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LP à PES
ne nous ont pas donné de résultats bien nets. Comme ils sont identiques chez tous les animaux que nous avons observés, nous nous contenterons de reproduire ici l'examen histologique de deux uretères types, pré-
levés Lun sur un lapin, l’autre sur un chien, néphrecto-
Fig. 3. — Coupe transversale d’un urelère normal de lapin.
ep, épithélium ; e,. chorion et sous-muqueuse ; /.m, couche musculaire; c.c.c, couche conjunctive adventice.
misés l’un et l’autre depuis un an (fig. 2 et 4). Cet examen a été fait par le D' Verriac.
À) Uretère d’un chien néphrectomisé le T1 novembre 191 12 Prélèvement de l’uretère en novembre 1912.
L'uretère est un peu moins gros que celui du côté opposé : sa cavité est aussi très réduite. L'épithélium paraît sensiblement normal. La couche épithélale est beaucoup moins plissée qu’à l’état normal. Au-dessous, le tissu conjonctif est remplacé par un tissu fibreux dense, dont les couches externes
envahissent la partie interne de la couche musculeuse. Les fibres musculaires, sauf dans la couche interne où existe cette sclérose, paraissent normales. En dehors de cette couche, le tissu fibreux forme un anneau complet. En résumé, réltrécissement du calibre de l'uretère, ‘sclérose de
Fig. 4. — Coupe transversale d’un uretère de lapin un an après néphrectomie.
ep, épithélium ; r, chorion et sous-muqueuse ; /.m, couche musculaire ; c.c.c, couche conjonctive adventice,
la sous-muqueuse, envahissant un peu la couche musculaire,
sclérose périphérique (fig. 2).
B) Urelère lype d'un lapin néphrectomisé le 10 novembre 1911. — Prélèvement de l'uretère en novembre 1912.
L'uretère présente, dans son ensemble, une légère diminution de volume. Son orifice est béant, mais petit. Cette béance s'explique aisément par une sclérose intense de la couche sous-épithéliale. Cette bande de sclérose fibreuse envoie à travers la couche musculaire des prolongements sous forme de larges bandes qui traversent perpendiculaire-
ER es
ment la couche musculaire et rejoignent une très légère et incomplète couche qui commence à entourer la zone musculaire. Il semble quees prolongements fibreux accompagnent des vaisseaux (fig. 4).
L'épithélium est très haut, à plusieurs couches : les cellules sont peu globuleuses, rondes ou en raquette.
Par places, la couche superficielle forme un revêtement
cubique bas.
Tappeï était arrivé à des constatations à peu près identiques à celles que nous permet de faire l'examen de ces coupes. Il insistait sur la lenteur avec laquelle s’atrophie l’uretère. Il écrit : « Alors que celui-ci n’a plus de fonctions après la néphrectomie, non seulement la lumière de sa cavité persiste neuf mois après l’ablation du rein, mais encore l'épaisseur de sa paroi ne diminue pas, même si la circonférence de l’uretère est amoindrie. Les éléments se présentent bien conservés. »
La lecture des coupes que nous venons de décrire permet de modifier quelques-unes des assertions de TADDEIÏ.
Ces éléments ne sont pas aussi bien conservés qu'il le prétend. Les fibres musculaires sont étouffées par du tissu scléreux.
La lumière perd sa forme étoilée. L’épithélium n’est plus plissé. IT est étalé.
Tappeï ajoute : « L’atrophie de l’uretère est moins prononcée quand le bout supérieur de l’uretère est lié. » Il montre que le fil de catgut qui a servi à lier l’extrémité rénale du conduit tombe, mais laisse un rétrécissement au-dessus duquel se produit une petite cavité kys-
SET Le BALLE
tique. La production de cette dernière est plus” nette encore quand la ligature a été faite avec un fil de soie, car celui-ci tend à pénétrer dans la lumière de l’uretère.
Il y a peut-être quelque imprudence à conclure, comme il le fait, qu'il est inutile et dangereux de lier un uretère sectionné. L’occlusion même passagère de l'uretère est utile, en empêchant le contenu de l’uretère pathologique d'inoculer la plaie lombaire. L'occlusion se ferait spontanément selon lui de la manière suivante : « à la suite d'un léger retrait de la muqueuse, les tuniques externes de l'uretèreé se soudent entre elles et
rélablissent ainsi la continuité de la muqueuse ».
B. — Évolution de l'uretère malade.
Nous indiquerons d’abord les renseignements histopathologiques que nous donne la coupe de l’uretère tuberculeux prélevé par le professeur Lequeu. Voici l'observation de la malade qui a fourni cette pièce anatomique.
Observation I. — Prof. Lecueu. Uretère fibreux el entièrement oblitéré deux ans et dix mois après une néphrectomie pour tuberculose.
B1.., Ernestine, 38 ans, entre le 10 octobre 1911 à l'hôpital Laënnec, dans le service du professeur LEauEu. Cette malade a été opérée le 27 janvier 1909 à l'hôpital Necker pour une tuberculose du rein gauche. Nous n'avons pas pu retrouver l'observation prise à cette époque mais nous tenons de l'opé-
rateur, le D' Papin, qu'il s'agissait d'une tuberculose au début sans lésions de l'autre rein. Le cathélérisme avait montré que l'uretère était complètement perméable.
A cette époque elle souffrait déjà légèrement du ventre, et le toucher vaginal fil soupçonner l'existence d’une petite tumeur, Après son opéralion, elle resta trois mois sans être réglée. Les douleurs abdominales augmentèrent progressivement. Elles siégeaient dans le bas-ventre. En outre, persistance des troubles vésicaux, qui furent soignés par des instillalions phéniquées. Disparilion complète de la pyurie, mais la fréquence des mictions persisla, surtout la nuit.
I y a trois mois, la malade aurait eu une fièvre lyphoïde de gravité moyenne. Pendant ce Lemps, elle aurait eu des pertes blanches abondantes, alternant avec des pertes sanguines, pendant une durée de cinq semaines.
Les douleurs sont devenues très intenses. Les pertes blanches continuent, et la malade souffre beaucoup. Les règles sont redevenues normales.
Ces derniers Lemps, les mictions semblent avoir augmenté de fréquence : 5 à 6 la nuit, mais urines claires. Pas de pyurie.
Les dernières règles datent du 15 octobre, elles ont duré 3 ou 4 jours.
La malade accuse de la douleur dans la région hypogastrique des deux côtés, mais surtout à gauche.
Elle n’a pas eu de grossesse ni de fausse couche.
À l'examen, on constate que la cicatrice de la néphrectomie est normale, pas douloureuse. Le trajet de l’uretère est indolore, la douleur est localisée dans les deux hypocondres, surtout le gauche.
Au toucher vaginal on sent un utérus volumineux, bombant dans le cul-de-sac postérieur, el de chaque côté deux masses volumineuses très douloureuses, qui font corps avec l'utérus.
Opération, le 10 novembre 1911, par le professeur LeGuEu: Laparotomie médiane sous-ombilicale. Utérus fibromateux et salpingite gauche de la dimension d'un poing. Ponction au