‹ L'uretere retro-caveChapitre 9 sur 75 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'uretère rétro-cave n'est pas une anomalie rare ; c'est plutôt une affection méconnue. En France, à l'heure actuelle, une seule observation d'uretère rétro-cave a été apportée par André Durour à la Société Française d'Urologie en mai 1952. Première en France, mais cinquante-cinquième de la littérature mondiale. Et ceci, parce que personne jusqu'ici ne s'est intéressé à ce cheminement curieux de l'uretère droit autour de la veine cave inférieure, après l'avoir presqué encerclée en un trajet spiroïde.

Peut-être quelque chirurgien français a-t-il déjà rencontré cette anomalie au cours d'une lombotomie droite ; mais, non instruit de cette éventualité, ignorant de son devenir comme de sa genèse, comment s'intéresser à une affection dont aucun traité d'urologie en France ne fait mention ?

C'est à cette méconnaissance que nous voudrions remédier. L'uretère rétro-cave est une anomalie, une curiosité, soit ; on peut vivre avec un uretère rétro-cave ; on peut mourir avec, sans en avoir jamais souffert ; c'est certain, et bien des protocoles d’autopsie le confirment. Cependant, un bon nombre de ces uretères mal placés engendre des urétéro-hydronéphroses. Et, dans le vaste domaine des hydronéphroses, que de fois n'est-on pas obligé d'avouer son ignorance lorsqu'il s'agit d'en établir l'origine. Que d'hydronéphroses baptisées « congénitales » sans plus.

Nous savons que le trajet rétro-cave de l'uretère peut donner lieu à un type particulier d'urétéro-hydronéphrose : nous savons que ce n'est pas seulement une curiosité anatomique, mais que c'est davantage un syndrome clinique ; nous savons, enfin, que son diagnostic est simple, facile, immédiat, sur la simple lecture d'une pyélographie ; que, lorsqu'on a vu une fois les caractéris-

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