L. Willem, éditeur, la Faculté de Paris en
L'UNIVERSITÉ DE PARIS. n
rue des Blancs-Mantiaus, tenue par mestre Yvon ; — enfin, une école de filles, rue où l'on cuit les Oës, tenue par la dame Tyfainne. L'Université occupait le quartier à' Outre-Petit-Pont, — Dès le douzième siècle, l'enseignement se concentrait à Paris % où Anselme, Guillaume de Champeaux, Abailard, professaient leurs savantes leçons, — à l'église Notre- Dame. — A Saint- Victor , à Sainte-Geneviève, affluaient des milliers d'étudiants, *venus, non-seulement de toutes les provinces de France, mais encore d'Italie, d'Angleterre, d'Allemagne. De nombreux privilèges leur furent accordés par Philippe-Auguste (1200), notamment celui d'être jugés parle roi seul; aussi leurs désordres restèrent-ils souvent impunis. Le règne de saint Louis fut, pour les études, une époque heureuse et féconde. Le cloître Notre-Dame était débordé ; des écoles rivales s'ouvraient dans l'abbaye Saint-Victor et à Sainte-Geneviève. Geoffroy de Poitiers, Guillaume d'Autun , Guillaume Lenoir , Gérard d'Abbeville, Gérard de Courtray, ouvrirent leurs cours près du Petit-Pont, près du Grand-Pont,
1. En 1381, Mathieu Regnauld, recteur de l'Université de Paris, atteste que Richard de Motte, maître es aris, est reçu licencié in iitroque jure.
1395. — Le duc d'Orléans fait un don à maître Ponce Dulmont, bachelier en théologie, demeurant au collège de Sorbonne, pour son avancement en la lecture de sentences, en la Faculté de théologie.
et sur les clos Bruneau* et Monvoisin. — Robert de Sorbon, chapelain de saint Louis, fonda la savante maison qui porte son nom^ et où, dès 1289, une bibliothèque de 1 ,017 volumes était à la disposition des écoliers. Puis s'ouvrirent le collège des Bernardins, fondé par un Anglais sur le clos du Chardonnet ; — le collège de Prémontré, destiné aux novices de cet ordre, situé à l'angle des rues modernes de rÉcole-de-Mèdecime et Hautefeuille ; — le collège de
1 . Boimardot , Dissertations archéologiques sur les anciennes enceintes de Paris.
2. Franklin, Les anciennes bibliothèques de Paris, t. I. — Recherches sur les bibliothèques de Paris au treizième siècle.
En France, les départements dans lesquels le nombre des adultes illettrés de 20 à 30 ans ne dépasse pas 10 pour 100 sont : la Meuse, la Meurthe, les Vosges, la Haute-Marne, le Doubs, la Haute-Saône, le Jura, la Côte-d'Or, l'Aube, la Marne, les Ardennes, la Seine, Seine-et-Oise, le Rhône, le Calvados, la Manche, les Hautes- Alpes.
Dans 4 9 déparlements, le nombre des adultes illettrés, de 20 à 30 ans, varie de 10 à 50 pour 100 : Nord, Pas-de-Calais, Aisne, Somme, Oise, Seine-Inférieure, Seine-et-Marne, Eure, Yoniie, Loiret, Eure-et-Loir, Orne, Loir-et-Clier, Sarthe, Mayenne, Hle-ot-Vilaine, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Charente-Inférieure, Gironde, Lot-et-Garonne, Gers, Basses-Pyrénées, Hautes-Alpes, Haute-Garonne, Aude, Hérault, Gard, Aveyron, Lozère, Cantal, Puy-de-Dôme, Creuse, Loire, Saône-et-Loire, Ain, Haute-Savoie, Savoie, Isère, Haute-Loire, Ardèche, Drôme, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var, Basses-Alpes, Alpes-Maritimes.
Enfin, dan» 20 départements, le nombre des adultes de 20 à 30 ans illettrés dépasse 50 p. 100 : Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan, Vendée., Nièvre, Allier, Cher, Indre, Vienne, Charente, Haute-Vienne, Corrèze, Dordogne , Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne, Landes, Ariége, Pyrénées-Orientales et Corse.
Cluny, entre la rue de la Harpe et la rue des Grès ;
— le collège de Calvi ; — le collège du Trésorier, établi par Guillaume de Saône, trésorier de l'église de Rouen, en faveur de vingt- quatre écoliers pauvres; — le collège d'Harcourt; — le collège de Tournai, destiné aux Flamands ; — le collège du cardinal Pierre Bertrand, èvêque d'Autun [voir la lettre du pape Benoît XII — 12 septembre 1339) ;
— le collège d'Arras [lettres du roi Charles /F, coiifirmatives de la vente de soixante livres parisis de l'ente pour divers biens du bailliage de Vermandois , au profit des escoliers nés des ville ou diocèse d'Arras, qui seront dorénavant estudians à Paris, hormis ceux logés en la maison d'Arras^ laquelle appartient aux doyen et chapitre d'AiTas, août 1327^); — le collège de Bayeux, fondé par révêque Guillaume Bonnet , en faveur de douze élèves pauvres du diocèse du Mans et de l'Anjou (le samedi après Reminiscere^ i^^^mars 1308); — le collège de Sainte-Barbe ^ (19 novembre 15o6); — le collège de Becond ou de Boncourt, fondé en faveur de huit écoliers du diocèse de Thérouane (12 septembre 13o3); — le collège des Bons-Enfants (lettres
t. Voir les Lettres de Henri VI, roi de France et d" Angleterre ^ confirmant les privilèges de l'Université (14 août 1 423), et surtout passim, Charles Jourdain , Index chronologicm chartarum pertinentium ad historiam Universitatis parisiensis.