‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 103 sur 143 · Brichanteau, évêquede Laon de 1620 à · texte numérisé non relu

Brichanteau, évêquede Laon de 1620 à

On lit encore à la Sainte-Chapelle de Paris les inscriptions des tombes de maître Jehan de Pavilly, chanoine de Noyon, médecin de Louis le Hutîn, de Philippe le Long (1314-1322), et Guy de Laon, trésorier de la Sainte-Chapelle, mort en 1329, était le chel des chapelains du roi. — Les clefs gravées sur sa tombe indiquenl qu'il était chargé de garderies saintes reliques déposées au-dessus de la tribune du sanctuaire, dans une châsse munie de plusieurs serrures.

icueilli dans les ruines de cette maison une plaque 3 marbre portant ces mots :

Sexta. — Aula Theologica.

Le collège Mazarin^ ou des Quatre-Nations^ à luse des pays de Pignerol, d'Alsace, d'Artois, de oussillon, annexés par les traités de Munster et des j^rénées, fut fondé, le 6 mars 1661, par le cardinal lies Mazarin mourant pour y élever soixante jeuîs gentilshommes des provinces ainsi i^éunies à la 'ance. L'Institut de France a pris possession de ce iste établissement, dont la destination primitive it rappelée par les deux inscriptions suivantes, en- )re visibles :

L. MAZARIN. S. R. E. GARD. BASILICAM ET GYMNAS. F. G. A. M. DGLXI.

Sur la Bibliothèque, au-dessous des armes du irdinal, on lit :

BIBLIOTHEGA. A. FUNDATORE. MAZARINEA.

Le monument du cardinal Mazarin, dû au ciseau e Coysevox, fait aujourd'hui partie des sculptures lodernes du Louvre (n« 387 — 227— 232), iusée de Versailles^ n'^ 359.

Le collège de Narbonne fut fondé par Bernard de 'argis,évêque de Narbonne, de 1311 à 1341, pour

neuf pauvres écoliers de son diocèse, qui étudieraient en théologie. — Sur la façade du collège on lisait :

Collegium Narbonae Fundatum anno 1317. Reedificatum anno 1760

Une autre inscription sur cuivre, recueillie au musée de Cluny (n® 3655), porte :

Super hanc Petram œdifice

tur Collegium Narbonœ

Quod in Dei gloriam et Ecclesiae

Utilitatem exurgat, iliam

Ponem sic orat

lUustrissimus Ecclesiae

Princeps Carolus Anlonius

De Laroche Aymon Archiep

Iscopus et Primas Narbonnensis

Regii ordinis sti spiritus

Commendator et ejusdem

CoUegii Provisor

Beneficus.

Anno Dni J750. Die vero

Septembris primo.

Le collège Du Plessis^ fondé par Geoffroy du Plessis, protonotaire apostolique, secrétaire du roi Phili^ppe V, fut réuni à la Sorbonne, aux termes du testament du cardinal de Richelieu (1657). Une plaque de plomb, recueiUie dans les décombres, est conservée aujourd'hui au musée de la ville de Paris.

Le collège de Sécz touchait à celui de Narbonne ; l avait été fondé en 1 427 , des libéralités de Grégoire janglois, évêque de Séez, et fut reconstruit trois ;iècles plus tard, au prix de 100,000 livres, par Charles Alexandre IV, Allemand, évêque du même liocèse. Au-dessus de la porte d'entrée, sur un artouche de pierre, on lisait cette inscription :

COLLEGIVM

SAGIENSE

Reaed. ann. 1730.

Le collégede Sorbonne, fondé en 1253, par Robert le Sorbon, chanoine de Paris, protégé par saint jOuis, fat reconstruit par le cardinal de Richelieu, lont le tombeau, dû à Girardon, est dans Féglise. )ur la frise du portique, on lit :

Armandus loanes. Gard. Dux. Richelius. Sorbonnae.

Provisor. J^^dificavit domum et exaltavit templum.

S. Domino. — MDGXLII.»

Écoles de Décrets {quinzième siècle); elles furent 'éparées, dit le P. Dubreuil, aux dépens des docteurs ie la faculté de droit canon (1464), de bonnes mu- •ailles, la toise ne constant que seize sols, qui cous- .eroit maintenant (1612) plus de quatre escus. —

1. Inscripljoiï'i de la France, par F. de Guilhcrmy. — Anc'un liocèse de Poris^ 1. I, Ï873, — FUjaniol de lu Force (dcscripliori le Paris), l. V, p. 313.

Une inscription en provenant et qui se trouvait rue Saint-Jean-de-Beauvais , à côté du collège de Dormans, porte ces mots :

SCOLE. SECUNDE

FACULTATÏS

DECRETORUM

Cette pierre : hauteur, 0 ™ 29 , largeur, 0 "" 31, est classée au musée de Cluny, sous le n° 2672.

Maison de Saint-Côme^ on Ecole de Chirurgie. — Les maîtres chirurgiens de Paris formèrent autrefois, sous le patronage de saint Côme et de saint Damien, médecins et martyrs au cinquième siècle, une confrérie dont l'origine remonte à saint Louis; leur école était érigée contre l'église de Saint- Côme, sous les murs du réfectoire du couvent des Cordeliers. Au-dessus de la porte construite de i691 à 1694, on lit ce distique, relatif à l'école de dessin qui occupe aujourd'hui l'ancien édifice des chirurgiens :

Erudiare alia pictor, sculptor ve Palostrà, Hœc soli pateant amphitheatra fabro^.

Sept contreforts du réfectoire des Cordeliers * présentent encore des inscriptions des professeurs ,

1 . Théâtre des antiquités de Paris, édilion de IG12, pages 749-

es élèves : « Discipuli magistri . — Sub moderamine apientis magislri. — 1636. 1640. 1671. 1690. 693. Me Gaigniort, 1696 — ]\P Frassen, 1699. 701. — M° Marioii, pour 1704. — De Clinchant, lève, 1704. — iAPPerria pour 1709. »

L'ancienne École de médecine de Paris eut des ommencements plus modestes que l'École de chiargie. Les médecins tenaient anciennement leurs ^semblées soit dans l'église Sainte- Geneviève-des- Tdenls, soit à Notre-Dame^ près d'un bénitier de ierre placé sous les Tours. — Plus tard, ils se munirent au chapitre des Mathurins , à la chapelle 6 Saint-Ives , rue Saint-Jacques. En 1464 , les hartreux leur cédèrent une maison, rue de la oucherie. — La faculté s'agrandit et, en 152.0 - 569, elle en achetait les maisons des Trois-Rois et M Soufflet^ ; en 1519, elle rebâtissait la chapelle et onstruisait son bureau, puis organisait un Jardin otanique, mais n'avait pu encore, en 1611, comlencer le '^ magnifique théâtre anatomique, projeté ur remplacement de la maison de V Image Sainte ^atherine, — Il reste encore quelques vestiges du éjour des médecins de Paris ; au coin de la rue de la

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