Ranus. Thèse Paris
Ru nr «en petite quantité, dans la deuxième elle augmente « progressivement pour atteindre son maximum du « neuvième au treizième jour. Puis elle revient à la « normale. La teneur du régime en albumine ne paraît « pas l’augmenter pendant la première période, elle « l’augmente au contraire pendant les périodes sui- « vanies. »
Nous-même constatons des variations très importantes dans le rapport de l’albumine ingérée à l’urée excrétée et quoiqu’on puisse dire d’une façon générale que les proportions de ces éléments sont en rapport direët il faut cependant observer qu'il y a certainement des influences étrangères qui agissent sur ce rapport, influences qui se font surtout sentir à l’état pathologique : « Les conclusions tirées des modifications de l’urée dans les cas pathologiques, dit Danlos (1), sont difficiles à rapporter à leurs véritables causes, puisqu'elles peuvent dépendre, outre la maladie elle-même, de l’alimentation, de la médication, du sexe, de l’âge, du poids du malade et de l’état antérieur de sa nutrition. »
Quelles particularités nous offre l’augmentation de poids de nos sujets ? :
D'après nos résultats, elle aurait été surtout marquée chez un enfant élevé au lait de vache (2) : 25 grammes par jour ; puis viennent les nourrissons normaux au sein : 20 gr. 8 ; ensuite et avec les mêmes chiffres les
(he. Daxos. Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique, 1885, article Urine, t. 37, p. 353. 2, Une seule observation d'Ulmann.
nourissons dyspeptiques mais guéris, au sein ; enfin les dyspeptiques au lait de vache : 17 gr. 1, et les dyspeptiques au sein : 9 gr. 5.
Il n'existe pas de rapport entre l’urée éliminée et la
variation du poids, pas plus qu’entre cette dernière et la quantité d’albumine ingérée.