Buste d'homme chauve à gros nez
Ce buste est vu de trois quarts et dirigé vers la droite, d'où vient la lumière. La tête, qui est remarquable par la grosseur du nez, est chauve, sauf quelques cheveux courts au-dessus de l'oreille. Le personnage est enveloppé d'un manteau bordé d'un large parement de fourrure. Toute la partie droite du fond est ombrée, ainsi que le bas de la gauche. Au haut de la planche, dans le coin gauche, on lit : Rt. 163i. La pièce est assez rare. Il y en a, non pas deux états, mais trois :
Premier état. La planche y est moins travaillée; mais on le distingue surtout à ce que les plis de la chair dans le cou du personnage sont sensibles.
Deuxième état. La planche a été reprise par une main étrangère dans les ombres de la figure, notamment à la hauteur de l'oreille, ainsi que sur le cou, dont la chair a perdu toute sa souplesse. On remarque sur l'épaule une nouvelle taille dure et presque verticale.
Troisième état. Le visage, travaillé à nouveau, présente sur la joue droite une ombre d'un ton uniformément noir, qui va jusqu'à l'oreille.
Hauteur, 0,065; largeur, 0,058.
BARTSCH, 324. CLAUSSIN, 317. WILSON, 322.
Wilson a émis un doute sur cette pièce : probably this pièce is not the work of Rembrandt, dit-il ; mais l'observation ne paraît juste que pour le second et le troisième état qui portent la trace évidente d'une retouche grossière.
277. Vieillard à barbe et cheveux frisés. (Vieillard avec barbe.)
Un buste de vieillard portant barbe, très-bien gravé. La tête est de trois quarts et dirigée vers la gauche. Les cheveux sont frisés et un peu hérissés. Il est couvert d'un manteau qui est éclairé, ainsi que la tête, par la droite de l'estampe. Le fond est clair, à l'exception de quelques tailles simples sur la gauche. On lit au haut, du même côté : Rt. 1631. Extrêmement rare.
BARTSCH, 297. CLAUSSIN, 293. WILSON, 297.
En regardant cette pièce au Musée d'Amsterdam, j'exprimai le doute qu'elle fût de Rembrandt, et mon sentiment fut partagé par les conservateurs du Musée; mais j'ai pensé depuis qu'il devait exister ou avoir existé quelque épreuve à l'eau-forte pure, puisque la planche avait été évidemment retouchée au burin. Or, les amateurs savent jusqu'à quel point une retouche maladroite peut défigurer l'estampe la plus jolie.