PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
CHEVALIER DE LA LÉGION D'hONNEUR,
MÉDECIN DE l'hOPITAL LE LA PITIÉ, ETC., ETC.
Mon cher ami,
Vous êtes le digne fils d'un austère et savant professeur des lycées de Paris, qui est mort recteur vénéré de la grande académie de Lyon , et vous avez été vousmême un élève studieux de notre Université de Paris, vous qui y formez, comme maître , aujourd'hui , des disciples ; — puissent-ils être à votre image !
A ces divers titres, je vous dédie bien humblement, mais bien affectueusement ce livre , avec Tespoir fondé que vous le
lirez. — Vous êtes si absorbé par Tœuvre de guérir et de consoler, à laquelle vous consacrez non - seulenrient votre intelligence, mais votre cœur, que je ne vous vois jamais; — je songe pourtant souvent à vous, qui, à notre époque, donnez à tous l'exemple modeste d'une vie consacrée au travail, au devoir, à riionnêteté.
Bien à vous toujours, Charles Desmaze.
Paris, 23 octobre 1875 i.
1 . Le lendemain même du jour où je traçais ces lignes, auxquelles je ne veux rien changer, — une mort foudroyante, prématurée, imprévue, enlevait, -dans toute sa force, M. le docteur Lorain à sa jeune famille, à ses nombreux amis, aux pauvres, ses clients de prédilection, à ses chers élèves, à la science, qu'il cultivait avec tant d'éclat. — Les décrets de la Providence sont impénélrables; après avoir tant travaillé, le maître se repose déjii dans le repos éternel; mais ses œuvres vivront ici dans la mémoire des hommes.
Flebilis omnibus, sed milli flebilior quàtn mihi !