de passage de lu deuxième à la troisième années d'études.

Points.

1° Géologie

2° Exploitation des mines < lrC partie)

3° Chimie industrielle inorganique

4“ Métallurgie (U* partie). .

5° Travauxgraphiques relatifs aux matières n"2, 5et 4

Total. . .

Le médium est exigé sur les numé-

ros 1 et 2 réunis, sur les numéros 3 et

4 réunis, et sur l’ensemble des ma-

lières.

Examen final.

1° Exploitation des mines. .

Points.

2° Lever des plans. . . .

5° Architecture industrielle.

4° Métallurgie (2* partiel. .

5° Travaux graphiques relatifs aux quatre numéros précédents

0° Economie industrielle. .

7° Législation des mines. .

8U Langue anglaise. . . .

8° Langue allemande. . .

Total. . .

Le médium des points est exigé sur les numéros 1 et 2 réunis, sur les numéros 5 et 4 réunis, et sur l’ensemble des matières.

L’iige de vingt et un ans est de rigueur pour l’admission dans le corps des mines, en qualité de sous ingénieur, et pour l’obtention du titre d'ingénieur honoraire des mines.

Un arrêté du 5 juillet 1858 a mis les programmes d’examen pour l'obtention des titres d'aspirant élève-ingénieur et d’élève-ingénieur des mines en rapport avec le nouveau programme d’examen prescrit, par décision ministérielle du 30 novembre de l’année précédente , pour l'admission à l'Ecole militaire et aux Ecoles spéciales du génie civil et des mines. L’utilité de cette mesure est évidente : les jeunes gens encore indécis sur le choix d’une carrière, au sortir de la section professionnelle des Athénées, ont du temps devant eux pour prendre une résolution déflnilive, et n’ont pas à craindre d’avoir commencé en pure perte leurs études supérieures.

Dans des circonstances données, le gouvernement lui-même a tiré profil de l’arrêté de 1858; c'est ainsi qu’en 1807 un certain nombre d’élèves des Ecoles spéciales, répondant A l’appel du ministre de la guerre , ont pu être immédiatement incorporés dans l’artillerie et dans le génie en qualité d’aspirants, avec des avantages réservés jusque là aux élèves de l’Ecole militaire.

Le système d’enseignement des Ecoles de Liège a été complété, en cette même année 1807, par la création d’un cours nouveau, dont l’utilité n'a pas besoin d’ètre démontrée. M. Dkprez, ingénieur en chef du Grand central belge, a été chargé d’initier les élèves de toutes les sections à la théorie de Y exploitation des chemins de fer. A partir de la session de 1808, les élèves ont été tenus de répondre, à l’examen final, ù des interrogations sur la matière de ce cours. Les programmesque nous venons de reproduire ont été modifiés en conséquence, par les arrêtés ministériels du 7 août et du 20 novembre 1807. A l’examen final de l’Ecole des mines, les matières n°* 5 et 4 ne comptent plus que pour 16 points au lieu de 20, et 4

ÉCOLES SPÈCIALES.

points seulement au lieu de 8 sont attribués à la connaissance d’une langue étrangère (on n’exige plus l’anglais et l’allemand, mais l'anglais oc l’allemand). En revanche, 12 points sont réservés au Cours d'exploitation des chemins de fer. La même importance est accordée au dit cours dans les examens de sortie des sections des arts et manufactures et des mécaniciens : pour maintenir le total de 100 points, on a dû réduire respectivement à IG, à 18 et à 18 points la cote des matières mentionnées sous les n°‘ 1 , 5 et i ; le chiffre de 8 points pour l'assiduité a été supprimé; mais les travaux graphiques relatifs aux 5 premiers n*” (le n° 5 est l 'exploitation des chemins de fer) sont estimés 1 1 points au lieu de 10. Tour les mécaniciens, le travail de l’atelier ne compte plus que pour 18 points au lieu de 50. Le médium des points est exigé sur le cours nouveau dans les deux premières sections ; dans la troisième , l’architecture industrielle et l’exploitation des chemins de fer forment désormais un seul groupe , au point de vue de la moyenne exigée pour l’admission.

