PRÉFACE. V
avaient diminué et dépravé TUniversité. Les plus doctes Régents étaient naorts ou exilés; au lieu d'écoliers, étaient entrés des solliciteurs et locataires de chambres; Tantique discipline était délaissée.
Sous la main de nos grands rois, l'Université de France s'est relevée hautement, le temps a marché, et l'empire du monde appartient désormais, non aux peuples les plus nombreux, mais les plus instruits. Que l'émulation qui existait autrefois dans les anciennes Universités renaisse enfin, que les professeurs vivent plus intimement avec les étudiants, dans la même communauté de travaux et de vues, que l'accès des examens et leur prix soit mis à la portée de tous, et la France se relèvera enfin de ses désastres. Nous aussi nous voulons la liberté de l'enseignement à tous les degrés, mais sous le contrôle toujours actif et vigilant de l'État, seul responsable de l'ordre, de la morale, de l'hygiène qui doivent régner dans tous les établissements consacrés à la jeunesse et qui seul aussi doit conférer les grades exigés pour tous les emplois, dont il est le souverain dispensateur.
Alors, comme le disait la bulle de création de