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XIV. Uiisée d'unalomle pathologique

Créé vers 4837 par feu Raikem, le Musée d’anatomie pathologique a passé successivement sous la direction de MM. Spring, lieuse et Vanlair. Raikem y déposa quelques objets d’un grand prix, qu’il avait recueillis dans sa pratique en Italie ; des pièces nombreuses, exécutées avec le soin le plus minutieux, signalent l’époque de la gestion de Spring et lieuse. Dans ces dernières années, la collection s’est notamment accrue d’une série de préparations microscopiques, destinées aux démonstrations du Cours.

d'anatomie n’ont pas détourné M. Grenson des éludes scientifiques : la Faculté a encouragé scs efforts en le désignant pour siéger, comme membre suppléant, au jury combiné de l.iége-Hruxelles (section de la candidature en médecine), pendant la deuxième session de 1866. Il a eu l'occasion , d’autre part, de faire ses preuves dans l'enseignement, au commencement de la présente année. Un arrêté ministériel du 30 décembre 1868 l'a autorisé à faire, à l'Université, deux fois par semaine, un cours privé û' Anatomie topographique médico-chirurgicale. Cet essai a pleinement réussi : l’auditoire est resté nombreux jusqu'à la fin. — M. Grenson a publié, dans les Annales de la Société médico-chirurgicale de Liège, outre des rapports et des analyses critiques, les articles suivants : 1° Examen anatomiques d'une luxation de l'articulation coxofémorale ; lisions concomitantes (juillet 1865); 2° Lisions anatomiques iltins un cas de mort par alimentation insuffisante (sept. 1868). On lui doit encore uno Notice sur un procédé de préparation anatomique des organes creux, présentée à I Acad. roy. de médecine (séance du 8 juillet 1865); ce travail a fait l'objet d'un rapport de MM. GlugcetVan Kempen (30 sept. 1865). Enfin il a fait parvenir à la même Académie, le 26 mai 1866 , un pli cacheté, relatif à un procédé d'enlèvement des polypes naso-pharyngiens, avec observation d'un cas où ce procédé a été employé.

COLLECTIONS

En 1841, le nombre des objets était d’environ 180 ('); en 1852, de 551; en 1861. de 767; il est aujourd’hui de 912. Pendant la période où les subsides furent réduits, non seulement on se trouva dans l’impossibilité d’enrichir le Musée, mais les acquisitions d’alcool nécessaires pour la conservation des objets absorbèrent tous les fonds disponibles, si bien qu’on manqua de ressources pour acheter les bocaux indispensables (* ). Il a fallu tout le zèle de la direction pour faire face à ces embarras.

Les préparations sont méthodiquement rangées et dans le meilleur état de conservation; M. Vanlair, comme ses prédécesseurs, dirige son Musée con amure. Les pièces d’un intérêt exceptionnel sont assez nombreuses; cependant on s’est moins proposé de rassembler des préparations curieuses que des préparations utiles. On peut dire que pas un seul des numéros du catalogue n’est dépourvu d’intérêt scienlitique : c’est le plus bel éloge qu’on

(') La Notice de 1841 énumère comme suit les pièces les plus remarquables existant alors au Musée. « On y voit une corne qui s'était développée sur le cuir chevelu d’un homme : — deux pieds affectés d'éléphantiascs; — un larynx dont la face interne est tapissée d'une fausse membrane ;

— une membrane adventice, évidemment organisée, pourvue même d'un réseau de capillaires sanguins arborescents, injectés, adhérents, par continuité, à 1'nraehnoide des convexités cérébrales; — plusieurs artères oblitérées par des concrétions sanguines, dont la plupart sont ossifiées, et quelques-unes ne le sont pas, toutes rencontrées chez des individus atteints de gangrène sèche ou spontanée; — une fracture de la rotule en voie de guérison ; — des ulcères cicatrisés de l'estomac ; — des cancers de l’œsophage avec ulcération et perforation de ce conduit qui, dans un cas, s’ouvrait dans une bronche adjacente, et dans un autre, dans la cavité pleurale du coté droit ;

— un fongus médullaire de la vessie, au milieu duquel est enchatonné un gros calcul urinaire ; — des veines offrant des traces manifestes d'inflammation soufferte dans leurs tuniques; — douze dents présentant une structure anormale, différente des dents de lait, qui se trouvaient implantées à la face interne d'un kyste ovarique suppuré, gangrené et

puisse faire d’une collection. Les préparations les plus remarquables sont celles qui concernent les lésions congéniales des centres nerveux, les lésions du cœur et celles des os.

Le Musée embrasse les huit divisions suivantes :

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