‹ L'Utilisation de l'Extrait amygdalien dans le Traitement des Hypertrophies des Amygdales et des Infections du CavumChapitre 24 sur 28 · LAC DEN · texte numérisé non relu

LAC DEN

Un mois après l’intervention gastrique, on constate que, à côté d'amygdales d'apparence normale, les polypes nasaux ont récidivé. On en enlève une première fois en janvier 1936 une grande quantité : 15 à 20. Puis, pendant trois mois, régulièrement de huit jours en huit jours on doit en extraire en plus ou moins grande quantité. Ils prédominent du côté gauche, mais le côté droit est loin d’en être exempt, et des deux côtés ils ont la même tendance à reparaître très rapidement.

Devant cette ténacité décourageante, on tente à tout hasard un traitement par l’extrait amygdalien, et ce n'est pas à vrai dire sans un certain étonnement, qu'on voit, à partir de ce moment, les polypes disparaître progressive ment.

Actuellement et depuis bientôt trois mois, les polypes ont entièrement disparu des deux côtés, quoique du côté gauche, le plus atteint, la respiration ne soit pas encore parfaitement libre. L'amygdale, avant, pendant et aprèsle traitement, est toujours restée de taille et d’aspect nor-

Maux.

K... Jean, 11 ans.

Enfant ayant subi l’amygdalectomie à l’âge de 8 ans.

Vu le 28 janvier 1936. Il a nettement l'aspect d’un adénoïdien. Il présente un retard de croissance notable, des adénopathies multiples surtout dans les régions cervicales. On observe de plus une toux coqueluchoïde fréquente et pénible. L'examen de la gorge montre des amygdales qui ont repoussé, mais qui sont de taille normale. Par

contre, le pharynx est rouge, enflammé et parsemé partout

es RUE

d'une multitude de véritables petits polypes, plus que des granulations, réalisant une sorte de pharyngite polypeuse assez particulière. En outre, des végétations adénoides très développées.

On essaie d’abord un traitement banal par des gargarismes, collutoires et antiseptiques rhino-pharyngés, en même temps qu'un traitement général par le mercure et les vitamines.

Ce traitement n’amène pas de résultats très appréciables et en avril 1936 on retrouve le même aspect polypeux du pharynx, avec laryngite et naturellement persistance des végétations adénoïdes.

On institue un traitement par l'extrait amygdalien, et là encore, et très rapidement, les résultats s'avèrent excellents.

L'amélioration de l’état du pharynx et des cavités nasales est des plus nette, et actuellement a guérison est totale, les végétations ont disparu. Aucune tendance à la

récidive ne s’est manifestée jusqu’à ce jour.

L'occasion ne s’est pas présentée de renouveler l’expérience sur des malades semblables à ceux-ci. Aussi signalons-nous ces deux cas sans vouloir en tirer des conclusions trop formelles, bornons-nous à répéter que les résultats de l’opothérapie amygdalienne a donné ici des résultats infiniment supérieurs à tous les

autres moyens curatifs employés au préalable.

Nous venons de présenter 34 observations en essayant un classement et en tentant, au fur et à mesure, de tirer des conclusions selon la façon dont avait été administré le traitement.

Nous allons maintenant présenter brièvement un ensemble des résultats acquis en nous plaçant successivement à différents points de vue.

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