SEEN
NEA
eZ E É ë Ë £ £ É è %
RARES re EE ne RAA SE EE RE SRE ARE D ER DRE EE LEVEL
ayant surpris un jeune crocodile, le dévore'. Ce groupe, dont la grandeur était de demi-nature, fut exposé en plâtre, et Barye l'avait recouvert d’un ton. Ce patinag, lui valut, après des éloges non ménagés d’ailleurs, une semonce de Jal dans les Ébauches critiques du Salon de 1831 *: « Ce n’est pas avec de tels enfantillages
taurations et la vieillesse
qu'on fait illusion aux gens qui s'y connaissent; les re factice ne me rendent pas respectable une statue badigeonnée l'année dernière. »
En dépit de cette boutade, l'œuvre fit une impression grande. Le classique Delécluze, l'élève de David, après avoir loué le modelé du Saint Sébastien, « fort remarquable par le naturel de son attitude et la vérité des détails, termine ainsi son jugement dans le Journal des Débats : « Quoique les êtres représentés dans ce morceau de sculpture semblent en rendre le genre moins élevé, moins important, cependant la vie est rendue avec tant de force et de passion dans ces deux animaux, que nous ne balançons pas à regarder le groupe qu'ils forment comme l'œuvre de sculpture la plus forte et la meilleure du Salon. »
Gustave Planche, qui allait devenir un des plus enthousiastes partisans de Barye, émet quelques réserves assez justes sur lesquelles je reviendrai tout à l'heure, mais dit que « toutefois et malgré ces critiques, le groupe de M. Barye est admirable : personne peut-être ne pourrait faire aussi bien, et l'auteur seul peut faire mieux *, »
M. Ch. Lenormant, dans une première étude d'ensemble sur ce Salon, s'écrie : « La vérité de ce morceau est telle qu'on se sent poursuivi, après l'avoir vu, par une odeur de ménagerie! » Puis, revenant à l'examen en détail des œuvres
exposées, il glisse, parmi ses louang
s, cette critique curieuse et toute particulière à
l'époque : «Je ne ferai qu'un bien lé
reproche à M. Barye : c’est d’avoir choisi pour son crocodile une espèce à nez bossu dont le caractère n'est peut-être pas
assez régulier (sic!) IL faut laisser, je crois, à la nature ces jeux bizarres de forme