‹ L'Urée Au Cours Des États FébrilesChapitre 29 sur 36 · REMARQUES SUR LES OBSERVATIONS PRÉCÉDENTES · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LES OBSERVATIONS PRÉCÉDENTES

Nous avons résumé dans le tableau ci-contre nos recher- ches sur l’azotémie des fébricitants.

Tous nos sujets, qui ont été pris au hasard des entrées dans le service de notre Maître, le Professeur ETIENNE, ou à la Clinique des voies urinaires, présentaient des températures allant de 37°8 à 4o°.

Nous avons à dessein joint à ces observations personnelles, dans le tableau qui les résume, les six observations publiées par GAUTRUGHE, dans sa thèse.

Ce sont les seules que nous ayons trouvées, dans les publications, d’un lot de fiévreux chez lesquels on a pratiqué systématiquement le dosage de l’urée sanguine et la recherche de la constante d'AMBARD. -

Nous avons joint aux observations d'infections générales sept cas d’urinaires pyrétiques, à titre de comparaison.

Le plus grand nombre de nos sujets étaient des pneumoniques, des broncho-pneumoniques, des typhoïdiques.

Le tableau ci-dessus peut donner lieu à des remarques particulières, qui expliqueront un certain nombre de chiffres différents de la majorité des autres. et à des remarques générales, concernant l’azotémie, l’azoturie, le chiffre de K et le débit urique chez les fébricitants.

Bien que nous nous soyons efforcé de réunir uniquement des cas d'infections générales chez des sujets non atteints d'affection des reins, il est arrivé que dans notre statistique de quarante-neuf cas, plusieurs cas (4) se sont glissés de ‘malades qui, tout en présentant de Ja fièvre due à une infection générale, étaient en même temps .des brightiques.

Quelquefois même, cette atteinte rénale est latente, c’est une trouvaille de laboratoire: l'attention une fois attirée de ce côté, on a trouvé d’autres signes, cachés ou négligés par le malade, et qui confirmaient les données fournies par les dosages. à

Quoiqu'il en soit, nous avons conservé, au milieu de nos observations, celles des malades dont les reins étaient atteints.

Azotémie

On remarquera que e’est chez ces sujets, et chez ceux-là surtout, qu'on observe les gros chiffres d’urée sanguine (plus d'un gramme). : 1,35, 1,94, 1,15 (observations n° 15; n° 39, n° 7), à tel point que nous n'hésitons pas à penser que les chiffres observés chez Mor.…, de l'observation n° 11 (urée sanguine : 1 gr. 08, K=0o,154), ainsi que la mort du sujet, sont dus en partie à une altération des reins. |

Malheureusement, Pautopsie n'a pu être faite et n’a pu confirmer notre avis.

Abstraction faite de ces quatre cas, nous avons été frappé par le fait que, dans nos observations. nous n'avons pas

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rencontré de ces gros chiffres d’azotémie dont parlent les auteurs. =

Il est incontestable que quelques-uns de nos malades présentent des täux d'urée sanguine plus élevés que la normale [Sr..., o gr. bo (obs. n° 16); Vau.…., o gr. 72 @bs n° 1): Bar... over. 52 (obs”n° 19); F.:..,-0-g7. 92 (obs. n° 29)]; mais nous sommes loin des 1 gr. 48, » gr. 14 et 4 gr. d’AcnarD et FEUILIÉ, des 2 gr. 14 de FEUILLÉ, des 1 gr: 48 de Mricr; loin aussi de l’azotémie, règle admise dans plusieurs traités classiques.

Le chiffre moyen que nous avons obtenu pour l’azotémie de nos sujets est o gr. 42, ce qui n'est pas un Laux excessif, mais au contraire sensiblement normal.

Dans einq-cas seulement, la quantité d’urée sanguine est égale ou supérieure à 6 gr. 92.

Azoturie

Pour le taux d’azoturie, nos chiffres sont en rapport avec ceux qui sont signalés partout. Il y a très souvent exagération de Fexcrétion uréique, mais. le taux de l'urée urinaire ne varie pas parallèlement à celui .de l’urée sanguine, ce qui a été magistralement démontré par AMBARD .»

Nous avons observé des teneurs de 47 gr. 7, 57 gr. 8, 51 gr. 47 d'urée au litre d'urine. Le chiffre de 25 gr. par litre est dépassé vingt fois dans les observations concernant les adultes et des concentrations remarquables ont été notées par la même occasion (Dr..., obs. 24 : 57 gr. 8).

Par contre, si on admet comme limite supérieure de la moyenne des débits uréiques 4o gr., huit seulement de

nos sujets dépassent ce chiffre. Malgré tout, la moyenne reste assez élevée.

Constante

Restent les chiffres représentant les constantes. :

Nous continuerons à mettre de côté, pour ne nous en servir que comme témoins, les malades néphrétiques avérés et nous sommes frappés par le très grand nombre de constantes basses.

Et parmi les chiffres élevés de constantes, il en est un certain nombre qui peuvent s'expliquer aisément :

STEIN... (obs. 22) est un tuberculeux pulmonaire qui peut ie une tuberculose rénale.

. STE... (obs. 19), le simulateur, peut être négligé aussi; il m'entré dans notre tableau que comme un intrus, puisque c’est lui qui faisait monter son thermomètre. Il nous sert cependant de témoin, de moyen de contrôle pour nos autres chiffres.

May... (35), D... (34), Ro... (41), Por... (39) sont des urinaires et LEGUEU nous dit : « Tous les urinaires sont, plus ou moins, des néphrétiques ».

KerB.. (8), pleurésie ancienne suppurée; ne commencet-il pas une dégénérescence amyloïde ?

KEL... (42) a de l’albumine, c’est une néphrétique chronique avérée, avec rétention chlorurée. :

Que reste-t-il ? 38 cas sur lesquels 29 ont des constantes égales ou inférieures à 0,066, c’est-à-dire des constantes basses, soit 76,3 %,.

Six cas ou K est normale,

Trois cas seulement ou K est haute.

Nous avons observé des cas où, avec une azotémie haute,

K était basse, voir observations 16, 19, 17, 4, 14 (observations IT et IT de GAUTRUCHE) :

Obs. N° 16 Ur = 0.50 ; K = 0.069.

NORD TI0 Ur 0,02: K=— 0.058, »e» 7 Ur = 0:46 ::K—=:0:063: Don UT 0.18; K—=:0:002.

M pitt 0.46: KR — 0:066.

Ur — 0:49 ; K—= 0.055.

TL Ur = 052; K — 0.069.

Chez nos bacillaires, le taux d’urée sanguine était, en général, faible : o, 20 en moyenne; la constante toujours basse, sauf dans un cas de tuberculose rénale, l’azoturie faible, moyenne 16 gr., sauf dans un cas.

En ce qui concerne le bleu de méthylène, il semble, à lire les observations 40 et 42, que l'élimination, dans les infections aiguës, est parallèle à la constante et a lieu plus précocement qu'à l’état normal.

En résumé, si de nos malades nous retirons les néphrétiques avérés ou probables :

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