C. Cartes
28° Carte géologique de la province de Liège (v, ci-dessus, n° 1).
C’est la carte »le Fcrraris qui a servi de canevas. Le tracé de Dumont est très-net ; la marche des diverses bandes anthraxifères du Condroz et la position du bassin houiller de Litige sont parfaitement indiquées.
21» ‘ Carte géologique de la Belgique et des contrées voisines , représentant les terrains qui se trouvent au-dessous du limon hesbagen et du sable campinien. Bruxelles, Yander Maclen, i.iil). — 2e
édition, Paris, imprimerie impériale, 1855, une feuille. — Y. ci-dessus.
50" Carte géologique de la Belgique , exécutée par ordre du C, ornementent sous les auspices de l'Académie royale des sciences , des lettres et des beauxarts. Bruxelles, Etablissement géographique de Yander Maclen, 1855. Neuf feuilles, à l’échelle de 1/1 00,(101).
Réduction de la carte topographique de la Belgique, en 230 feuilles. Relief levé par M. J. -F. de Keyser.
51“ Carte géologii/ue de la Belgique, indiquant les terrains qui se trouvent au-dessous du limon hesbagen et du sable campinien. Ibid., 1850, neuf feuilles, échelle de 1/100,000.
Complément de la carte précédente ; elle représente les terrains dégagés des dépôts quaternaires. Relief levé par M. J. -F. île Keyser. Celle carte a ligure manuscrite 3 l'Exposition universelle de Paris 1833).
52" Carie géologique de Spa , Tlteiix el Pepinster. Ibid., 1855; échelle de 1/20,000.
Cette carte, achevée en 183-4, a été livrée au commerce en mai 1833 par M. Gouchon, libraire à Liège, qui en avait ucquis la propriété.
55° Carie géologique de l'Europe. Paris, imprimerie impériale, septembre 1857, 4 feuilles.
Exposée manuscrite à Paris, en 1853.
Propriété de M. E. Noblct, éditeur à Paris et à Liège.
54° Carie géologique de la Belgique , en 250 feuilles, manuscrite.
Déposée 3 la bibliothèque de l’Coiversilé de Liège. — V. ci-dessus.
Dumont était membre de l’Acadcmie royale de Belgique (nomme correspondanl le 5 avril 1854; membre effectif le 5 décembre 1850; directeur en 1850); de la Commission de statistique de la province de Liège (14 décembre 1840); membre fondateur de la Société royale tics sciences de Liège; membre de la Société des sciences, des arts et des lettres du Rainant (5 mars 1855); membre honoraire de la Soeiéle centrale d'agriculture de Belgique (5 mai 1854); de la Société libre (l’Emulation de Liège (v ci-dessus) et de l’Associa-
DUM
âsr;
tion des ingénieurs sortis de l’Ecole de Liège; membre (1855) et ancien président (1855) de ia Société géologique de France; membre de l’Académie de Naples; de l’Académie royale des sciences de Turin (6 janvier 1859); de la Société impériale de minéralogie de Sl- Pétersbourg (14 février 1854) ; de la Société impériale des naturalistes de Moscou (18 mars 1854); membre honoraire de la Société géologique de Londres (24 février 1841), et membre correspondant de la Société des sciences physiques , chimiques et agricoles de France (1855).
Nous avons rappelé les principaux hommages rendus à sa mémoire : ajoutons que de son vivant, il reçut non seulement de ses élèves, au retour de son grand voyage d’Europe, un beau portrait en pied dessiné par Schubert, mais de ses collègues de l’Académie une réduction de ce portrait, en buste, gravé par J. Delboéte. lTn médaillon en plâtre, représentant Dumont 5 micorps, a été exécuté en 1857 par M. J -J. Il alleux. On cite encore un portrait publié aux Etats-Unis en 1858, dans un recueil biographique. L'Annuaire de la Société d' Emulation de Liège pour 1857 contient (p. 118 et suiv.) un poème inspiré à M. J.-D. liaze par la carte Urologique de la Belgique; d’autre part, MM. Springuel, étudiant, et Denis Sotiau se tirent, en mars 1857, dans les journaux de Liège, les poétiques interprètes de la douleur publique; J.-D.
Fuss (voir ce nom) consacra une pièce de vers latins à son illustre et regretté collègue, enlevé dans la fleur de l’âge ; la Gazette de IAt'ge, enfin, proposa, (lès le 5 mars, une inscription latine pour le buste de Dumont — Les notices biographiques les plus importantes ont été citées dans le cours du présent article; celle qui figure dans le Dictionnaire des cmtemjwraim de M. Yaperrau est pleine d'erreurs.
di-cmc (Jkan-Hibeut), né à Cor- (*)
nesse, près de Verviers, le 2 octobre 1815, mourut à Liège le 28 juin 1804, à peine arrivé au but vers lequel avaient tendu tous les efTorts de sa vie laborieuse. Ses parents, estimables fermiers-propriétaires, s’étaient fait un devoir de ne rien négliger pour lui donner une bonne éducation, et il répondit à leur attente, il n’entra cependant qu'assez tard à l’Eeole industrielle et littéraire de Verviers; en revanche, il y fit de solides études. Immatriculé 5 l’Université de Liège en 1850, il s’y fit remarquer par son aptitude au travail et par les qualités originales de son esprit (’). Très-assidu aux travaux de la salle d’anatomie, il ne tarda pas à acquérir, dans l’art des dissections, cette habileté peu commune qui lui valut, dans tout le cours de sa carrière, les éloges enthousiastes des éludiants placés sous sa direction. Au commencement de 1841 , il emporta au concours la place de prosecteur, qu’il conserva pendant dix-sept ans. Le 29 septembre 1845, il fut reçu docteur en médecine avec grande distinction ; le 50 octobre suivant, M. Van de Weyer le porta sur la liste des agrégés de l’Université de Liège, bien que son mérite fût généralement reconnu , il eut beaucoup de peine à conquérir une chaire académique. Un arrêté ministériel du 7 septembre 1858 lui confia enfin le cours d’anatomie descriptive et le nomma, en échange du titre de prosecteur, chef des travaux anatomiques Le (J octobre.
1802, il fut promu au grade de professeur extraordinaire.
Dresse possédait ù un degré éminent les deux qualités requises , par excellence . d’un professeur d'anatomie descriptive ; l’exactitude et la méthode.
Ses élèves appréciaient son zèle et son inépuisable obligeance : il prenait leurs succès à cœur et se sentait aussi heureux qu'eux-mêmes, quand ils sciaient distingués dans les examens. Il ne se contentait pas de remplir son devoir ; il voulait que les élèves de Liège se fissent remarquer entre tous ceux du
(*) Nous empruntons les principaux dé- cours de M. Spring; nous avons aussi évotails de cette notice aux disrours prononcés qué nos souvenirs personnels, sur la tombe de Dresse, notamment au dis-