‹ L'usurier Blaizot (volume 2)Chapitre 30 sur 32 · LA TÊTE DE MORT · texte numérisé non relu

LA TÊTE DE MORT

Et encore on croit la nuit partie! Vous ne la connaissez guère : elle se tapit dans un petit coin d'où rien au monde ne la ferait déguerpir.

Un jour j'entendis des cris joyeux qui partaient de la tête de mort. Une troupe d'enfants étaient entrés en jouant dans l'œil gauche*

L'un de ces enfants avait attaché un oiseau par la patte, et l'oiseau essayait de s'échapper, Deux autres camarades tfônlj^dut dés iltud de pâiUé dans une écuelle, et faisaient des bulles de satoti.

Les sdles battantes de l'oiseau crevaient les bulles de savon.

A côté résonnait un instrument à cordes]: déjeunes amants s'étaient assis à la fenêtre de l'œil droit; la demoiselle jouait un air tendre pendant que son ami passait le bras autour de sa taille.

Derrière eux se tenait encore un amoureux, mais un amoureux de la bouteille. Cotome il serrait le goulot dans ses mains I et comme il chantait le verre en Talr ; « Vive le vin 1 »

Au-dessous un petit homme maigre, les joues pâles et les yeux vif$> avait fait du nez de la tète de mort une chaire à prêcher.

Une ride creuse sillonnait son front ; dar la science est ahiû fsdte» pleine de rides et d'aride«

Ce petit prédicateur avait la j[dttme en main^ ue gros livre sous le bras et un long parchemin scellé de cire rouge.

Il parla longtemps et fort bien; mais son plaidoyer était abstrait^ sec et froid.

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