Les 8 points affectés à l’assiduité ont disparu, en vertu de l’arrêté ministériel du 27 septembre 1807, dn programme des examens de passage de la section des arts et manufactures. Ils ont été reportés respectivement sur le n° 5 (dessin et épures) du premier programme, sur les n°‘ 5° (minéralogie :

15 points au lieu de 12) et 5 (travaux graphiques : 15 points au lieu de 10 du second); enfin, sur les nu‘ 2 (exploitation des mines : 18 points au lieu de 16) et 5 (travaux graphiques : 16 points au lieu de 10) du troisième. — Quelques modifications ont aussi été introduites dans le programme de l’examen «le passage de la irc à la 2r année d’études, à l’Ecole des mécaniciens : la mécanique élémentaire ne compte plus que pour 18 points ; le travail de l’atc-

(') En 1865, ('Université catholique de Louvain s'est enrichie d 'fientes spéciales des ans et manufactures, du génie civil et des mines. Le programme et les règlements de ces Etablissements ont été arrêtés le 4 avril 1867 et publiés sans retard (Louvain, Van

lier est estimé 16 points au lieu de 20; les croquis cotés, 8 au lieu de 12; les 8 points disponibles ont été attribués.) des notions et à des exercices de calcul infinitésimal. — On n'a donc désormais qu'indireclement égard au fait matériel de la présrnee des élèves à l’Ecole, et d'aulre part, en re qui concerne les élèves mécaniciens, on a reconnu avec raison que le but ne serait qu'imparfailement atteint, s'ils restaient entièrement étrangers aux mathématiques supérieures.

Nous avons signalé ailleurs le succès, inouï en Belgique, des Ecoles spéciales de Liège ; nous pourrions ajouter qu’on leur citerait plus de rivales en Europe. Ce succès se soutient malgré la concurrence ('), et malgré la difficulté de plus en plus grande qu’éprouvent momentanément les jeunes ingénieurs à trouver immédiatement à s’occuper, l’état major de la plupart des grands établissements industriels du pays se composant presque entièrement d’hommes relativement jeunes, formés aux Ecoles de Liège depuis 1858. Mais les exploitations des pays voisins, surtout de la Prusse, nous enlèvent un certain nombre d’ingénieurs; il y a encore de nombreux chemins de fer à construire; l’industrie nationale elle-même n’est pas encore à son apogée; enfin, une partie notable des élèves de nos Ecoles nous arrivent du dehors, surtout de la ltussie, de l’Espagne et de l'Amérique du Sud. Les Annales de l 'Association des ingénieurs sortis des Ecoles de Liège (voir ('introduction) attestent d’année en année que les bons élèves n'ont jamais redouté d 'être condamnés pour longtemps à une oisiveté forcée. L’affluence régulière des récipiendaires aux examens d’admission prouve, de son côté, que cette manière de voir répond bien et dûment à l'opinion générale.

Le serait verser dans une profonde erreur, que de considérer les élèves des

Linlhont , 1867 , in-8°). Plusieurs professeurs ou répétiteurs du nouvel établissement sont d'anciens répétiteurs ou d'anciens élèves des Ecoles de Liège (MM. Duvivicr, L. Devvalque, Massatski).

Ecoles spéciales de Liège comme restant forcément étrangers aux hautes études scientifiques. Le programme est réglé de telle manière que rien ne les empêche de se préparer à subir lût ou tard les examens de candidat et de docteur en sciences physiques et mathématiques:

ces titres ont été décernés à plusieurs ingénieurs. D’un autre côté, pour éveiller ou fortifier l’esprit scientifique, il a été admis que les élèves-ingénieurs pourraient prendre part aux concours universitaires, et ils n'ont pas manqué de profiter de cette latitude. Enfin, le Conseil de perfectionnement a obtenu du gouvernement qu’un laboratoire spécial de recherches chimiques serait établi ù l'usage des Ecoles spéciales.

En vertu de l'arrêté ministériel du 12 janvier 1864, ce laboratoire est accessible aux élèves de dernière année qui, dans leurs études antérieures, ont fait preuve d’une aptitude spéciale pour les sciences chimiques. L'admission est déterminée, dans chaque division, par les moyennes des cotes obtenues dans les différents examens : sur la chimie générale et les manipulations chimiques ; sur la docimasie cl les travaux docimastiques ; sur la chimie industrielle ; enfin, sur la métallurgie. L'inspecteur des études règle et détermine les travaux des élèves ; il adresse un rapport au directeur , dans la première quinzaine d’octobre, sur les recherches exécutées dans l'année académique écoulée ; il y signale celtes qui lui paraissent mériter les honneurs de la publicité et mentionne les élèves dignes d'obtenir, de la part des autorités de l'Ecole , un certificat de capacité. Il est à présumer que cette mesure recevra ultérieurement une nouvelle extension.

(*) Ce cours est essentiellement pratique, surtout depuis que M. Slccher y a apporté son expérience de huit années d'un enseignement analogue, à l'Ecole du génie civil de Gand (1842-18oO). Il se fait principalement par la discussion des sujets, l'analyse des lectures, ainsi que perdes exercices de composition de tout genre (développements et résumés), l'our combattre certains préjugés répandus dans les Ecoles spéciales , ailleurs encore qu’en Belgique, le professeur saisit toutes les occasions

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